08 novembre 2017

Vivre sans papa - Blessure d'abandon

C’est difficile pour moi de m’expliquer sur certains points de ma vie parce que je sens que je ne peux pas tout dire. Je sens qu’il y a certains événements que j’ai vécu qu’il faut que je garde pour moi, que c’est mal de les exposer, que ça pourrait gêner ceux qui lisent ou que ce serait dévoiler l’intimité d’autres personnes, notamment des personnes de ma famille.
Je vais alors essayer de faire passer mon message sans tout dire. En parlant seulement de ce qui ne me dérange pas du tout et de mon ressenti, parce que j’ai besoin de le faire. 

63274_1693775514774_6464532_n

Quand j’étais un bébé, vers 1 an et demi, mon père, ou du moins celui qui a mit la petite graine dans le ventre de ma maman, parce que je pense pas pouvoir dire que c’est mon père, est devenu fou. Peut-être qu’il était déjà fou avant d’ailleurs, je n’en sais rien, en tout cas on m’a raconté qu’il est devenu violent et buvait beaucoup. Alors ma maman m’a prit dans ses bras, m’a protégé, et nous nous sommes enfuies loin de lui. Je ne l’ai plus jamais vu. 
J’ai donc grandi avec ma maman qui m’a expliqué tout ça très tôt et je n’ai JAMAIS senti de manque. Je n’ai jamais vu le fait de vivre à deux seulement comme un problème, ça me convenait très bien. Elle m’a apprit de belles valeurs, elle m’a apprit à être juste et je n’avais pas besoin de plus. J’avais aussi plusieurs papas dans ma famille, mon papi, mon parrain, mon oncle.. Ils avaient un peu ce rôle parfois, mais j’étais lucide et tout ça me convenait parfaitement. Je n’ai jamais eu aucun mal à dire aux gens : « je ne connais pas mon père. » et je ne sentais pas de douleur face à ça, c’était « très bien comme ça ». 
Mais, devenant une adulte, je comprends que cet événement, quand j’étais bébé, m’a quand même marqué, malgré tout, inconsciemment. J’ai été fragile sur plusieurs sujets dans ma vie, en grandissant, et j’ai compris que c’était lié à ça plus tard. 

J’ai peur de la violence : Oui, petite, adolescente ou adulte, quand une bagarre explosait près de moi, quand j’étais confrontée à la violence, même dans les films, je ne le supportais pas et je ne le supporte toujours pas. Je me mets à pleurer automatiquement. Alors on s’est beaucoup moqué de moi il y a quelques années, quand certains ado riaient d’une petite « baston » entre un copain et quelqu’un qui cherchait les ennuis. C’était pourtant drôle, il n’y avait pas eu beaucoup de dégâts en plus, et moi j’étais là, assise, en train de pleurer, sans pouvoir m’arrêter… Et bien maintenant vous le saurez : j’ai été face à la violence quand j’étais un bébé, et je ne la supporterai jamais. 

Ma relation avec les garçons est compliqué : Mon plus grand rêve quand j’étais enfant et en grandissant, c’était d’avoir un amoureux. Je tombais toujours amoureuse très vite et très fort. Je me souviens que c’est arrivé dès la maternelle. C’était tellement important pour moi que je me souviens de la sensation que j’avais eu quand j’ai eu mon premier amoureux. Et puis en primaire, il y en a eu 3, ou peut-être 4 (un par an sûrement), mais qu’est-ce que je pensais à eux ! Je rêvais de tout faire avec eux, qu’ils soient près de moi, qu’ils me tiennent la main. Et ça n’a jamais changé. J’ai toujours eu besoin de présence masculine près de moi. Et quand je l’avais enfin, je paniquais à l’idée qu’ils me trompent ou qu’ils s’en aillent. Dieu merci, aujourd’hui j’ai trouvé quelqu’un qui m'a écouté, a compris mes blessures, a su m’accompagner et me prouver qu’il ne me lâcherait pas, et j’ai enfin confiance. 

Je ne supporte pas l’abandon : Voilà le point le plus difficile à gérer, depuis toujours, le plus handicapant. En amour, comme je l’ai expliqué juste avant, mais aussi en amitié, je ne supporte pas qu’on me laisse tomber. Je le vis très mal, il me faut énormément de temps pour m’en remettre, et je crois que je n’oublierai jamais tous les « amis » qui n’ont pas été présents ou qui ont décidé de ne plus être mes amis. Peu importe la raison pour laquelle ils sont partis, parfois j'étais d'accord avec eux, parfois je les comprenais, mais je ne pouvais pas accepter leur départ et la séparation. Je sais très bien que ça doit être affreux pour eux, que ce doit être une pression de sentir que notre ami a autant besoin de nous. Mais c’est comme ça, j’ai beau travailler sur moi. Quand des liens d’amitiés se sont rompus, je ne l’ai jamais oublié. Au point même, parfois, de décider d'abadonner, moi, pour moins sentir cette douleur, et de faire subir ce que je ne veux pas sentir... Parce que pour ceux qui sont partis, dans différentes circonstances et de différentes manières (plus ou moins correctes), j’ai encore une forme de rancoeur qui, quand elle réapparait, me faire bien mal au creux du ventre. Je sais que beaucoup d’anciens amis n’ont jamais compris que ce se soit toujours mal terminé et que j’ai montré tant de difficulté et de réticence quand nous commencions à nous séparer. Si ils lisaient ça, ils comprendraient peut-être. L’abandon, c’est sûrement ce qui me fait le plus peur. Et c’est difficile pour moi d’accepter le fait que ce soit lié à mon « père ». Mais c’est le cas, je l’ai compris avec le temps. Je l’ai aussi compris grâce au livre de Lise Bourbeau -Les 5 blessures qui empêchent d’être soi-même-. C’était clair et net, en le lisant j’ai compris que j’avais cette blessure : la blessure d’abandon. Et qu’effectivement, beaucoup de gens partaient autour de moi, et qu’il fallait que je comprenne que c’était parce que je devais guérir cette blessure. 

J’y travaille, j’y travaille… Tous les jours, quand je pense à ceux qui ne font plus partie de ma vie, et que ça me fait mal. Je pense à régler ça, à voir les choses différemment, à guérir cette blessure. Pour l’instant ce n’est pas gagné, même le fait de sentir que des personnes de ma famille ne me donne pratiquement pas de nouvelles, me donne l’impression que je ne compte pas pour eux et ça me tue. Pourtant je me force à croire que c’est faux, que ça n’a rien à voir avec tout ça, que ce n’est pas grave, qu’ils sont toujours là… 

En tout cas voilà où j’en suis dans mon début de vie d’adulte. J’ai compris que le petit bébé que j’étais a subi quelque chose qui l’a marqué bien plus que je le croyais. J’ai compris que je n’étais pas fragile pour rien, que je ne tombais pas amoureuse aussi intensément pour rien, que je n'étais pas si possessive pour rien, il y avait une raison à tout ça. Et maintenant, il ne me reste plus qu’à travailler sur moi-même, pour mieux vivre avec cette blessure. Et je ne remercierai jamais assez la vie d'avoir mit à mes côtés des hommes aussi extraordinaires que mon papi et mon parrain, pour adoucir tout ça, énormément.

393821_2990642375635_1495589633_n

426876_3386139262810_141241042_n


03 novembre 2017

Nouveauté

Je me suis laissée emporter par cette découverte du nouveau titre d'Otzeki, ce duo londonien qui me touche à chaque nouvel chanson. Alors je me suis dit qu'il fallait que je le partage. 
Je te souhaite une magnifique journée d'Automne ☁️🍂

Otzeki - Sun is Rising

Posté par Justine_dlh à 11:19 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , ,

29 octobre 2017

Mes 10 conseils pour savourer le moment présent

Capture d’écran 2017-10-15 à 14

Ce que j'ai compris récemment, c'est que pour se sentir mieux, lâcher-prise ou évacuer certains stress, l'idéal est de se focaliser sur le moment présent et de revenir à des choses très simples. Je le fais de plus en plus souvent, tous les jours, et je découvre que je peux avoir la sensation d'être la personne la plus heureuse du monde quand je fais ce genre de choses.. Alors je souhaite les partager avec toi. 

A noter : Ces exercices sont à réaliser autant de temps qu'on le peut/veut et peuvent être refait autant de fois qu'on le souhaite, sans aucune modération.

 

1. Se focaliser sur sa respiration, le faire plus profondément, en inspirant de l'air frais et neuf, expulsant tout ce qu'on a besoin d'expulser pendant l'expiration. 

2. Rester dans un silence total et se rendre compte qu'il y a toujours des choses à entendre, les écouter d'une autre manière. 

3. Regarder les nuages, leurs mouvements plus ou moins lent et les formes qu'ils ont parfois. 

4. Ecouter le chant des oiseaux et les chercher dans les arbres, observer les branches et les feuilles. 

5. Regarder la flamme d'une bougie danser au rythme de l'air qui la frôle. 

6. Ecouter de la musique classique ou du jazz en fermant les yeux et ressentir la douceur résonner à l'intérieur de son corps (chacun peut choisir sa propre musique qui l'apaise).

7. Sentir des fleurs, s'attarder sur les bonnes odeurs qu'on rencontre. Tu verras, comme par magie, ça fait sourire. 

8. Manger en pleine conscience, ralentir la vitesse à laquelle on mâche pour plutôt se concentrer sur le goût et les différentes saveurs que l'on sent dans toute notre bouche. 

9. Faire brûler du papier d'Arménie ou de l'encens et se concentrer sur la fumée qui s'échappe, voir sa beauté. 

10. Danser, en ne pensant plus à rien d'autre qu'à danser, en oubliant tout le reste, les autres, leur regard, notre façon de faire, juste se lâcher, bouger...

 

Et toi, quels sont les petites choses que tu peux faire au quotidien pour être heureux et que tu savoures plus que tout le reste ? 

14 octobre 2017

Enfin le clip !

 

Cette musique est géniale et les extraits du film choisis pour le clip suffisent à donner des frissons. 
Revoir le visage de Sean, si beau, me mets les larmes aux yeux. 
Achète le DVD quand il sort !!! 

120 Battements Par Minute - Smalltown Boy (Arnaud Rebotini Remix) 

 

Posté par Justine_dlh à 12:40 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , ,

J'ai médité avec un petit bambou

citation-petit-bambou-méditation-2

 

Merci à mon parrain de m'avoir (encore une fois) donné un bon conseil : cette application.

Cela fait quelques mois que j'ai voulu essayer la méditation. Bien sûr, j'avais mon opinion sur cette pratique depuis un moment, je pensais que ça devait forcément être bénéfique mais je ne m'en sentais pas capable et j'étais déçue et assez frustrée parce que le peu que j'avais essayé était un véritable échec. 

Donc, il y a quelques mois, j'ai voulu me renseigner pour approfondir mes connaissances et mon avis a changé. D'abord, je crois que j'ai compris ce que c'était vraiment, alors que mes idées étaient assez vagues, cette fois je ne voyais plus ça comme une position en tailleur les yeux fermés pour se détendre. Ca allait plus loin que ça, alors j'ai réessayé. Et il s'est passé beaucoup de choses en moi. 
Ce qui m'a surtout marqué c'est que mon énergie était très faible après, alors que je pensais que ce serait le contraire. Je réussissais tellement à expulser les tensions que j'avais, et il y en avait tellement, que la grande insomniaque que je suis n'avais qu'une envie après ça : dormir, d'un coup, sans penser, juste en fermant les yeux, normalement... 
Bien sûr, j'ai trouvé ça magique et je me suis dit qu'il faudrait maintenant que je me fixe un rythme et que j'en fasse régulièrement. Il fallait que je trouve LE blog, LA chaîne Youtube ou plutôt LE livre qui allait me guider pour réussir à méditer comme il faut, avec toutes les connaissances nécessaire. 

Mais plus besoin de chercher, il y a cette magnifique application : PETIT BAMBOU 
Elle vous propose un programme de 8 séances de découverte, on ne sursaute pas quand la madame parle (oui parce que certains échecs étaient liés au fait qu'après m'être détendue, je sursautais et mon coeur était donc complètement emballé pour rien à la fin de la séance.), elle explique tout ce qu'il faut pour ceux qui ne connaissent ou comprennent pas forcément en quoi consiste cet exercice. C'est clair, c'est doux, c'est agréable. Et après chaque séance, on est détendu !
Seul petit point négatif, une fois qu'on commence à connaître un peu la méditation et à comprendre jusqu'ou elle peut nous emmener, le fait que la guide parle beaucoup peut être un peu frustrant et gênant. 

J'ai donc décidé de m'abonner et les programmes proposés sont très variés et m'ont l'air incroyablement riches. J'en ai déjà essayé 3, je suis un peu impatiente c'est vrai, mais pour l'instant, rien à dire, tout est parfait ! Alors si tu veux essayer, fonce. 

J'aimerais savoir quelle est ton expérience par rapport à la méditation. As-tu essayé et qu'est-ce que ça t'a fait ressentir ? 

FullSizeRender

 


08 octobre 2017

Douceur du dimanche

 

Barcella - Ma douce

Posté par Justine_dlh à 09:00 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , ,

30 septembre 2017

Ouvre-toi au monde

collage

Je ne te demande pas de devenir quelqu’un de spirituel et de changer du tout au tout. 

Mais concentre toi un instant pour essayer de changer ta façon de penser. 

Pense. 

Vois ce qui t’entoure, mais regarde, ne te contente pas de voir, admire. 

Ecoute la musique plus profondément, écoute les paroles, comprends les.
Pense à tes émotions, qu’est-ce que tu ressens, là maintenant ? Que se passe-t-il dans ton corps ? 

Ouvre les yeux. 

Arrête de voir ce qui t’arrive dans la vie comme une fatalité. Vois ça comme des signes.
A quelle sensation, à quelle idée tout ça t’a amené ?
Et maintenant comment tu peux changer les choses, faire en sorte que tout s’arrange ?
Car tout s’arrange. 

Repense à qui tu étais, à quel enfant tu étais ?
Tu vois comme tu as changé ?
Qu’est-ce que tu as vécu en tout ce temps ? Revois toutes les épreuves que tu as su affronter. 

Regarde comme tu as grandi, évolué.
Continue d’évoluer. 

Parle !
Explique ce que tu as au fond de toi.
Si tu remarques que tu n’as pas tout résolu, depuis même plusieurs années, explique tout. 

Extériorise !

Défoule-toi !
Mets des mots sur tes maux.. 

Tu verras, ça libère et ça permet de passer à l’étape suivante.
Les solutions viendront toutes seules.
Regarde ce que la vie te propose.
La nature t’offrira des signes. 

Regarde la nature. Ecoute là.
Regarde le ciel, est-ce qu’il fait beau ?
Ton humeur n’est-elle pas liée à la couleur du ciel, à la température qu’il fait quand tu ouvres tes fenêtres ? 

Ressens cet air qui frôle tes joues.
Tu as vu tout ce qu’on peut ressentir quand on se concentre sur les choses simples ?

Aime ! 

Pense à ce qui te fait du bien, à ce qui te passionne. 

Tu veux que ta vie soit remplie de choses passionnantes ? Alors imagine.
Mets toi en condition. 

Tu découvriras des possibilités.  

Le temps arrange tout. 

Les épreuves font partie de la vie. Vois les différemment.
Ne les fuis surtout pas. Vis les moments difficiles et surtout ressens-les.
Tu verras comme le temps répare les blessures. Parfois même il les marque à vie.
Parce que tes blessures, tu finiras par les aimer. 

Les blessures t’ont tellement apporté. 

Grâce à elles, tu as changé, tu as muri, tu t’es amélioré. 

Respire, souffle, fermes les yeux. Réfléchis bien, concentre-toi sur tout ce qui est possible. Et reviens dans le présent, intensément.

Maintenant, ne vois-tu pas les choses différemment ? 

Edgär - Two Trees (Official music video)



26 septembre 2017

Un joli message

 

« J’aimerai la lumière car elle me montre le chemin
mais je supporterai l’obscurité car elle me montre les étoiles. »

Og Mandino

 

Posté par Justine_dlh à 08:30 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , ,

22 septembre 2017

Aloïse Sauvage

Oui, c'est la petite brune qui joue dans 120 battements par minute. J'ai voulu la suivre sur facebook après avoir vu le film, comme la plupart des autres acteurs et j'ai vu qu'elle faisait de la musique, et qu'elle dansait également. J'ai beaucoup aimé ce titre et j'aime beaucoup sa façon de danser. Et elle est très jolie... Alors je partage, pour que tu la découvres et peut-être que tu l'aimes toi aussi. 

Aloïse Sauvage - Ailleurs Higher

Posté par Justine_dlh à 08:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , ,

16 septembre 2017

Rêvons avec Bernard Werber

rêves

« Dans les années soixante-dix, deux ethnologues américains découvrirent au fin fond de la Malaisie une tribu primitive, les Sénoïs. Ceux-ci organisaient leur vie autours de leurs rêves.
On les appelait d’ailleurs « le peuple du rêve ». Tous les matins, au petit déjeuner, autours du feu, chacun ne parlait que de ses rêves de la nuit. Si un Sénoï avait rêvé avoir nui à quelqu’un, il devait offrir un cadeau à la personne lésée. S’il avait rêvé avoir été frappé par un membre de l’assistance, l’agresseur devait s’excuser et lui donner un présent pour se faire pardonner.
Chez les Sénoïs, le monde onirique était plus riche d’enseignements que la vie réelle. Si un enfant disait avoir rencontré un tigre et s’être enfui, on l’obligeait à rêver à nouveau du félin la nuit suivante, à se battre avec lui et à le tuer. Les anciens lui expliquaient comment s’y prendre. Si l’enfant ne réussissait pas à venir à bout du tigre, toute la tribu le réprimandait.
Dans le système de valeurs sénoï, on rêvait de relations sexuelles, il fallait aller jusqu’à l’orgasme et remercier ensuite dans la réalité l’amante ou l’amant désiré par un cadeau. Face aux adversaires hostiles des cauchemars, il fallait vaincre puis réclamer un cadeau à l’ennemi afin de s’en faire un ami. Le rêve le plus convoité était celui de l’envol. Toute la communauté félicitait l’auteur d’un rêve plané. Pour un enfant, annoncer un premier essor était un baptême.
On le couvrait de présents puis on lui expliquait comment voler en rêve jusqu’à des pays inconnus et en ramener des offrandes exotiques. Les Sénoïs séduirent les ethnologues occidentaux. Leur société ignorait la violence et les maladies mentales. C’était une société sans stress et sans ambition de conquête guerrière. Le travail s’y résumait au strict minimum nécessaire à la survie. Les Sénoïs disparurent quand la forêt où ils vivaient fut livrée au défrichement. Cependant, nous pouvons tous commencer à appliquer leur savoir. Tout d’abord, consigner chaque matin le rêve de la nuit, lui donner un titre, en préciser la date. Puis en parler avec son entourage, au petit déjeuner par exemple. Aller plus loin encore en appliquant les règles de l’onironautique. Décider ainsi avant de s’endormir du choix de son rêve: faire pousser des montagnes, modifier la couleur du ciel, visiter des lieux exotiques, rencontrer les animaux de son choix.
Dans les rêves, chacun est omnipotent. Le premier test d’onironautique consiste à s’envoler. Etendre les bras, planer, piquer en vrille, remonter: tout est possible.
L’onironautique demande un apprentissage progressif. Les heures de « vol » apportent de l’assurance et de l’expression. Les enfants n’ont besoin que de cinq semaines pour diriger leurs rêves. Chez les adultes, plusieurs mois sont parfois nécessaires. » 
                                                                                          – Bernard Werber, L’encyclopédie du savoir relatif et absolu –

 

Posté par Justine_dlh à 12:40 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,