01 avril 2018

3/12

Pendant ce mois de mars ..

→ J'ai trouvé des bougies qui sentent terriblement bon et qui sont sans produits cracra.
→ J'ai planté un arbre au Costa Rica en achetant des baskets super jolies pour le printemps.
→ J'ai gardé deux petits jumeaux de 8 mois, et c'est épuisant mais j'apprends 2 fois plus vite. 
→ Je n'ai pas assez médité, vraiment pas. 
→ J'ai fait du sport plus souvent, parce qu'il le faut pour mon petit genou.

→ J'ai d'ailleurs, à ce propos, écrit un article qui me tenait à coeur depuis un moment.
→ Les premières petites fleurs ont fait leur apparition, pour notre plus grand bonheur.

→ Les températures étaient beaucoup trop basses pour un mois de mars (ça rime).
→ Ma rhinopharyngite-Bronchite de plus d'une semaine fera que je m'en souviendrai.
→ Le nez a recommencé à piquer à la fin du mois, mais j'adore ça ! C'est le printemps !!! 

Capture d’écran 2018-03-30 à 12

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28 février 2018

2/12

Pendant ce mois de février ..

→ Je suis allée voir Jamel Debbouze pour la 3ème fois et me suis rendue compte qu'il ne me déçoit vraiment jamais.
→ J'ai joué à Anastasia dans la neige.
→ J'ai fait beaucoup de crèpes.
→ J'ai vu le spectacle sublime de Ben Mazué -La princesse et le dictateur-.
→ J'ai eu un boubou pour la Saint-Valentin (c'est comme un doudou sauf que doudou c'est minou et boubou c'est le lapinou).     
               et non effectivement je n'ai pas beaucoup grandi en ce qui concerne mon âge mental...
→ J'ai enfin acheté mon Fairphone et j'en suis folle.
→ Je peux jouer à Animal Crossing dessuuuuus ! 
→ J'ai offert une rose à mon amoureux.
→ J'ai réussi à photographier la lune sans que ce soit trop flou.
→ Ca fait 59 jours que je n'ai pas fumé.

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08 février 2018

Hyperémotivité, fragilité, hypersensibilité ou empathie surdimensionnée… ?

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 Cela fait seulement quelques mois que j’ai répondu à une question qui me tourmentait depuis toujours. Je crois avoir toujours été quelqu’un de très sensible, qui pleure très facilement, bien que je me sois forcée à moins le faire en public depuis quelques années. Il me semble également que j’ai toujours connu des gros moments de stress, même pour pas grand chose, comme le fait de seulement devoir aller à l’école, ou dans certains cours. Parfois même, je ne comprenais pas que cette douleur qui me prenait tout près du coeur était en fait du stress ; je sentais seulement que j’avais du mal à respirer, surtout avant de dormir. Plus tard, j’ai compris que j’étais surtout très tourmentée par des problèmes ou des questions existentielles dès que je n’étais pas occupée, et que mes insomnies venaient de ces tourmentes. Après m’être posé énormément de questions sur ces émotions qui me submergeaient, en ayant remarqué que je pouvais être très triste pour très peu et très heureuse pour peu également, j’ai compris que mes contacts faisaient partie de tout ça, même sans le vouloir. Effectivement, je n’étais pas toujours bien entourée, et beaucoup de personnes malveillantes ou hypocrites me faisaient de la peine. Mais ce n’est pas ce que je veux dire ; je savais que j’aimais beaucoup observer les autres. Etant une petite fille, puis une jeune fille toujours très discrète de nature, j’ai prit l’habitude de plutôt écouter et regarder les autres. Et finalement, je me suis rendue compte qu’une de mes plus grosses qualités, surement LA plus grosse, était un peu trop extrême pour moi et qu’elle ne m’aidait pas toujours, c’est l’empathie. ("toute qualité, poussée à son extrême devient un défaut" P. Van Haver) J’ai toujours essayé de me servir de mes connaissances, de mon vécu et de cette qualité pour aider les gens que j’aimais, en me mettant à leur place. Mais j’ai compris il y’a quelques mois que même sans le vouloir, je ressentais souvent les émotions des personnes qui m’entourent, et malheureusement, elles ne sont pas toujours positives. Je ne veux pas dire par là que j’ai un don extraordinaire de voyance. Seulement en observant certains comportement ou en écoutant certains mots, si je comprends qu’une personne se sens mal à l’aise, angoissée ou triste, je ressens également ces émotions. C’est également pour ça que depuis des années, je m’efforce à être souriante et joyeuse, en mettant tous mes soucis de côté dès que je suis entourée, parce qu’en fait je pensais que c’était ce qu’il fallait pour que les autres se sentent bien. Et même en le faisant, j’avais une énorme boule au ventre, qui grossissait encore et encore dès que je m’efforçais d’être joyeuse au côté de quelqu’un qui ne l’était pas. Je ressentais en fait sa peine, sa tristesse ou sa colère, sauf que moi, je devais parfois cacher la mienne en plus de celle qu’il/elle me transmettait, et parfois, je n’arrivais plus à tenir et j’avais besoin de craquer pour tout évacuer certains jours. 

 

Le fait de comprendre que mon empathie n’était, en quelque sorte, pas toujours contrôlée m’a aidé à répondre à énormément de questions. Je n’étais donc pas seulement faible avec une petit coeur tout fragile, je faisais juste partie de ces personnes qui vivent les choses en plus grand. Et grâce à cette révélation, je peux maintenant comprendre plus facilement mes émotions et essayer de mieux gérer certaines situations ou certaines relations pour mon bien-être. Je peux aussi continuer à profiter des moments de bonheur, qui sont, eux aussi, amplifiés et vécus intensément, ce qui est vraiment merveilleux. Je suis reconnaissante d’être une hypersensible pour les belles choses que cela me procure très souvent. 

 

Si tu fais partie des hyperémotifs, hypersensibles, oui parfois c'est difficile à gérer et à encaisser, mais c'est aussi un énorme avantage la plupart du temps, surtout pour se sentir vivant ! 

31 janvier 2018

1/12

Le premier mois de l'année 2018... 

J'ai fini la lecture de 3 livres.
Je n'ai pas fumé une seule cigarette, ça fait donc 31 jours sans tabac
J'ai dépensé beaucoup trop d'argent pour les courses, il faut absolument que je trouve une nouvelle façon de m'organiser pour économiser. 
Je n'ai pas du tout regardé assez de films. 
J'ai trouvé que j'étais une super nounou, bienveillante et prudente, parce que j'ai beaucoup parlé avec mes chipies pour les comprendre. 
J'ai commencé un Bullet Journal qui m'a été très utile tous les jours ! Des listes, des listes et encore des listes...
J'ai commencé à remplir mon livre -3 ans de pensées positives- et j'en suis folle. 
J'ai prit la décision de faire des photos plus régulièrement, parce que j'adore ça. 
J'ai découvert BUBBLICIOUS ! Un salon de thé avec des thés glacés dans lesquels il y a des petits bulles de bonbons qui éclatent dans la bouche. Delicious !! 
Je me suis dit "Je t'aime" tous les jours.

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18 janvier 2018

J'ai trouvé ma meilleure amie pour la vie

Je me souviens de ma première meilleure amie, en primaire. C'était Hélène, une petite fille blondinette avec des yeux bleus, toute mignonne et j'étais folle d'elle. C'est aussi avec elle que j'ai connu mon premier chagrin d'amitié, ma première déception, l'ignorance, la blessure que ça nous inflige. 

Et puis une fois remise, j'en ai trouvé une autre, puis une autre, et ça durait plus ou moins longtemps, parfois quelques mois, parfois 2 ans... J'avais besoin d'avoir une meilleure amie. 
Alors parfois je m'étais complètement trompée, j'étais la seule à être si attachée, on se servait de moi, j'ai été malheureuse quand je l'ai compris. Certaines ne méritaient vraiment pas mon amour. 
Mais je rencontrais toujours une nouvelle personne, qui me ressemblait plus, qui m'apportait plus, et c'était toujours des coups de coeur, des filles que je n'oublierai jamais tellement je les ai aimé de tout mon coeur. 

Hélène, Mégane, Julie, Harmonie, Claire, Léa, Blandine, Florine... .. .... 

Il y a toujours eu un moment donné, où la relation changeait. J'apprenais qu'elle avait dit des choses méchantes sur moi, je comprenais ou je croyais qu'elle ne m'aimait pas, je commençais à voir des mauvais côtés et à m'éloigner... Et j'ai toujours perdu toutes ces personnes. Il y en a certaines à qui j'en veux encore parfois, que je peux même détester quand je repense à certaines trahisons. Il y en d'autres de qui je garderai toujours un magnifique souvenir, mais ce sont des histoires terminées, c'était génial, mais tout a changé, c'est du passé. 

Et puis l'année dernière, je me suis isolée, parce que j'en ressentais le besoin. Avec le recul je pense que j'ai reçu plein de signes de la vie qui m'ont poussé à le faire. 

Et alors que j'étais toute seule et que je ne faisais que penser aux autres, à toutes celles que j'avais perdu, en essayant encore et encore de comprendre pourquoi, alors que les situations étaient trop différentes à chaque fois, j'ai compris quelque chose. 
La seule et unique personne qui sera toujours avec moi, et qui m'accompagne depuis le début et m'accompagnera jusqu'à la fin : c'est moi-même ! 

C'est grâce à cette révélation que j'ai commencé à tout mettre en oeuvre pour comprendre qui je suis vraiment. En fait, j'ai fais connaissance avec moi-même. Et ensuite je me suis apprivoisé, j'ai appris à m'aimer. Et aujourd'hui j'ai trouvé ma meilleure amie, c'est moi ! Et je sais que je ne serai plus jamais déçue... 

 

Source :https://penseesdamour.files.wordpress.com/2014/02/cc3a2lin-c3a0-soi-mc3aame.jpg

 


10 décembre 2017

Que d'émotions en une journée...

Je voulais te parler de la journée que j'ai passé hier, le Samedi 9 décembre 2017. 
J'avoue que j'ai aussi envie d'en parler pour pouvoir l'écrire quelque part et m'en souvenir, parce que j'ai adoré cette journée. 

Je me suis réveillée assez tard. Comme chaque week-end, je me couche plus tard pour profiter, et je dors autant que j'en ai besoin pour récupérer. Comme beaucoup qui travaillent le semaine et ont leur week-end quoi.. Et puis vers midi, avec mon boubou, mon amoureux, on a décidé de regarder à quoi ressemblait l'enterrement de Johnny. 
L'annonce de sa mort m'avait fait un gros choc. Je n'ai jamais été une grande grande fan mais il m'a toujours fait beaucoup rire, et je trouvais sa musique incroyable. Je l'aimais vraiment bien. Je ne m'y attendais pas, contrairement à d'autres. Quand je l'ai appris, j'ai donc été assez choquée et j'ai versé une larme dans le bus, tout en me disant que je me souviendrai toujours de ce moment, que ce sera comme pour Mickael Jackson : on se souviendra tous de l'endroit et la façon dont on a appris la mort de Johnny. (d'ailleurs, je me suis dit aussi plusieurs fois : que Dieu nous laisse Charles Aznavour et Mimi Drucker le plus longtemps possible ahah). J'ai pensé très fort à sa famille et ses petites filles, qui sont encore jeunes pour vivre ça... Ensuite je me suis rappelé tous les souvenirs liés à lui, j'ai appelé ma mère pour en parler avec elle, j'en avais besoin. J'ai souri en pensant à lui plusieurs fois dans la journée. Puis après quelques heures, je me suis rendue compte que je ne réalisais pas vraiment finalement. 
Hier, sans y penser de façon intense comme au tout début, quand j'avais appris la nouvelle, je décide donc de mettre son enterrement à la télé. On arrive au moment où ils emmènent le cercueil dans l'église. On voit tous ces gens, ces milliers de gens. On voit tous ces visages qu'on connait, ces célébrités, dont on savait qu'ils étaient plus ou moins proches de lui : Guillaume Canet et Marion Cotillard, Maxime Nucci, Matthieu Chedid, Dany Boon, Line Renaud et Michel Drucker, parmis tant d'autres. On découvre la tristesse sur leur visage, celui de Maxime Nucci était bouleversant. Puis Laeticia et ses petites, dans les bras l'une de l'autre pour se soutenir. Les discours sont forts, et ses amis musiciens commencent à jouer. Je ne pensais pourtant pas que ça m'arriverait, mais qu'est-ce que j'ai pleuré ! Je me sentais triste, qu'un homme aussi important pour la musique soit parti. Je me sentais triste de voir à quel point ses amis, des personnalité que j'aime aussi étaient malheureux. Mais je me sentais surtout très heureuse de voir à quel point la musique réunnissait tout ce monde et d'entendre comme c'était beau, le son de leur guitare dans cette église. Les discours étaient de plus en plus magnifiques au fur et à mesure, et ce qu'ils jouaient me touchait en plein coeur, jusqu'au bout. On a donc finalement passé 3h devant notre écran, et j'ai du passer la moitié du temps à pleurer à chaudes larmes. Je regardais par la fenêtre à certains moments. Il pleuvait, une pluie différente, comme si le monde entier était touché par ce qui arrivait, peut-être Johnny lui-même, qui avait rejoint le ciel à ce moment. Je comprends qu'on ne l'ai pas forcément aimé, les gens qui ne connaissent pas la musique ou qui ne sont pas touchés comme je le suis par la musique étaient bougons de voir autant son visage et d'entendre autant son nom. Mais soyez respectueux, c'était quelqu'un d'incroyable ! 

Après tant d'émotions, je me sentais libérée de cette tristesse, j'avais versé beaucoup de larmes, qu'est-ce que ça fait du bien parfois ! On avait prévu d'aller au cinéma avec mon boubou, alors j'ai mit de la musique pour aller me préparer : -Gabrielle-, ma chanson préférée, -L'envie- que j'adore chanter pour me défouler, -Oh ma joli Sarah-, que je trouve très mélodieuse, -Ma gueule- qui est la préférée de mon chéri et que j'adore aussi. 

Johnny Hallyday - Gabrielle

Nous nous sommes un peu promené en amoureux, c'était agréable, on se sentait bien après tout ça, on avait rendu hommage à notre façon. Et puis nous nous sommes installé dans la salle de cinéma. On allait voir -Santa & Cie-, le film de Noël de Chabat, ou le film de Chabat qui parle de Noël. Voir du Chabat, c'était la bonne idée pour rire, et voir un film de Noël, ça n'a jamais vraiment été mon truc, mais allez, j'étais prête à me laisser embarquer, pour voir.
Depuis quelques années, j'avoue que j'ai perdu la magie de Noël dans mon petit coeur. Il y a 7 ou 8 ans, j'en ai passé quelques-uns que j'ai trouvé plutôt affreux. Et depuis c'était compliqué, disons que je préférais que cette période passe assez vite. J'ai repris un peu gout à ce moment quand j'ai repassé Noël avec mes cousins, comme quand j'étais petite. J'ai apprécié doucement le fait d'être en famille, de partager la soirée du réveillon avec eux, d'offrir et de recevoir quelques cadeaux. Mais le sapin, le père Noël, la neige, les étoiles, la magie... Bof, ça n'étais plus vraiment dans mon coeur.
Donc pour ce film, j'étais plus convaincue par Chabat que par Noël, même si je lui faisais confiance pour m'embarquer dans un film différents de ceux qui passent sur M6 tout le mois de décembre, bien évidemment. 
Et bien... Qu'est-ce que j'ai été surprise ! Dès le début du film, j'ai souri et je me suis plongée dedans, tout en me disant "Qu'est-ce que j'aime le cinéma, le cinéma français, qu'est-ce qu'il est bon ce Chabat !" Et je me suis prit des vagues et des vagues d'émotions en pleine poire du début à la fin. Les décors, l'ambiance, les personnages, l'humour, les enfants, la famille, l'absurde... Tout m'a embarqué et m'a vraiment touché. J'avais des étoiles dans les yeux, et je me disais tout le long : ça y est, j'ai envie de recroire au Père Noël, pour même me dire en sortant : Mais j'y recrois en fait ! Il existe, bien sûr ! 
C'est sûr, j'achèterai le dvd quand il sortira, et si je ne le regarde pas 20 fois comme beaucoup d'autres films de ce réalisateur, je le regarderai au moins tous les ans, au mois de décembre, et je le montrerai à mes enfants, quand ils commenceront à douter. 
Chacun en pensera ce qu'il veut, mais moi, je suis fan d'Alain Chabat et j'ai vraiment adoré ce merveilleux film, comme la petite fille que j'étais adorait Noël ! 

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Nous sommes rentré à la maison, j'avais passé une journée bouleversante, du début à la fin, je voulais qu'elle reste dans ma mémoire pour toujours. 

08 novembre 2017

Vivre sans papa - Blessure d'abandon

C’est difficile pour moi de m’expliquer sur certains points de ma vie parce que je sens que je ne peux pas tout dire. Je sens qu’il y a certains événements que j’ai vécu qu’il faut que je garde pour moi, que c’est mal de les exposer, que ça pourrait gêner ceux qui lisent ou que ce serait dévoiler l’intimité d’autres personnes, notamment des personnes de ma famille.
Je vais alors essayer de faire passer mon message sans tout dire. En parlant seulement de ce qui ne me dérange pas du tout et de mon ressenti, parce que j’ai besoin de le faire. 

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Quand j’étais un bébé, vers 1 an et demi, mon père, ou du moins celui qui a mit la petite graine dans le ventre de ma maman, parce que je pense pas pouvoir dire que c’est mon père, est devenu fou. Peut-être qu’il était déjà fou avant d’ailleurs, je n’en sais rien, en tout cas on m’a raconté qu’il est devenu violent et buvait beaucoup. Alors ma maman m’a prit dans ses bras, m’a protégé, et nous nous sommes enfuies loin de lui. Je ne l’ai plus jamais vu. 
J’ai donc grandi avec ma maman qui m’a expliqué tout ça très tôt et je n’ai JAMAIS senti de manque. Je n’ai jamais vu le fait de vivre à deux seulement comme un problème, ça me convenait très bien. Elle m’a apprit de belles valeurs, elle m’a apprit à être juste et je n’avais pas besoin de plus. J’avais aussi plusieurs papas dans ma famille, mon papi, mon parrain, mon oncle.. Ils avaient un peu ce rôle parfois, mais j’étais lucide et tout ça me convenait parfaitement. Je n’ai jamais eu aucun mal à dire aux gens : « je ne connais pas mon père. » et je ne sentais pas de douleur face à ça, c’était « très bien comme ça ». 
Mais, devenant une adulte, je comprends que cet événement, quand j’étais bébé, m’a quand même marqué, malgré tout, inconsciemment. J’ai été fragile sur plusieurs sujets dans ma vie, en grandissant, et j’ai compris que c’était lié à ça plus tard. 

J’ai peur de la violence : Oui, petite, adolescente ou adulte, quand une bagarre explosait près de moi, quand j’étais confrontée à la violence, même dans les films, je ne le supportais pas et je ne le supporte toujours pas. Je me mets à pleurer automatiquement. Alors on s’est beaucoup moqué de moi il y a quelques années, quand certains ado riaient d’une petite « baston » entre un copain et quelqu’un qui cherchait les ennuis. C’était pourtant drôle, il n’y avait pas eu beaucoup de dégâts en plus, et moi j’étais là, assise, en train de pleurer, sans pouvoir m’arrêter… Et bien maintenant vous le saurez : j’ai été face à la violence quand j’étais un bébé, et je ne la supporterai jamais. 

Ma relation avec les garçons est compliqué : Mon plus grand rêve quand j’étais enfant et en grandissant, c’était d’avoir un amoureux. Je tombais toujours amoureuse très vite et très fort. Je me souviens que c’est arrivé dès la maternelle. C’était tellement important pour moi que je me souviens de la sensation que j’avais eu quand j’ai eu mon premier amoureux. Et puis en primaire, il y en a eu 3, ou peut-être 4 (un par an sûrement), mais qu’est-ce que je pensais à eux ! Je rêvais de tout faire avec eux, qu’ils soient près de moi, qu’ils me tiennent la main. Et ça n’a jamais changé. J’ai toujours eu besoin de présence masculine près de moi. Et quand je l’avais enfin, je paniquais à l’idée qu’ils me trompent ou qu’ils s’en aillent. Dieu merci, aujourd’hui j’ai trouvé quelqu’un qui m'a écouté, a compris mes blessures, a su m’accompagner et me prouver qu’il ne me lâcherait pas, et j’ai enfin confiance. 

Je ne supporte pas l’abandon : Voilà le point le plus difficile à gérer, depuis toujours, le plus handicapant. En amour, comme je l’ai expliqué juste avant, mais aussi en amitié, je ne supporte pas qu’on me laisse tomber. Je le vis très mal, il me faut énormément de temps pour m’en remettre, et je crois que je n’oublierai jamais tous les « amis » qui n’ont pas été présents ou qui ont décidé de ne plus être mes amis. Peu importe la raison pour laquelle ils sont partis, parfois j'étais d'accord avec eux, parfois je les comprenais, mais je ne pouvais pas accepter leur départ et la séparation. Je sais très bien que ça doit être affreux pour eux, que ce doit être une pression de sentir que notre ami a autant besoin de nous. Mais c’est comme ça, j’ai beau travailler sur moi. Quand des liens d’amitiés se sont rompus, je ne l’ai jamais oublié. Au point même, parfois, de décider d'abadonner, moi, pour moins sentir cette douleur, et de faire subir ce que je ne veux pas sentir... Parce que pour ceux qui sont partis, dans différentes circonstances et de différentes manières (plus ou moins correctes), j’ai encore une forme de rancoeur qui, quand elle réapparait, me faire bien mal au creux du ventre. Je sais que beaucoup d’anciens amis n’ont jamais compris que ce se soit toujours mal terminé et que j’ai montré tant de difficulté et de réticence quand nous commencions à nous séparer. Si ils lisaient ça, ils comprendraient peut-être. L’abandon, c’est sûrement ce qui me fait le plus peur. Et c’est difficile pour moi d’accepter le fait que ce soit lié à mon « père ». Mais c’est le cas, je l’ai compris avec le temps. Je l’ai aussi compris grâce au livre de Lise Bourbeau -Les 5 blessures qui empêchent d’être soi-même-. C’était clair et net, en le lisant j’ai compris que j’avais cette blessure : la blessure d’abandon. Et qu’effectivement, beaucoup de gens partaient autour de moi, et qu’il fallait que je comprenne que c’était parce que je devais guérir cette blessure. 

J’y travaille, j’y travaille… Tous les jours, quand je pense à ceux qui ne font plus partie de ma vie, et que ça me fait mal. Je pense à régler ça, à voir les choses différemment, à guérir cette blessure. Pour l’instant ce n’est pas gagné, même le fait de sentir que des personnes de ma famille ne me donne pratiquement pas de nouvelles, me donne l’impression que je ne compte pas pour eux et ça me tue. Pourtant je me force à croire que c’est faux, que ça n’a rien à voir avec tout ça, que ce n’est pas grave, qu’ils sont toujours là… 

En tout cas voilà où j’en suis dans mon début de vie d’adulte. J’ai compris que le petit bébé que j’étais a subi quelque chose qui l’a marqué bien plus que je le croyais. J’ai compris que je n’étais pas fragile pour rien, que je ne tombais pas amoureuse aussi intensément pour rien, que je n'étais pas si possessive pour rien, il y avait une raison à tout ça. Et maintenant, il ne me reste plus qu’à travailler sur moi-même, pour mieux vivre avec cette blessure. Et je ne remercierai jamais assez la vie d'avoir mit à mes côtés des hommes aussi extraordinaires que mon papi et mon parrain, pour adoucir tout ça, énormément.

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05 septembre 2017

Je ne m'aime pas... encore

 

J'ai grandi auprès des personnes de ma famille de nature assez stressée, ce qui fait que très jeune, j'ai entendu des mots comme "mon psy", "angoisse" ou "attention !". J'ai donc le souvenir d'avoir toujours été, moi aussi, quelqu'un d'angoissée, et surtout avec énormément de peurs. Par exemple, j'étais tétanisée par les cours de natation à la piscine avec l'école parce que j'étais crispée et tendue dans l'eau et que j'avais peur de me noyer. Je me souviens aussi de mon grand-père qui tenait absolument à m'apprendre à faire du vélo sans les petites roues, et que la première fois où je me suis lancée, ça a marché et je suis tombée au moment où je m'étais arrêtée et je n'ai plus jamais voulu en refaire. 

Jusqu'au collège, j'étais une petite fille très studieuse et j'adorais apprendre et travailler, j'étais toujours la première de la classe. Ensuite j'ai perdu goût à l'apprentissage, préférant les relations d'amitié et rêvant de jolies histoires d'amour avec des garçons dont j'étais tombée "amoureuse". Puis en grandissant, je me suis rendue compte que je n'avais pas beaucoup de culture et que je ne m'intéressais pas à grand chose. J'avais l'impression qu'on nous imposait tellement ce qu'on devait apprendre à l'école que je ne m'intéressais jamais aux choses imposées. Et j'avais vraiment perdu ce goût à l'apprentissage que j'avais en primaire, donc après l'école, le soir, je n'avais envie que d'une chose : me détendre. La seule chose qui m'ait toujours passionnée c'était la musique, j'en écoutais tous les jours, de toutes sortes, et ça n'a jamais changé. 

Le collège a été une étape difficile au niveau émotionnel, j'en ai déjà parlé. Je n'avais pas confiance en moi, j'étais très réservée et timide et en grandissant, pour continuer sur cette lancée, j'ai commencé à faire la plus grosse bêtise de ma vie : me comparer aux autres. J'avais déjà a apprit à faire de mon mieux pour être ce que les autres voulaient que je sois et maintenant, je voulais être le meilleur que je voyais chez les gens qui m'entouraient. Je voulais être belle comme elle, drôle comme lui, généreuse comme ma grand-mère, raisonnable comme mon grand-père... Et je me suis complètement perdue. 

J'ai vécu plusieurs années sans comprendre vraiment qui j'étais, mais sans chercher vraiment à en savoir plus, je me suis fait plusieurs cercles d'amis, je faisais beaucoup la fête, j'avais des réactions surdimmentionnées avec l'alcool parfois, mais je m'en fichais parce que la plupart du temps, je m'amusais et surtout je fuyais mes angoisses, mon stress et cette boule au ventre qui revenait très souvent et que je connaissais depuis toujours. Je m'étais préparée à vivre une ou deux années de fête en arrêtant de réfléchir à des choses trop sérieuses, je voulais profiter, tout en sachant que c'était maintenant seulement, et que quand je serai une adulte et surtout quand j'aurai des enfants, je redeviendrai sérieuse et responsable. C'est ce que j'ai fait une bonne année et j'en suis assez contente. 

Quand j'ai arrêté pour la deuxième fois la fac et qu'il a fallut que je trouve un boulot, j'ai du faire face à des angoisses que j'avais laissée de côté depuis un petit bout de temps, volontairement, et je suis rentrée dans une phase très compliquée. J'y étais, il fallait que je fasse des choix, que je décide ce que je voulais faire, que je sache ce que je pouvais faire, que je comprenne de quoi j'étais capable, et je ne me sentais capable de rien, je me trouvais nulle, inculte, bête et triste.  J'ai compris que je n'aimais pas du tout la personne que j'étais, ce que je faisais. Je n'y arrivais pas, j'étais bloquée. J'ai bien senti qu'autour de moi, personne ne comprenait, parce que c'était pourtant normal et facile d'aller voir quelqu'un pour se vendre en disant qu'on cherche un boulot et qu'on est motivé. Non, pour moi c'était la plus grosse épreuve, parce que comment parler de mes capacités, comme dire à quelqu'un que je valais mieux qu'un autre pour faire un travail alors que je ne savais toujours pas qui j'étais moi-même, et que je ne m'en croyais pas capable. Alors j'ai bien ressentie les jugements de mes proches, ils se disaient que j'étais fainéante, que je ne faisais pas d'effort.. Et pourtant ils ne savaient pas qu'à ce moment précis, j'ai commencé une des plus grosse épreuve de ma vie : trouver et comprendre qui je suis. 

Ce qu'il s'est passé durant cette période, c'est que non seulement je me sentais jugée et incomprise, mais en plus je pense que j'avais moi-même besoin de me retrouver seule, face à moi-même, donc je me suis énormément éloignée de mon entourage et surtout de mes amis. Je leur en voulais aussi, d'avoir choisi de s'arrêter à une idée aussi simpliste qui disait que je n'étais juste pas du tout courageuse. J'avais quand même mon chéri, avec qui j'ai traversé ce moment et qui m'a lui aussi aidé à apprendre beaucoup de moi. 

J'ai donc affronté mes questions, mon stress, ma timidité qui revenait à grand pas, j'ai du m'affronter. J'ai compris que je n'avais jamais accepté mon corps, que je l'avais toujours détesté et qu'une des étapes à passer pour avancer était de commencer à l'aimer. J'ai compris que j'avais envie d'avoir plus de connaissances et d'apprendre plein de choses, en dehors du système scolaire, j'ai commencé à aller de plus en plus au cinéma et à avoir mes préférences, rien qu'à moi. Je me suis beaucoup renseignée sur tous les artistes qui m'inspiraient, me passionnaient et me faisaient du bien, en essayant de connaitre tout ce qu'ils avaient fait : films, chansons, peintures... Grâce à tout ça, je ne savais pas encore qui j'étais mais je savais au moins ce que j'aimais et c'était un grand pas.
J'ai rencontré d'autres personnes, d'une façon différente : virtuelle. Des vidéastes surtout, qui m'ont montré la vie d'une façon différente et qui me correspondaient tellement plus. Ils m'ont fait comprendre que j'avais essayé d'être quelqu'un que les gens aiment et qu'il fallait maintenant que je devienne ce que j'avais envie d'être depuis toujours. J'ai vu plein de jolies choses en moi que je ne connaissais même pas, je me suis concentrée sur mes valeurs et mes principes auxquels je suis très attachée depuis toujours. J'ai vu que j'avais de nombreuses qualités. J'ai appris que ma différence était exceptionnelle et qu'il fallait définitivement que j'arrête de croire que c'était une difficulté. Grâce à ces personnes, j'ai compris qu'on doit s'accepter et apprendre à s'aimer, soi, parce que jusqu'à la fin de notre vie, on devra vivre avec soi, uniquement. 

Alors voilà ce qu'est ma vie depuis environ 1 an, depuis que j'ai "rencontré" ces nouvelles personnes, je fais du mieux que je peux pour me connaître enfin, me comprendre et m'aimer. Et pour ça, il faut surtout ne pas se comparer, ne pas penser aux autres, parce qu'ils veulent toujours qu'on soit comme ils aimeraient, et si on ne veut pas les décevoir, on se force parfois à aller à l'encontre de nos réelles envies. J'ai décidé de ne plus tomber dans ce piège. A présent, si je me sens mal à l'aise avec des personnes qui sont censées être mes amis et que je suis mal dans ma peau, je fais en sorte de me persuader que c'est qu'ils ne me correspondent simplement plus et que personne n'a le droit de me faire croire que je dois changer et que je ne suis pas assez bien. Je travaille à rester moi-même, à devenir celle que je veux être et à m'aimer, enfin... 

J'avais besoin d'écrire à ce sujet pour que toi, qui me lis, comprennes mieux mes démarches, et voit peut-être des évolutions au fur et à mesure. Parce que je vais surement aborder ce sujet assez régulièrement alors il m'était important d'expliquer la situation. J'avais besoin de parler du fait de s'accepter et de s'aimer, parce que c'est la plus grosse épreuve que j'ai dû surmonter jusqu'à maintenant, malgré toutes les expériences de vie difficiles que j'ai pu rencontrer, celle-ci est la plus longue à surmonter. Mais je crois que je peux y arriver. Et j'avais besoin de le partager parce que je sais que je pourrai rencontrer encore d'autres personnes qui se reconnaitront dans ce que je raconte et pourront me comprendre, et que ça fait toujours du bien de sentir qu'on n'est loin d'être seul dans cette situation. 

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Si toi aussi tu te sens, ou tu t'es parfois senti(e) à l'écart et mal dans ta peau, sache que tu dois t'aimer et apprendre à ne plus fonctionner uniquement en pensant aux autres. C'est surement la recette du bonheur. 

 

06 juillet 2017

J'en rêve...

 

Depuis quelques mois, la nature est devenue l'une de mes priorités, simplement parce que je me suis rendue compte de tout ce qu'elle avait d'incroyable et de magnifique à apporter. La nature est belle, merveilleuse et généreuse. Le soleil est devenue ce qu'il y a de plus important pour moi en dehors des gens que j'aime, comme un véritable ami qui m'apporte ce que personne n'a jamais réussi à m'apporter et me console en un rien de temps dès qu'il est éblouissant, entouré de ciel bleu. Les arbres sont aussi comme des amis, ils sont solides, parfois gigantesques et leur beauté ressemble à la gentillesse des humains. 

J'ai prit cette photo exactement à un moment où j'ai été reconnaissante de tout ça
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J'ai peut-être l'air folle, mais c'est devenu une évidence, simplement parce que je m'y suis intéressée plus sérieusement, parce que j'ai prit le temps de regarder encore plus qu'avant, d'admirer, d'écouter et d'aimer la nature. 

Tous les soirs, pour réussir à m'endormir, je pense à mes rêves. Je me vois toujours dans une jolie maison, ou bien je pense à la nature et je l'imagine, si je n'ai pas la fenêtre ouverte pour observer le ciel étoilé.. Et j'ai la ferme intention de vivre dans ce rêve quand j'en aurais les moyens : dans une maison la plus respectueuse possible de la nature, et le plus près possible de celle-ci, pour lui rendre tout ce qu'elle m'apporte.

 Et je ferais tout pour que ce soit le cas, un jour, je vivrai là où je dois être, près de ce qu'il y a de plus important : ma famille et la nature qui nous est offerte gratuitement et dont on doit TOUS prendre soin ! 

 

Posté par Justine_dlh à 21:36 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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18 juin 2017

Ruptures

 

Toute notre vie, on rencontre des personnes qui entrent dans notre quotidien et dans notre coeurs. On entretient des relations humaines avec elles, que ce soit des membres de notre famille, un(e) petit(e) ami(e) ou des ami(e)s. Le temps fait toujours son travail et on ne peut rien y faire et en général, il arrive un jour où la relation n’est plus la même, se dégrade et l’une des deux personne (voire les deux, quand on a de la chance) décide de rompre. 

Aujourd’hui, je pense surtout aux ruptures amicales car j’en ai vécu plutôt beaucoup depuis quelques mois et je me questionne donc sur le sujet pour éviter autant que possible une grosse souffrance. 

J’ai déjà connu les deux rôles, j’ai décidé de rompre avec des amies et j’en ai également vu partir. Pour moi, les deux situations sont compliquées à gérer et difficile à encaisser, surtout vu mon hypersensibilité et ma tendance à me poser trop de questions. 
Si je pense aux cas ou c’est moi qui ai choisi d’arrêter une relation amicale, ce n’était pas forcément plus facile ou moins douloureux. La culpabilité est présente très souvent et on ne peut s’empêcher de se demander si on agit de façon juste alors qu’on risque de faire souffrir quelqu’un. En plus, c’est aussi douloureux d’accepter le fait que cette personne ne fera plus partie de notre vie et que les bons moments passés resteront des souvenirs et ne se reproduiront plus jamais. Il faut vraiment penser à la raison de notre départ, si elle est valable et si il n’y a pas une solution pour arranger les choses. En général, quand il m’est arrivé de quitté un(e) ami(e), c’est qu’on m’avait fait trop souffrir et que la relation était devenue toxique, ou bien que le temps nous avait fait évoluer de façon différente et que nos idées, nos personnalités et nos vies étaient devenues trop éloignées et ne se correspondaient plus. 
Si on est sûr de soi et qu’on décide vraiment de rompre, il faut ensuite en assumer les conséquences : c’est vraiment terminé. Il faut alors essayer de passer à autre chose, la vie continue, sans cette personne. 

Dans le cas ou c’est l’autre qui a choisi de nous laisser, c’est un peu plus compliqué. Nous ne sommes pas maitre de la situation et il faut alors, je pense, réussir à être maître de nos émotions, de nos réactions face à cette décision de l’autre. C’est ce qui est le plus difficile à faire.
Comment accepter l’abandon ?
Parfois, nous sommes responsables et nous avons fait des choses qui ont déplu à l’autre, il faut alors comprendre pourquoi et voir ça de façon positive en en tirant une leçon : nous ne reproduirons plus jamais ces erreurs avec d’autres personnes.
Parfois, nous ne nous sentons pas responsables et on a tendance alors à rejeter la faute sur l’autre personne, se dire qu’elle nous a laissé de façon injuste et lui en vouloir. Le fait de ressentir de l’énervement ou même de la haine ne va pas du tout nous aider, au contraire. La rancoeur est mauvaise et nous fait surement bien plus de mal à nous-même. En plus de cette personne qui nous a fait souffrir, on s’ajoute encore de la souffrance. Nous croyons peut-être que c’est être sur la bonne voie pour oublier quelqu’un que de le détester mais je ne crois pas. Le contraire de l’amour n’est pas la haine. Nous accordons toujours énormément d’importance à une personne en la détestant, peut-être même encore plus que quand nous l’aimions car ce sentiment nous fait souffrir et on en ressent la présence plus intensément parfois. Mais c’est surement une étape à passer pour beaucoup de ruptures. Je crois que pour réussir à ne plus aimer quelqu’un, il faut en arriver à l’i
ndifférence. Quand on réussit à ne plus se préoccuper de l’autre, de ce qu’il fait, de ce qu’il peut bien dire ou penser etc.. c’est qu’on a enfin accepté la situation et que la vie peut continuer sans souffrance et sans notre ancien ami. 

 

Mon gros soucis face à ces ruptures, qu’elles viennent de moi ou de l’autre, est que mon éternelle remise en question fait que je n’arrive jamais à accepter facilement. Je culpabilise, je crois que j’ai fais de mauvais choix, que j’ai blessé quelqu’un alors que je n’ai jamais souhaité le faire… Comme j’ai connu énormément de ruptures, je crois aussi que j’ai un problème, que je ne suis pas capable d’avoir des amis, que je fais toujours des erreurs et qu’ils finissent toujours par ne plus m’aimer sans que je comprenne exactement pourquoi. Je crois surtout avoir toujours tout fait pour rendre heureuses les personnes que j’ai aimé, et c’est le cas, mes intentions sont toujours de tout faire pour leur bonheur. Leur bonheur passe toujours avant le miens. Alors je me dis alors qu’il n’y a aucune reconnaissance et aucune gratitude. Mais j’en reviens donc à me dire que ce problème vient de moi, peut-être que sans m’en rendre compte, j’attends qu’on reste toujours près de moi en guise de remerciement alors que ce n’est pas moi qui décide. Pourquoi j’aurais le droit de décider de rompre avec des gens qui ont été mes amis et eux n’auraient-ils pas le droit de le faire ?
Voilà ce qui arrive quand je vis une ruptures : une centaine de questions en plus sur ma vie et moi-même. La question principale reste : comment je vais pouvoir oublier définitivement cette personne et vivre sans elle sans douleur ?
J’ai parfois même du mal à continuer à croire en l’amitié, j’essaie de m’y accrocher mais pour l’instant je n’en ai plus envie, ça reviendra très probablement avec un peu de temps. 

Aujourd’hui, malgré tout, je crois que j’ai compris des choses que je ne savais pas avant. Je crois que tout doit être concentré sur nous. Ca ne sert à rien de se demander ce qu’il s’est passé dans la tête de l’autre et pourquoi elle a agit de cette façon. Il faut bien sur avoir une explication à cette rupture mais ensuite, nous ne pouvons pas changer les pensées de l’autre, nous ne pouvons pas non plus entrer dans sa tête pour en savoir plus. Même si l’autre ne dit pas tout ou déforme ses réelles idées, c’est son problème, nous ne pouvons rien y faire. Il suffit de comprendre ce que nous ressentons, nous, pourquoi et comment régler tout ça. Ca peut être uniquement en ayant tiré une leçon et en se disant : j’ai compris et je ne recommencerai plus. Ca peut être en se disant que si nos chemins se sont séparés, c’est qu’ils devaient l’être et que cette personne n’était faite pour rester dans notre vie que pendant un temps. Ca peut être en décidant d’envoyer des ondes positives à cette personne et souhaiter son bonheur, même si il se fera sans nous. La solution est de réussir à ACCEPTER ! Et une fois que nous acceptons, nous gardons des souvenirs et nous oublions la présence de cet ami, elle fait partie du passé et nous devons nous concentrer sur le présent. 

 

Posté par Justine_dlh à 08:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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