30 mars 2018

Et si notre corps voulait nous transmettre des messages ?

L'année dernière, j'ai lu le passionnant livre de Lise Bourbeau -Les cinq blessures qui empêchent d'être soi-même- et j'ai apprit beaucoup sur moi, sur certains aspects de ma personnalité, sur certaines réactions que je pouvais avoir sans forcément réussir à les contrôler. 
Dans ce livre, Lise Bourbeau parle assez régulièrement du corps et de certaines maladies qui peuvent avoir beaucoup plus de sens qu'on ne l'imagine. Elle a d'ailleurs écrit plusieurs autres livres sur le corps et je suis impatiente de les lire. 

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Ecouter son corps
Ce livre m'a ammené des pistes de réflexions sur mon rapport à mon corps et à ma santé. Je suis souvent tombée malade, et j'ai un système immutaire complètement nul, même si il y a pire, bien entendu. 
J'ai comme l'impression que mon système immunitaire est représentatif de ma personnalité : Je suis quelqu'un de fragile. 

Mal à dire
Est-ce qu'on ne devrait pas essayer de comprendre un peu plus ce qui nous arrive quand on tombe malade ? 
Sur internet, il existe des sites qui décrivent les significations symboliques de tout nos maux. Je suis de plus en plus convaincue qu'une maladie est en fait un mal intérieur et profond qu'on n'arrive pas à dire : Mal a dit.Pour preuve, je suis allée voir ce que signifiait des douleurs au genou, et j'étais bluffée, tout correspondait à mon vécu. Même si tout est arrivé suite à des blessures, comme je l'ai expliqué dans mon ByGala récemment, est-ce que la guérison et le fait que ça dur n'a pas un autre sens caché ? 
J'ai également regardé pour des proches, ma grand-mère par exemple, qui est quelqu'un de très dynamique et qui ne demande jamais rien à personne car elle veut s'occuper de tout elle-même et se plaint souvent d'avoir des douleurs dans tout son corps, comme de l'arthrose. Quand j'ai cherché à me renseigner, je suis tombé sur "Arthrite -> Se manifeste en général chez une personne dure envers elle-même, qui ne se donne pas le droit d'arrêter ou de faire ce qu'elle aime. Si elle a besoin d'aide, elle doit le demander plutôt que d'attendre que les autres fassent de la télépathie et devinent qu'elle désire de l'aide." C'est fou comme ça lui correspond. 

Il y a beaucoup d'autres exemples. Je te conseille comme site celui-ci et celui-là qui m'ont apporté déjà plusieurs pistes. 

Guérir
Une fois qu'on a ces pistes, et qu'on se sent concerné par ce que cette maladie pourrait signifier, il suffit de travailler sur l'aspect psychologique et sur ces significations symboliques justement. Qui sait ? Peut-être qu'en guérisant notre coeur et notre mental, notre corps se sentira, comme par magie, beaucoup mieux ? 

Qu'en penses-tu ? As-tu déjà remarqué des liens entre tes maladies et ton état émotionnel ? Est-ce que tu crois en cette théorie ? Je te conseille vivement d'essayer au moins une fois, par curiosité.


25 mars 2018

Je noue - 10 ans

Je continue la série de questions du By Gala Project de Laetitia, la question suivante est :

Quelle est l'expérience qui t'a marqué, en tant qu'enfant ou en tant qu'adulte ? 

Ca fait un moment que je voulais en parler ici et cette question ne me laisse pas le choix, c'est une expérience qui m'a marqué psychologiquement mait aussi physiquement. Il faut que je parle de mon genou. 

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En septembre 2007, c'était, je crois, la première semaine d'école de l'année. Je venais donc de rentrer en 4ème. L'école me stressait, surtout le collège et la rentrée ne m'enchantait jamais, j'étais angoissée la veille, je ne dormais pas, je devais puiser la force que j'avais au fond de moi pour faire comme si de rien n'était en arrivant devant mes camarades. Cette angoisse est arrivée surtout au collège, avec la préadolescence, tout qui change et la bêtise et la méchanceté omniprésente à cette période, dans les cours d'école. En plus du simple fait de devoir aller en cours, certains cours me paniquaient encore plus, comme le sport. A ce moment là, comme beaucoup d'enfants de mon âge, je détestais mon corps, les filles se comparent dans le vestiaire, et parfois se jugent. La performance qu'on va donner pendant le cours va jouer sur notre réputation, les moqueries sont inévitables et moi, j'étais nulle... 

Un ou deux jours avant le cours de sport, j'ai donc commencé à stresser, le soir surtout, seule dans mon lit. Et j'ai prié en disant : J'aimerais me blesser au genou, et je ne serai plus obligée à faire du sport. 
C'est la seule et unique prière qui ait été exaucée aussi bien et aussi rapidement, et je le regrette. 

Je m'en souviens, nous avions 2h de cours de français, on avait le droit à une pause entre les deux, j'étais sous le préau, je parlais dans un petit groupe de filles je crois. Et derrière moi, deux garçons se chamaillaient, jouaient à se bagarrer. Ils sont tombés, sauf qu'il y avait un obstacle, ma jambe. Je passe les détail, mais j'ai vu mon genou (ma rotule, précisémment), à un endroit de mon corps qui n'était pas son endroit habituel. J'ai hurlé comme jamais je ne l'avais fait, d'abord à cause du choc visuel, mais je ne m'attendais pas à ce que toute ma vie change à partir de ce moment. 
J'ai patienté à l'infirmerie pendant deux heures. Il fallait attendre ma mère. Ma rotule s'était remise en place quand un des deux garçon m'avait gentiment relevé, mais la douleur avait débuté à partir de là. Aux urgences, on m'a seulement fait une radio, on m'a dit que j'avais une entorse et on m'a mit un strapping : entre la bande extensible et le platre. 
Mon genou continuait de gonfler parce que j'avais un épanchement, et j'étais bloquée, serrée dans une bande que je ne pouvais pas enlever. J'ai connu à ce moment là, la douleur la plus horrible de toute ma vie, et je criais comme si on me torturait. 
Bien sûr, je me suis fait disputer par l'infirmière (je ne sais même pas si elle était infirmière d'ailleurs) parce que "on n'allait quand même pas m'hospitaliser pour un genou non ?" ... J'aimerais qu'elle me lise, j'aimerais qu'elle sache à quel point ils ont fait n'importe quoi et que 10 ans plus tard, tout est bousillé. 

Bref, je ne vais pas tout raconter en détail mais j'ai été 1 mois et demi allitée. Oui allongée, sans bouger. On me portait jusqu'à la douche, ou bien je me lavais avec des bassines, je faisais mes besoins dans un plat bassin... Et pendant ce temps, au collège, on se moquait de moi et bien entendu on disait que je faisais "DU CHIQUET", du cinéma... 

Pour ma confiance en moi, c'était horrible. Je souffrais véritablement, je ne savais toujours pas ce que j'avais mais c'est sûr, ce n'était pas une entorse. J'étais incapable de bouger à cause de la douleur et on m'accusait de faire semblant. C'était insupportable et en plus de la douleur physique, mon état émotionnel était au plus bas. Je ne m'étais jamais sentie aussi malheureuse. 
Après un mois et demi allongée, j'ai eu un mois et demie pour apprendre à marcher avec des béquilles, pour apprendre à gérer la douleur, pour trouver le courage de l'affronter et commencer la rééducation. Je suis retournée au collège après 3 mois d'absence, je voyais bien qu'on me demandait comment j'allais le premier jour par politesse. Et puis après quelques jours, mes "copines" m'imitaient quand je boitais, avaient des fou-rires pendant que j'avais les larmes aux yeux mais que j'essayais de ne rien montrer pour que les moqueries ne soient pas empirées. 

Je me suis reconstruite, petit à petit, j'ai essayé de reprendre confiance en moi et en mon corps, en mon genou. On me touchait l'épaule, je disais "attention à mon genou". Bien sûr, ça exaspérait les gens : "On n'y a pas touché à ton genou !" ... Bien sûr. 

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 Cinq ans plus tard, après cinq ans de dispenses de sport, je me rends compte que j'ai besoin de me défouler. Pour la première fois de ma vie, j'ai envie d'en faire, j'ai envie de courir, j'ai envie de libérer les émotions qui me pèsent à cause de problèmes familiaux. En cours de sport avec le lycée, c'est une période où on fait de la course et où je suis sensée chronométrer mes camarades, en tant que dispensée à l'année. Mais là, j'ai envie d'essayer, j'ai envie de courir. Je le fais prudemment, mais je me sens mieux. 

Quelques jours plus tard, je suis avec des amis dehors, je joue avec un ballon de football avec un garçon, on s'amuse, on rit, et puis pour me faire perdre l'équilibre, il me met un petit coup derrière le genou. Je tombe immédiatement, je hurle, je sens que quelque chose a bougé et que je dois aller aux urgences. 
A ce moment là j'ai pleuré, énormément... Mais la douleur ne m'atteignait pratiquement pas par rapport à la première fois, je me suis seulement dit : ça recommence. 

A cette blessure, j'étais beaucoup plus forte physiquement, j'étais un peu mieux entourée et j'avais plus de courage pour affronter les contraintes. J'ai vu un chirurgien, il m'a expliqué qu'au collège, mon ligament fémoro-patellaire (je le précise parce que je ne me suis pas fait les croisés, comme beaucoup le pensent, comme c'est le plus commun) s'était pratiquement brisé et qu'il était, depuis, tellement distendue qu'un minuscule coup me l'a rompu. Il fallait m'opérer pour me créer un faux ligament, qui tiendrait tout ça en place. 
Cette année là, j'ai été beaucoup plus courageuse, j'ai tout affronté avec le sourire, je continuais même à faire la fête certains soirs. Ce n'était pas sérieux, j'avais encore plus mal le lendemain, mais j'étais forte et j'étais fière de moi. 

L'opération a été difficile, je ne m'attendais pas à souffrir autant qu'à mon réveil. A vrai dire, je me souviens m'être réveillée en pleurant, je pleurais avant même d'avoir repris conscience tellement c'était douloureux. J'ai eu des anti-douleurs et j'ai dormi et vite retrouvé le sourire. Mais j'étais dans le service de soins intensifs. 
Quand je suis retournée dans ma chambre le lendemain, j'ai passé une nouvelle nuit à la clinique. J'ai appelé une infirmière parce que j'avais besoin de faire pipi, pour qu'elle m'amène un bassin. Elle m'a ordonné de me lever, il le fallait. Il était environ 23h ou minuit, et il fallait que je me lève, alors que personne ne m'avait encore dit de le faire depuis mon opération. Elle m'a accompagné jusqu'à la salle de bain, je souffrais mais j'étais surtout très faible. Et elle est partie. J'ai réussi à retourner jusqu'à mon lit et au moment ou je me suis assise, je ne voyais plus rien, je n'entendais plus rien. Il m'a fallu quelques secondes pour que ça revienne. J'aurais pu faire un malaise, tomber, m'évanouir entre les toilettes et le lit, et peut-être détruire toute mon opération... 
Je sais que ces personnes sont peu nombreuses dans les cliniques et hôpitaux, mais je veux quand même le dire, certains font n'importe quoi et sont tellement désagréables, comme si notre douleur n'était pas légitime, comme si on n'était pas assez malade, comme si les collégiens débiles avaient raisons de se moquer... 

Après ça, il y a eu quelques jours difficiles et douloureux, où je pouvais à peine marcher, et le courage est revenu. J'ai fait ma rééducation avec une motivation que je n'avais jamais ressentie, je me dépassais, je faisais du sport, et ça me faisait beaucoup de bien. 
J'ai pu remarcher, doucement, avec une cicatrice de quelques centimètres et deux vis en plus et avec plus de difficulté qu'après ma première blessure, mais ça s'est remit. 

Jusqu'à la dernière... En 2016, quatre ans après. Je ne saurais pas dire comment j'ai fait, je suis tombée deux fois pendant une soirée arrosée, et c'est deux jours après que j'ai eu une douleur horrible et que mon genou a commencé à gonfler, je ne pouvais plus marcher sans béquilles. Mon ligament m'avait de nouveau laché. J'ai vu un chirurgien à Rouen, une plus grande ville. J'aurais du le faire depuis le début. J'ai appris, après 9 ans, que j'avais un fémur déformé. Il fallait qu'on m'opère et qu'on me fasse 3 opérations d'un coup. On devait me creuser un os, me créer un nouveau ligament et remettre tout bien en place et dans l'axe. 
J'ai du attendre 6 mois avant de me faire opérer, parce que l'opération est tellement rare qu'il n'y a qu'une machine en France pour pouvoir la faire. 

Je me souviens d'une soirée, ou je suis allée faire un pique-nique avec une amie (qui n'est plus une amie aujourd'hui). J'étais donc en béquilles et j'attendais mon opération. Je pouvais marcher un peu sans, puisque ma tolérance à la douleur était maintenant très forte. Et cette fille m'a raconté avec tellement de peine, qu'une de ses amis était terriblement malchanceuse parce qu'elle devait se faire opérer des ligaments croisés, et qu'elle allait être un mois en rééducation (environ)... Elle me disait ça à moi, qui était en béquille à côté d'elle. Alors bien sûr, les croisés, je n'en doute pas, c'est douloureux. C'est le genou, je pense que la douleur est similaire, et qu'est-ce que ça fait mal ! Ma kiné me l'avait dit, le genou et l'épaule, c'est le plus douloureux. Mais j'avais l'impression qu'on ne me prenait toujours pas au sérieux. On plaignait une amie pour une opération qui, je le sais, peut permettre de remarcher en 1 mois ! Ca faisait pratiquement 5 mois que je ne pouvais pas marcher, et la suite allait être encore plus longue. 

Honnêtement, c'est exactement pour ce genre de choses débiles que j'ai entendu que je suis si traumatisée par tout ce que les autres peuvent ignorer d'une blessure importante. Et c'est pour ça aussi que j'ai besoin d'en parler. Etre en béquilles, c'est déjà très difficile, et personne ne s'en rend compte. Peut-être parce qu'en général, des béquilles, ça dure le temps d'une fameuse entorse, cette entorse qu'on m'avait diagnostiqué.. Et qu'ensuite tout repart. 
Mais pour moi ce n'est pas le cas, et je sais très bien que des gens vivent en béquilles, tout le temps. Et je leur souhaite le plus de courage possible pour garder le sourire. 

Bref, l'opération est arrivée, j'y suis allée sereinement, avec une petite appréhension mais en sachant plus ou moins ce qui m'attendait, je savais que j'allais souffrir. Le chirurgien m'avait dit que je sortirai le jour même, ou le lendemain. Je suis restée deux semaines à la clinique. Deux amies sont venues me voir en deux semaines. J'ai eu la chance d'avoir un amoureux qui venait tous les jours, en plus de son travail qui l'épuisait. Quand je suis rentrée, je ne pouvais pratiquement rien faire, je marchais comme un escargot, et il a tout géré, je ne le remercierai jamais assez. Plus personne ne m'a rendu visite, j'ai perdu un bon nombre d'amis, mais j'avais trouvé un amour plus fort que tout. Ma rééducation a duré 9 mois. Je suis restée plus d'un an en béquilles. 

Ca fait 10 ans que tout a commencé, j'ai passé environ 2 ans et demi de ma vie en tout avec des béquilles ou allongée avec la jambe immobilisée. J'ai connu la sensation de me déplacer en fauteuil roulant et les visages totalement différents quand je levais le regard. J'ai connu les gens qui regardaient ailleurs, ceux qui regardaient ma jambe, parce que l'envie de savoir ce que j'ai est apparemment trop intense. Maintenant j'ai une cicatrice d'une vingtaine de centimètres et trois vis dans la jambe. L'été, quand je mets un short ou une jupe, les gens baissent le regard jusqu'à celle-ci. Je comprends, ce n'est pas commun, et en fait ça ne me dérange pas. Oui je suis marquée, mais pas autant que je l'ai été psychologiquement. 

Mon chirurgien me l'a dit, si mon opération ne tient pas, j'aurais une protèse, un faux genou, c'est la prochaine étape. Il y a certains jours ou je ne peux presque plus marcher. Je suis reconnue comme handicapée auprès de la MDPH, et je ne peux plus faire de sport ou danser comme je le voudrais. Cette blessure a changé de nombreuses choses dans ma vie, à plusieurs périodes de ma vie et elle influencera encore les années à venir, mais c'est devenue une de mes plus grandes forces. 

20 mars 2018

Danser joue contre joue et ta bouche dans mon cou...

DANSER - LES YEUX DLA TETE (Audio)

J'ai connais très peu de chansons qui correspondent autant à ce que je ressens... Magnifique ! 

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14 mars 2018

Une merveilleuse histoire du temps

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Je viens d'apprendre que le scientifique Stephen Hawking est décédé aujourd'hui. 
Il  y a quelques années, je ne savais pas qui c'était, j'avais seulement brièvement entendu son nom passer dans mes oreilles. 
Et grâce au cinéma, qui nous raconte des histoires formidables, j'ai appris à connaitre une partie de cet homme et de son histoire. 

Le film -Une merveilleuse histoire du temps- est un des plus beau film que j'ai vu... Je suis triste d'apprendre la mort de ce monsieur mais heureuse de tout ce qu'il a pu accomplir malgré tout, c'était plutôt miraculeux... Je pense à ses proches, à sa famille, à ses enfants. 

Il parraît qu'aujourd'hui c'est aussi l'anniversaire d'Einstein et la journée du nombre Pi. Coïncidence ? 


Cet homme a étudié l'univers toute sa vie et en savait certainement bien plus qu'il ne pouvait l'exprimer. Aujourd'hui il part rejoindre les étoiles. RIP

Si tu n'as pas vu ce film, je te conseille vivement de le regarder aujourd'hui, pour lui rendre hommage. 

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12 mars 2018

Musique de motivation, c'est la rentrée

Bangkok - Maya Girls (Clip officiel)

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08 mars 2018

Ton bonheur ne doit jamais dépendre des autres

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Aujourd'hui je voudrais te parler d'un sujet qui me tient particulièrement à coeur parce que c'est une des prises de conscience que j'ai eu qui a le plus changé ma vie, ma vision du bonheur, des autres et surtout de moi-même. 
Je crois que c'est ce qui m'a toujours empêché d'avancer. Pendant plus de 22 ans, j'étais persuadée que mon bonheur dépendait des autres. Je ne sais pas vraiment d'où cette idée me venait. J'ai l'impression que c'est peut-être une idée très commune et que beaucoup pensent ça, mais je n'en suis pas certaine. Dans tous les cas, c'était une réelle conviction pour moi : si j'allais mal, c'était à cause des autres et pour aller bien, j'avais besoin des autres.

Quand j'y repense, je trouve ça absurde parce que j'ai parcouru beaucoup de chemin depuis que j'ai compris ça. Mais malgré tout, ce n'est pas si loin de moi, j'arrive encore à me sentir mal en pensant à des personnes, et à croire que c'est à cause d'eux que j'ai une boule au ventre. 

Pour réussir à te libérer de ces idées, tu as besoin de 2 choses : 
- Savoir te remettre en question
- Réussir à prendre du recul 

Ce n'est vraiment pas facile à faire, et je pense qu'il faut beaucoup d'entraînement. Même en le sachant pertinemment, j'ai du mal à l'appliquer quand des émotions très complexes arrivent comme le regret, la jalousie et surtout la rancoeur. 
Il faut que tu prêtes énormément d'attention à ces émotions, comprendre pourquoi tu les ressens, d'où elles viennent véritablement. Est-ce que l'autre t'a imposé cette sensation volontairement ? Est-ce que quelqu'un est vraiment capable de t'imposer une sensation ? Comme si il rentrait dans ton corps pour te faire du mal... Je ne pense pas. Tout se joue dans TA tête, dans ta façon de réagir et de voir les événements. C'est toi qui les interprète et c'est toi qui réagis en fonction de ton caractère, de ce qu'on t'a apprit dans ton éducation, de tes humeurs etc...  C'est toi qui te la fais subir, cette sensation désagréable. 
Alors bien sûr, parfois tu rencontres des gens qui n'ont pas forcément de bonnes intentions. Parfois ce sont des maladresses mais oui, ces personnes te font du mal, volontairement ou non. Mais dis-toi bien qu'elles ne pourront jamais contrôler ce que tu peux sentir au fond de toi, il n'y a que toi qui peut le faire. 

Cette idée rejoint celle qui m'a poussée à devenir ma propre meilleure amie, parce que j'ai compris que la seule personne qui pouvait changer mon état d'esprit, c'était moi.
Oui, ta famille, tes amis, ton entourage peut te conseiller, te soutenir, montrer de la compassion et être là pour toi. Mais ils auront beau faire et dire tout ce qu'ils pensent être le mieux pour toi, si tu ne décides pas de changer ton état d'esprit, il ne changera jamais. C'est à toi de le faire. 

Je crois qu'il est important de comprendre ça pour améliorer notre relation aux autres. Je vais te donner un exemple. 
On a tous connu, je pense, une amie qui venait de se séparer de son premier amour. Et si tu l'as vécu aussi, tu sais à quel point la douleur est compliquée à gérer. 
Souvent, quand c'est ta copine, par compassion, tu détestes un peu le garçon qui lui fait du mal. Alors tu lui dis que c'est un con, qu'il ne la méritait pas, qu'elle sera mieux sans lui blablabla... Et puis les jours passent, les semaines et ton amie ne va pas mieux. Tu lui donnes de plus en plus de conseils qui, toi, t'ont peut-être aidé à sortir de cette phase difficile : se changer les idées, voir du monde, s'occuper, faire du sport.. Peu importe. Et ta copine ne suit pas tes conseils, elle dit oui, elle dit merci, mais elle n'évolue pas. Et toi, tu t'énerves, et tu commences à perdre patience. 
Si tu as compris que toi seule peux agir pour ton bonheur, tu sais alors que c'est normal. Tu peux faire tout ce que tu veux pour une personne que tu aimes, tant qu'elle-même ne voudra pas changer, ça ne changera pas. 
Je ne dis pas que ça ne sert à rien, soutenir ton amie est primordial. Mais lui en vouloir de ne pas écouter tes conseils, c'est bête, parce que ce n'est pas toi qui pourra changer sa vie et son bonheur, c'est elle, toute seule. 

Tout comme toi, tu ne pourras pas recevoir un miracle et faire disparaitre toutes tes douleurs émotionnelles en attendant que quelqu'un vienne te secouer et les fasse disparaître. C'est à toi de réfléchir, de te remettre en question et de prendre le recul nécessaire pour démêler tous les noeuds qui se sont créer et te libérer de ce qui t'empêche de te sentir léger(e). 

Le dernier avantage que j'ai senti en apprenant ça, c'est que tu pourras d'autant plus aider, justement, ton entourage. 
Souvent, je me rendais malade de ne pas réussir à calmer les douleurs des gens que j'aime. Maintenant, je sais que je ne pourrai jamais le faire. 
Et puis, si je n'étais pas heureuse, moi-même, si je ne savais pas comment me rendre heureuse, je ne pouvais certainement pas le faire pour les autres ! 
- Aide toi, toi-même, et tu pourras aider les autres.- 

Tu pourras les aider, mais tu ne pourras jamais contrôler leurs pensées, leurs ressentis, comme ils ne pourront jamais contrôler les tiens. 

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06 mars 2018

Un clip bouleversant réalisé par Stromae

Yael Naim - Coward [Official Video]

05 mars 2018

Sur ton ordi !

Coucou,

Je pense à laisser un petit message juste pour donner une info. 
J'essaie de faire un blog qui me ressemble et que j'aime regarder avec un contenu qui me correspond bien et que j'ai envie de partager. Seulement j'ai remarqué que CanalBlog n'est pas la meilleure plateforme parce que sur portable, même avec l'application, tout le design du blog était inexistant et on tombe sur un truc assez moche et même pas terrible à utiliser qui ne donne pas envie de s'attarder pour lire à peine 5 minutes. Je ne veux pas dire que je trouve que mon blog est magnifique non plus, mais c'est ce que j'ai choisi, ce que je veux montrer. 
Du coup je voulais juste te dire : pour voir mes messages, regarde sur ton pc, avec Ecosia, c'est encore mieux. ! :p 
Ca sera tout de même plus joli, avec ma couleur préférée : PLEIN DE JAUNE ! 
A très vite ! 

Capture de mon blog

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03 mars 2018

Vivre son adolescence seule...

Je continue la série de questions du By Gala Project de Laetitia, la question suivante est :

Quelle est la chose la plus courageuse que tu aies pu réaliser ?

Sans trop rentrer dans les détails, je dirais que, d'avoir réussi à me construire et à vivre mon adolescence sans parents (avec des figures parentales présentes tout de même, mais pas quotidiennement) a été la chose la plus courageuse que j'ai réussi à faire. Surmonter les doutes, les questionnements, les humeurs et réactions parfois difficiles à contrôler toute seule pendant cette période, et devenir une adulte responsable et totalement en accord avec mes valeurs, j'en suis fière. 
Je pense également à mes trois blessures au genou, même si je n'avais pas vraiment le choix. Mais je trouve que j'ai été très courageuse pour les deux opérations que j'ai du subir et que je me suis battue le plus possible pour guérir et me remettre au plus vite, sachant que tout serait plus difficile à faire tout de même par la suite. Mais je crois que j'en reparlerai plus en détail ici un jour. 

Et toi ?

02 mars 2018

La cérémonie des César

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C'est la première fois que je vais regarder cette cérémonie. Simplement parce que c'est la première fois que je me rends compte que je connais pratiquement tous les films et acteurs sélectionnés pour recevoir, peut-être, un prix et que ce sont des artistes que je soutiens particulièrement. 

Je me suis rendue compte à quel point j'étais passionnée par le cinéma, et en particulier le cinéma français. 
Beaucoup disent que le cinéma français est souvent ringard, mou, ennuyeux. 
En tout cas tous les films français, ou presque, que j'ai eu l'occasion de voir, m'ont plutôt fait frissonner. Parce qu'ils m'amenaient des émotions incroyables, parce qu'ils m'emportaient dans le monde dans lequel évoluent les personnages pendant environ 2 heures. J'aime le cinéma français parce qu'il raconte des histoires souvent vraies, des histoires de personnes auxquelles on peut s'identifier. 

Peut-être que mon opinion n'est pas très objective et peut-être que je me trompe parce que mes connaissances ne sont pas assez vastes. C'est vrai que j'ai mes réalisateurs favoris, et mes acteurs préférés et que je regarde surtout leurs films, et peut-être pas assez les autres. 

J'aime le cinéma français d'Eric Toledano & Olivier Nakache, après Intouchables, j'ai tout vu de leur oeuvre et j'ai tout aimé. 
J'aime le cinéma français de Lisa Azuelos, depuis Lol, grâce aussi à Sophie Marceau qui a participé à ses projets et qui est l'actrice que j'aime le plus au monde. 
J'aime le cinéma français de Guillaume Canet, qu'il soit acteur, mais surtout réalisateur. D'ailleurs, il prépare la suite du film -Les Petits Mouchoirs- et c'est une nouvelle formidable. 
J'aime le cinéma français d'Alain Chabat, son humour et sa façon de nous emporter tellement ailleurs, tellement loin et le fait qu'il nous permettre de nous évader un peu de notre quotidien, à chacun de ses films. 
J'aime le cinéma français de Maiwenn, qui nous montre les êtres humains d'une façon si pure, et brute parfois, mais tellement réaliste. 

J'ai mes icones, mes idoles, mes acteurs et actrices favoris, qui me font découvrir tout plein de films avec des histoires et des émotions différentes : Audrey Tautou, Marion Cotillard, Leila Beikhti, Omar Sy, François CLuzet, Vincent Cassel, Marina Foïs, Emmanuelle Bercot, Lambert Wilson, Jamel Debbouze, Denis Podalydès, Charlotte Gainsbourg et tellement d'autres.. 

Et puis il y a les découvertes de cette année, particulièrement -120 battements par minute- et -Le sens de la fête-, qui sont d'ailleurs nommés tous les deux une dizaine de fois je crois et -Rock'n'Roll-. 
Tous les jeunes acteurs nommés pour les meilleurs espoirs, et c'est le prix que j'ai le plus hâte de connaître, parce qu'ils le méritent tellement. J'avoue que j'espère de tout coeur que Nahuel Perez Biscayart le remportera. 

J'ai hâte d'être à ce soir et de voir les acteurs et réalisateurs que j'aime obtenir des récompenses pour leur travail et pour tout ce qu'ils nous ont apporté pendant ces quelques minutes dans la salle de cinéma. (Oui car il faut continuer d'aller au cinéma ! Et soutenir les projets et les personnes qu'on aime et qui nous sont utiles.) J'ai hâte également de voir ce que Manu Payet nous a préparer et j'espère que ce sera une belle cérémonie. 

Et toi, tu regardes ou tu trouves ça ennuyeux au possible ? 
Tu soutiens des artistes pour ce soir ?