30 mars 2018

Et si notre corps voulait nous transmettre des messages ?

L'année dernière, j'ai lu le passionnant livre de Lise Bourbeau -Les cinq blessures qui empêchent d'être soi-même- et j'ai apprit beaucoup sur moi, sur certains aspects de ma personnalité, sur certaines réactions que je pouvais avoir sans forcément réussir à les contrôler. 
Dans ce livre, Lise Bourbeau parle assez régulièrement du corps et de certaines maladies qui peuvent avoir beaucoup plus de sens qu'on ne l'imagine. Elle a d'ailleurs écrit plusieurs autres livres sur le corps et je suis impatiente de les lire. 

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Ecouter son corps
Ce livre m'a ammené des pistes de réflexions sur mon rapport à mon corps et à ma santé. Je suis souvent tombée malade, et j'ai un système immutaire complètement nul, même si il y a pire, bien entendu. 
J'ai comme l'impression que mon système immunitaire est représentatif de ma personnalité : Je suis quelqu'un de fragile. 

Mal à dire
Est-ce qu'on ne devrait pas essayer de comprendre un peu plus ce qui nous arrive quand on tombe malade ? 
Sur internet, il existe des sites qui décrivent les significations symboliques de tout nos maux. Je suis de plus en plus convaincue qu'une maladie est en fait un mal intérieur et profond qu'on n'arrive pas à dire : Mal a dit.Pour preuve, je suis allée voir ce que signifiait des douleurs au genou, et j'étais bluffée, tout correspondait à mon vécu. Même si tout est arrivé suite à des blessures, comme je l'ai expliqué dans mon ByGala récemment, est-ce que la guérison et le fait que ça dur n'a pas un autre sens caché ? 
J'ai également regardé pour des proches, ma grand-mère par exemple, qui est quelqu'un de très dynamique et qui ne demande jamais rien à personne car elle veut s'occuper de tout elle-même et se plaint souvent d'avoir des douleurs dans tout son corps, comme de l'arthrose. Quand j'ai cherché à me renseigner, je suis tombé sur "Arthrite -> Se manifeste en général chez une personne dure envers elle-même, qui ne se donne pas le droit d'arrêter ou de faire ce qu'elle aime. Si elle a besoin d'aide, elle doit le demander plutôt que d'attendre que les autres fassent de la télépathie et devinent qu'elle désire de l'aide." C'est fou comme ça lui correspond. 

Il y a beaucoup d'autres exemples. Je te conseille comme site celui-ci et celui-là qui m'ont apporté déjà plusieurs pistes. 

Guérir
Une fois qu'on a ces pistes, et qu'on se sent concerné par ce que cette maladie pourrait signifier, il suffit de travailler sur l'aspect psychologique et sur ces significations symboliques justement. Qui sait ? Peut-être qu'en guérisant notre coeur et notre mental, notre corps se sentira, comme par magie, beaucoup mieux ? 

Qu'en penses-tu ? As-tu déjà remarqué des liens entre tes maladies et ton état émotionnel ? Est-ce que tu crois en cette théorie ? Je te conseille vivement d'essayer au moins une fois, par curiosité.


25 mars 2018

Je noue - 10 ans

Je continue la série de questions du By Gala Project de Laetitia, la question suivante est :

Quelle est l'expérience qui t'a marqué, en tant qu'enfant ou en tant qu'adulte ? 

Ca fait un moment que je voulais en parler ici et cette question ne me laisse pas le choix, c'est une expérience qui m'a marqué psychologiquement mait aussi physiquement. Il faut que je parle de mon genou. 

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En septembre 2007, c'était, je crois, la première semaine d'école de l'année. Je venais donc de rentrer en 4ème. L'école me stressait, surtout le collège et la rentrée ne m'enchantait jamais, j'étais angoissée la veille, je ne dormais pas, je devais puiser la force que j'avais au fond de moi pour faire comme si de rien n'était en arrivant devant mes camarades. Cette angoisse est arrivée surtout au collège, avec la préadolescence, tout qui change et la bêtise et la méchanceté omniprésente à cette période, dans les cours d'école. En plus du simple fait de devoir aller en cours, certains cours me paniquaient encore plus, comme le sport. A ce moment là, comme beaucoup d'enfants de mon âge, je détestais mon corps, les filles se comparent dans le vestiaire, et parfois se jugent. La performance qu'on va donner pendant le cours va jouer sur notre réputation, les moqueries sont inévitables et moi, j'étais nulle... 

Un ou deux jours avant le cours de sport, j'ai donc commencé à stresser, le soir surtout, seule dans mon lit. Et j'ai prié en disant : J'aimerais me blesser au genou, et je ne serai plus obligée à faire du sport. 
C'est la seule et unique prière qui ait été exaucée aussi bien et aussi rapidement, et je le regrette. 

Je m'en souviens, nous avions 2h de cours de français, on avait le droit à une pause entre les deux, j'étais sous le préau, je parlais dans un petit groupe de filles je crois. Et derrière moi, deux garçons se chamaillaient, jouaient à se bagarrer. Ils sont tombés, sauf qu'il y avait un obstacle, ma jambe. Je passe les détail, mais j'ai vu mon genou (ma rotule, précisémment), à un endroit de mon corps qui n'était pas son endroit habituel. J'ai hurlé comme jamais je ne l'avais fait, d'abord à cause du choc visuel, mais je ne m'attendais pas à ce que toute ma vie change à partir de ce moment. 
J'ai patienté à l'infirmerie pendant deux heures. Il fallait attendre ma mère. Ma rotule s'était remise en place quand un des deux garçon m'avait gentiment relevé, mais la douleur avait débuté à partir de là. Aux urgences, on m'a seulement fait une radio, on m'a dit que j'avais une entorse et on m'a mit un strapping : entre la bande extensible et le platre. 
Mon genou continuait de gonfler parce que j'avais un épanchement, et j'étais bloquée, serrée dans une bande que je ne pouvais pas enlever. J'ai connu à ce moment là, la douleur la plus horrible de toute ma vie, et je criais comme si on me torturait. 
Bien sûr, je me suis fait disputer par l'infirmière (je ne sais même pas si elle était infirmière d'ailleurs) parce que "on n'allait quand même pas m'hospitaliser pour un genou non ?" ... J'aimerais qu'elle me lise, j'aimerais qu'elle sache à quel point ils ont fait n'importe quoi et que 10 ans plus tard, tout est bousillé. 

Bref, je ne vais pas tout raconter en détail mais j'ai été 1 mois et demi allitée. Oui allongée, sans bouger. On me portait jusqu'à la douche, ou bien je me lavais avec des bassines, je faisais mes besoins dans un plat bassin... Et pendant ce temps, au collège, on se moquait de moi et bien entendu on disait que je faisais "DU CHIQUET", du cinéma... 

Pour ma confiance en moi, c'était horrible. Je souffrais véritablement, je ne savais toujours pas ce que j'avais mais c'est sûr, ce n'était pas une entorse. J'étais incapable de bouger à cause de la douleur et on m'accusait de faire semblant. C'était insupportable et en plus de la douleur physique, mon état émotionnel était au plus bas. Je ne m'étais jamais sentie aussi malheureuse. 
Après un mois et demi allongée, j'ai eu un mois et demie pour apprendre à marcher avec des béquilles, pour apprendre à gérer la douleur, pour trouver le courage de l'affronter et commencer la rééducation. Je suis retournée au collège après 3 mois d'absence, je voyais bien qu'on me demandait comment j'allais le premier jour par politesse. Et puis après quelques jours, mes "copines" m'imitaient quand je boitais, avaient des fou-rires pendant que j'avais les larmes aux yeux mais que j'essayais de ne rien montrer pour que les moqueries ne soient pas empirées. 

Je me suis reconstruite, petit à petit, j'ai essayé de reprendre confiance en moi et en mon corps, en mon genou. On me touchait l'épaule, je disais "attention à mon genou". Bien sûr, ça exaspérait les gens : "On n'y a pas touché à ton genou !" ... Bien sûr. 

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 Cinq ans plus tard, après cinq ans de dispenses de sport, je me rends compte que j'ai besoin de me défouler. Pour la première fois de ma vie, j'ai envie d'en faire, j'ai envie de courir, j'ai envie de libérer les émotions qui me pèsent à cause de problèmes familiaux. En cours de sport avec le lycée, c'est une période où on fait de la course et où je suis sensée chronométrer mes camarades, en tant que dispensée à l'année. Mais là, j'ai envie d'essayer, j'ai envie de courir. Je le fais prudemment, mais je me sens mieux. 

Quelques jours plus tard, je suis avec des amis dehors, je joue avec un ballon de football avec un garçon, on s'amuse, on rit, et puis pour me faire perdre l'équilibre, il me met un petit coup derrière le genou. Je tombe immédiatement, je hurle, je sens que quelque chose a bougé et que je dois aller aux urgences. 
A ce moment là j'ai pleuré, énormément... Mais la douleur ne m'atteignait pratiquement pas par rapport à la première fois, je me suis seulement dit : ça recommence. 

A cette blessure, j'étais beaucoup plus forte physiquement, j'étais un peu mieux entourée et j'avais plus de courage pour affronter les contraintes. J'ai vu un chirurgien, il m'a expliqué qu'au collège, mon ligament fémoro-patellaire (je le précise parce que je ne me suis pas fait les croisés, comme beaucoup le pensent, comme c'est le plus commun) s'était pratiquement brisé et qu'il était, depuis, tellement distendue qu'un minuscule coup me l'a rompu. Il fallait m'opérer pour me créer un faux ligament, qui tiendrait tout ça en place. 
Cette année là, j'ai été beaucoup plus courageuse, j'ai tout affronté avec le sourire, je continuais même à faire la fête certains soirs. Ce n'était pas sérieux, j'avais encore plus mal le lendemain, mais j'étais forte et j'étais fière de moi. 

L'opération a été difficile, je ne m'attendais pas à souffrir autant qu'à mon réveil. A vrai dire, je me souviens m'être réveillée en pleurant, je pleurais avant même d'avoir repris conscience tellement c'était douloureux. J'ai eu des anti-douleurs et j'ai dormi et vite retrouvé le sourire. Mais j'étais dans le service de soins intensifs. 
Quand je suis retournée dans ma chambre le lendemain, j'ai passé une nouvelle nuit à la clinique. J'ai appelé une infirmière parce que j'avais besoin de faire pipi, pour qu'elle m'amène un bassin. Elle m'a ordonné de me lever, il le fallait. Il était environ 23h ou minuit, et il fallait que je me lève, alors que personne ne m'avait encore dit de le faire depuis mon opération. Elle m'a accompagné jusqu'à la salle de bain, je souffrais mais j'étais surtout très faible. Et elle est partie. J'ai réussi à retourner jusqu'à mon lit et au moment ou je me suis assise, je ne voyais plus rien, je n'entendais plus rien. Il m'a fallu quelques secondes pour que ça revienne. J'aurais pu faire un malaise, tomber, m'évanouir entre les toilettes et le lit, et peut-être détruire toute mon opération... 
Je sais que ces personnes sont peu nombreuses dans les cliniques et hôpitaux, mais je veux quand même le dire, certains font n'importe quoi et sont tellement désagréables, comme si notre douleur n'était pas légitime, comme si on n'était pas assez malade, comme si les collégiens débiles avaient raisons de se moquer... 

Après ça, il y a eu quelques jours difficiles et douloureux, où je pouvais à peine marcher, et le courage est revenu. J'ai fait ma rééducation avec une motivation que je n'avais jamais ressentie, je me dépassais, je faisais du sport, et ça me faisait beaucoup de bien. 
J'ai pu remarcher, doucement, avec une cicatrice de quelques centimètres et deux vis en plus et avec plus de difficulté qu'après ma première blessure, mais ça s'est remit. 

Jusqu'à la dernière... En 2016, quatre ans après. Je ne saurais pas dire comment j'ai fait, je suis tombée deux fois pendant une soirée arrosée, et c'est deux jours après que j'ai eu une douleur horrible et que mon genou a commencé à gonfler, je ne pouvais plus marcher sans béquilles. Mon ligament m'avait de nouveau laché. J'ai vu un chirurgien à Rouen, une plus grande ville. J'aurais du le faire depuis le début. J'ai appris, après 9 ans, que j'avais un fémur déformé. Il fallait qu'on m'opère et qu'on me fasse 3 opérations d'un coup. On devait me creuser un os, me créer un nouveau ligament et remettre tout bien en place et dans l'axe. 
J'ai du attendre 6 mois avant de me faire opérer, parce que l'opération est tellement rare qu'il n'y a qu'une machine en France pour pouvoir la faire. 

Je me souviens d'une soirée, ou je suis allée faire un pique-nique avec une amie (qui n'est plus une amie aujourd'hui). J'étais donc en béquilles et j'attendais mon opération. Je pouvais marcher un peu sans, puisque ma tolérance à la douleur était maintenant très forte. Et cette fille m'a raconté avec tellement de peine, qu'une de ses amis était terriblement malchanceuse parce qu'elle devait se faire opérer des ligaments croisés, et qu'elle allait être un mois en rééducation (environ)... Elle me disait ça à moi, qui était en béquille à côté d'elle. Alors bien sûr, les croisés, je n'en doute pas, c'est douloureux. C'est le genou, je pense que la douleur est similaire, et qu'est-ce que ça fait mal ! Ma kiné me l'avait dit, le genou et l'épaule, c'est le plus douloureux. Mais j'avais l'impression qu'on ne me prenait toujours pas au sérieux. On plaignait une amie pour une opération qui, je le sais, peut permettre de remarcher en 1 mois ! Ca faisait pratiquement 5 mois que je ne pouvais pas marcher, et la suite allait être encore plus longue. 

Honnêtement, c'est exactement pour ce genre de choses débiles que j'ai entendu que je suis si traumatisée par tout ce que les autres peuvent ignorer d'une blessure importante. Et c'est pour ça aussi que j'ai besoin d'en parler. Etre en béquilles, c'est déjà très difficile, et personne ne s'en rend compte. Peut-être parce qu'en général, des béquilles, ça dure le temps d'une fameuse entorse, cette entorse qu'on m'avait diagnostiqué.. Et qu'ensuite tout repart. 
Mais pour moi ce n'est pas le cas, et je sais très bien que des gens vivent en béquilles, tout le temps. Et je leur souhaite le plus de courage possible pour garder le sourire. 

Bref, l'opération est arrivée, j'y suis allée sereinement, avec une petite appréhension mais en sachant plus ou moins ce qui m'attendait, je savais que j'allais souffrir. Le chirurgien m'avait dit que je sortirai le jour même, ou le lendemain. Je suis restée deux semaines à la clinique. Deux amies sont venues me voir en deux semaines. J'ai eu la chance d'avoir un amoureux qui venait tous les jours, en plus de son travail qui l'épuisait. Quand je suis rentrée, je ne pouvais pratiquement rien faire, je marchais comme un escargot, et il a tout géré, je ne le remercierai jamais assez. Plus personne ne m'a rendu visite, j'ai perdu un bon nombre d'amis, mais j'avais trouvé un amour plus fort que tout. Ma rééducation a duré 9 mois. Je suis restée plus d'un an en béquilles. 

Ca fait 10 ans que tout a commencé, j'ai passé environ 2 ans et demi de ma vie en tout avec des béquilles ou allongée avec la jambe immobilisée. J'ai connu la sensation de me déplacer en fauteuil roulant et les visages totalement différents quand je levais le regard. J'ai connu les gens qui regardaient ailleurs, ceux qui regardaient ma jambe, parce que l'envie de savoir ce que j'ai est apparemment trop intense. Maintenant j'ai une cicatrice d'une vingtaine de centimètres et trois vis dans la jambe. L'été, quand je mets un short ou une jupe, les gens baissent le regard jusqu'à celle-ci. Je comprends, ce n'est pas commun, et en fait ça ne me dérange pas. Oui je suis marquée, mais pas autant que je l'ai été psychologiquement. 

Mon chirurgien me l'a dit, si mon opération ne tient pas, j'aurais une protèse, un faux genou, c'est la prochaine étape. Il y a certains jours ou je ne peux presque plus marcher. Je suis reconnue comme handicapée auprès de la MDPH, et je ne peux plus faire de sport ou danser comme je le voudrais. Cette blessure a changé de nombreuses choses dans ma vie, à plusieurs périodes de ma vie et elle influencera encore les années à venir, mais c'est devenue une de mes plus grandes forces. 

08 mars 2018

Ton bonheur ne doit jamais dépendre des autres

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Aujourd'hui je voudrais te parler d'un sujet qui me tient particulièrement à coeur parce que c'est une des prises de conscience que j'ai eu qui a le plus changé ma vie, ma vision du bonheur, des autres et surtout de moi-même. 
Je crois que c'est ce qui m'a toujours empêché d'avancer. Pendant plus de 22 ans, j'étais persuadée que mon bonheur dépendait des autres. Je ne sais pas vraiment d'où cette idée me venait. J'ai l'impression que c'est peut-être une idée très commune et que beaucoup pensent ça, mais je n'en suis pas certaine. Dans tous les cas, c'était une réelle conviction pour moi : si j'allais mal, c'était à cause des autres et pour aller bien, j'avais besoin des autres.

Quand j'y repense, je trouve ça absurde parce que j'ai parcouru beaucoup de chemin depuis que j'ai compris ça. Mais malgré tout, ce n'est pas si loin de moi, j'arrive encore à me sentir mal en pensant à des personnes, et à croire que c'est à cause d'eux que j'ai une boule au ventre. 

Pour réussir à te libérer de ces idées, tu as besoin de 2 choses : 
- Savoir te remettre en question
- Réussir à prendre du recul 

Ce n'est vraiment pas facile à faire, et je pense qu'il faut beaucoup d'entraînement. Même en le sachant pertinemment, j'ai du mal à l'appliquer quand des émotions très complexes arrivent comme le regret, la jalousie et surtout la rancoeur. 
Il faut que tu prêtes énormément d'attention à ces émotions, comprendre pourquoi tu les ressens, d'où elles viennent véritablement. Est-ce que l'autre t'a imposé cette sensation volontairement ? Est-ce que quelqu'un est vraiment capable de t'imposer une sensation ? Comme si il rentrait dans ton corps pour te faire du mal... Je ne pense pas. Tout se joue dans TA tête, dans ta façon de réagir et de voir les événements. C'est toi qui les interprète et c'est toi qui réagis en fonction de ton caractère, de ce qu'on t'a apprit dans ton éducation, de tes humeurs etc...  C'est toi qui te la fais subir, cette sensation désagréable. 
Alors bien sûr, parfois tu rencontres des gens qui n'ont pas forcément de bonnes intentions. Parfois ce sont des maladresses mais oui, ces personnes te font du mal, volontairement ou non. Mais dis-toi bien qu'elles ne pourront jamais contrôler ce que tu peux sentir au fond de toi, il n'y a que toi qui peut le faire. 

Cette idée rejoint celle qui m'a poussée à devenir ma propre meilleure amie, parce que j'ai compris que la seule personne qui pouvait changer mon état d'esprit, c'était moi.
Oui, ta famille, tes amis, ton entourage peut te conseiller, te soutenir, montrer de la compassion et être là pour toi. Mais ils auront beau faire et dire tout ce qu'ils pensent être le mieux pour toi, si tu ne décides pas de changer ton état d'esprit, il ne changera jamais. C'est à toi de le faire. 

Je crois qu'il est important de comprendre ça pour améliorer notre relation aux autres. Je vais te donner un exemple. 
On a tous connu, je pense, une amie qui venait de se séparer de son premier amour. Et si tu l'as vécu aussi, tu sais à quel point la douleur est compliquée à gérer. 
Souvent, quand c'est ta copine, par compassion, tu détestes un peu le garçon qui lui fait du mal. Alors tu lui dis que c'est un con, qu'il ne la méritait pas, qu'elle sera mieux sans lui blablabla... Et puis les jours passent, les semaines et ton amie ne va pas mieux. Tu lui donnes de plus en plus de conseils qui, toi, t'ont peut-être aidé à sortir de cette phase difficile : se changer les idées, voir du monde, s'occuper, faire du sport.. Peu importe. Et ta copine ne suit pas tes conseils, elle dit oui, elle dit merci, mais elle n'évolue pas. Et toi, tu t'énerves, et tu commences à perdre patience. 
Si tu as compris que toi seule peux agir pour ton bonheur, tu sais alors que c'est normal. Tu peux faire tout ce que tu veux pour une personne que tu aimes, tant qu'elle-même ne voudra pas changer, ça ne changera pas. 
Je ne dis pas que ça ne sert à rien, soutenir ton amie est primordial. Mais lui en vouloir de ne pas écouter tes conseils, c'est bête, parce que ce n'est pas toi qui pourra changer sa vie et son bonheur, c'est elle, toute seule. 

Tout comme toi, tu ne pourras pas recevoir un miracle et faire disparaitre toutes tes douleurs émotionnelles en attendant que quelqu'un vienne te secouer et les fasse disparaître. C'est à toi de réfléchir, de te remettre en question et de prendre le recul nécessaire pour démêler tous les noeuds qui se sont créer et te libérer de ce qui t'empêche de te sentir léger(e). 

Le dernier avantage que j'ai senti en apprenant ça, c'est que tu pourras d'autant plus aider, justement, ton entourage. 
Souvent, je me rendais malade de ne pas réussir à calmer les douleurs des gens que j'aime. Maintenant, je sais que je ne pourrai jamais le faire. 
Et puis, si je n'étais pas heureuse, moi-même, si je ne savais pas comment me rendre heureuse, je ne pouvais certainement pas le faire pour les autres ! 
- Aide toi, toi-même, et tu pourras aider les autres.- 

Tu pourras les aider, mais tu ne pourras jamais contrôler leurs pensées, leurs ressentis, comme ils ne pourront jamais contrôler les tiens. 

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03 mars 2018

Vivre son adolescence seule...

Je continue la série de questions du By Gala Project de Laetitia, la question suivante est :

Quelle est la chose la plus courageuse que tu aies pu réaliser ?

Sans trop rentrer dans les détails, je dirais que, d'avoir réussi à me construire et à vivre mon adolescence sans parents (avec des figures parentales présentes tout de même, mais pas quotidiennement) a été la chose la plus courageuse que j'ai réussi à faire. Surmonter les doutes, les questionnements, les humeurs et réactions parfois difficiles à contrôler toute seule pendant cette période, et devenir une adulte responsable et totalement en accord avec mes valeurs, j'en suis fière. 
Je pense également à mes trois blessures au genou, même si je n'avais pas vraiment le choix. Mais je trouve que j'ai été très courageuse pour les deux opérations que j'ai du subir et que je me suis battue le plus possible pour guérir et me remettre au plus vite, sachant que tout serait plus difficile à faire tout de même par la suite. Mais je crois que j'en reparlerai plus en détail ici un jour. 

Et toi ?

08 février 2018

Hyperémotivité, fragilité, hypersensibilité ou empathie surdimensionnée… ?

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 Cela fait seulement quelques mois que j’ai répondu à une question qui me tourmentait depuis toujours. Je crois avoir toujours été quelqu’un de très sensible, qui pleure très facilement, bien que je me sois forcée à moins le faire en public depuis quelques années. Il me semble également que j’ai toujours connu des gros moments de stress, même pour pas grand chose, comme le fait de seulement devoir aller à l’école, ou dans certains cours. Parfois même, je ne comprenais pas que cette douleur qui me prenait tout près du coeur était en fait du stress ; je sentais seulement que j’avais du mal à respirer, surtout avant de dormir. Plus tard, j’ai compris que j’étais surtout très tourmentée par des problèmes ou des questions existentielles dès que je n’étais pas occupée, et que mes insomnies venaient de ces tourmentes. Après m’être posé énormément de questions sur ces émotions qui me submergeaient, en ayant remarqué que je pouvais être très triste pour très peu et très heureuse pour peu également, j’ai compris que mes contacts faisaient partie de tout ça, même sans le vouloir. Effectivement, je n’étais pas toujours bien entourée, et beaucoup de personnes malveillantes ou hypocrites me faisaient de la peine. Mais ce n’est pas ce que je veux dire ; je savais que j’aimais beaucoup observer les autres. Etant une petite fille, puis une jeune fille toujours très discrète de nature, j’ai prit l’habitude de plutôt écouter et regarder les autres. Et finalement, je me suis rendue compte qu’une de mes plus grosses qualités, surement LA plus grosse, était un peu trop extrême pour moi et qu’elle ne m’aidait pas toujours, c’est l’empathie. ("toute qualité, poussée à son extrême devient un défaut" P. Van Haver) J’ai toujours essayé de me servir de mes connaissances, de mon vécu et de cette qualité pour aider les gens que j’aimais, en me mettant à leur place. Mais j’ai compris il y’a quelques mois que même sans le vouloir, je ressentais souvent les émotions des personnes qui m’entourent, et malheureusement, elles ne sont pas toujours positives. Je ne veux pas dire par là que j’ai un don extraordinaire de voyance. Seulement en observant certains comportement ou en écoutant certains mots, si je comprends qu’une personne se sens mal à l’aise, angoissée ou triste, je ressens également ces émotions. C’est également pour ça que depuis des années, je m’efforce à être souriante et joyeuse, en mettant tous mes soucis de côté dès que je suis entourée, parce qu’en fait je pensais que c’était ce qu’il fallait pour que les autres se sentent bien. Et même en le faisant, j’avais une énorme boule au ventre, qui grossissait encore et encore dès que je m’efforçais d’être joyeuse au côté de quelqu’un qui ne l’était pas. Je ressentais en fait sa peine, sa tristesse ou sa colère, sauf que moi, je devais parfois cacher la mienne en plus de celle qu’il/elle me transmettait, et parfois, je n’arrivais plus à tenir et j’avais besoin de craquer pour tout évacuer certains jours. 

 

Le fait de comprendre que mon empathie n’était, en quelque sorte, pas toujours contrôlée m’a aidé à répondre à énormément de questions. Je n’étais donc pas seulement faible avec une petit coeur tout fragile, je faisais juste partie de ces personnes qui vivent les choses en plus grand. Et grâce à cette révélation, je peux maintenant comprendre plus facilement mes émotions et essayer de mieux gérer certaines situations ou certaines relations pour mon bien-être. Je peux aussi continuer à profiter des moments de bonheur, qui sont, eux aussi, amplifiés et vécus intensément, ce qui est vraiment merveilleux. Je suis reconnaissante d’être une hypersensible pour les belles choses que cela me procure très souvent. 

 

Si tu fais partie des hyperémotifs, hypersensibles, oui parfois c'est difficile à gérer et à encaisser, mais c'est aussi un énorme avantage la plupart du temps, surtout pour se sentir vivant ! 


18 janvier 2018

J'ai trouvé ma meilleure amie pour la vie

Je me souviens de ma première meilleure amie, en primaire. C'était Hélène, une petite fille blondinette avec des yeux bleus, toute mignonne et j'étais folle d'elle. C'est aussi avec elle que j'ai connu mon premier chagrin d'amitié, ma première déception, l'ignorance, la blessure que ça nous inflige. 

Et puis une fois remise, j'en ai trouvé une autre, puis une autre, et ça durait plus ou moins longtemps, parfois quelques mois, parfois 2 ans... J'avais besoin d'avoir une meilleure amie. 
Alors parfois je m'étais complètement trompée, j'étais la seule à être si attachée, on se servait de moi, j'ai été malheureuse quand je l'ai compris. Certaines ne méritaient vraiment pas mon amour. 
Mais je rencontrais toujours une nouvelle personne, qui me ressemblait plus, qui m'apportait plus, et c'était toujours des coups de coeur, des filles que je n'oublierai jamais tellement je les ai aimé de tout mon coeur. 

Hélène, Mégane, Julie, Harmonie, Claire, Léa, Blandine, Florine... .. .... 

Il y a toujours eu un moment donné, où la relation changeait. J'apprenais qu'elle avait dit des choses méchantes sur moi, je comprenais ou je croyais qu'elle ne m'aimait pas, je commençais à voir des mauvais côtés et à m'éloigner... Et j'ai toujours perdu toutes ces personnes. Il y en a certaines à qui j'en veux encore parfois, que je peux même détester quand je repense à certaines trahisons. Il y en d'autres de qui je garderai toujours un magnifique souvenir, mais ce sont des histoires terminées, c'était génial, mais tout a changé, c'est du passé. 

Et puis l'année dernière, je me suis isolée, parce que j'en ressentais le besoin. Avec le recul je pense que j'ai reçu plein de signes de la vie qui m'ont poussé à le faire. 

Et alors que j'étais toute seule et que je ne faisais que penser aux autres, à toutes celles que j'avais perdu, en essayant encore et encore de comprendre pourquoi, alors que les situations étaient trop différentes à chaque fois, j'ai compris quelque chose. 
La seule et unique personne qui sera toujours avec moi, et qui m'accompagne depuis le début et m'accompagnera jusqu'à la fin : c'est moi-même ! 

C'est grâce à cette révélation que j'ai commencé à tout mettre en oeuvre pour comprendre qui je suis vraiment. En fait, j'ai fais connaissance avec moi-même. Et ensuite je me suis apprivoisé, j'ai appris à m'aimer. Et aujourd'hui j'ai trouvé ma meilleure amie, c'est moi ! Et je sais que je ne serai plus jamais déçue... 

 

Source :https://penseesdamour.files.wordpress.com/2014/02/cc3a2lin-c3a0-soi-mc3aame.jpg

 

09 janvier 2018

Pensée positive matinale

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C'est dans un livre de méditation que j'ai trouvé cette citation, que l'auteur nous conseillait de noter et de déposer sur notre table de chevet. Je l'ai trouvé magnifique, et je compte bien la lire ou la dire tous les matins. 

Voir le soleil tous les jours, c'est une grande chance, non ? Pourquoi chercher toujours plus ? 

Laetitia, dans une de ses vidéos disait quelque chose qui m'a énormément marqué : "Je me suis réveillée ce matin et j'avais mal nulle part ! C'est merveilleux. Certaines personnes se lèvent avec des douleurs." 
Ayant été dans ce cas, tous les matins je vais sourire parce que je n'aurais pas si mal, ou pas mal du tout, et quel bonheur ! 

Vous savez c'est comme quand on a un gros rhume, on se dit : "Mais pourquoi je ne me rendais pas compte à quel point c'est BIEN de pouvoir respirer normalement par le nez !" mais quand le rhume est passé, on ne dit pas qu'on a de la chance ? C'est dommage.

Si on est en bonne santé, on ne devrait avoir aucune raison de se plaindre et on devrait voir à quel point on est chanceux, j'essaie de le faire tous les jours, en pensant que d'autres n'ont pas cette chance, et que je veux leur envoyer beaucoup d'amour et de courage. 

Je voulais absolument partager cette belle pensée. 
Je te souhaite une excellente journée, pleine de positif !

08 novembre 2017

Vivre sans papa - Blessure d'abandon

C’est difficile pour moi de m’expliquer sur certains points de ma vie parce que je sens que je ne peux pas tout dire. Je sens qu’il y a certains événements que j’ai vécu qu’il faut que je garde pour moi, que c’est mal de les exposer, que ça pourrait gêner ceux qui lisent ou que ce serait dévoiler l’intimité d’autres personnes, notamment des personnes de ma famille.
Je vais alors essayer de faire passer mon message sans tout dire. En parlant seulement de ce qui ne me dérange pas du tout et de mon ressenti, parce que j’ai besoin de le faire. 

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Quand j’étais un bébé, vers 1 an et demi, mon père, ou du moins celui qui a mit la petite graine dans le ventre de ma maman, parce que je pense pas pouvoir dire que c’est mon père, est devenu fou. Peut-être qu’il était déjà fou avant d’ailleurs, je n’en sais rien, en tout cas on m’a raconté qu’il est devenu violent et buvait beaucoup. Alors ma maman m’a prit dans ses bras, m’a protégé, et nous nous sommes enfuies loin de lui. Je ne l’ai plus jamais vu. 
J’ai donc grandi avec ma maman qui m’a expliqué tout ça très tôt et je n’ai JAMAIS senti de manque. Je n’ai jamais vu le fait de vivre à deux seulement comme un problème, ça me convenait très bien. Elle m’a apprit de belles valeurs, elle m’a apprit à être juste et je n’avais pas besoin de plus. J’avais aussi plusieurs papas dans ma famille, mon papi, mon parrain, mon oncle.. Ils avaient un peu ce rôle parfois, mais j’étais lucide et tout ça me convenait parfaitement. Je n’ai jamais eu aucun mal à dire aux gens : « je ne connais pas mon père. » et je ne sentais pas de douleur face à ça, c’était « très bien comme ça ». 
Mais, devenant une adulte, je comprends que cet événement, quand j’étais bébé, m’a quand même marqué, malgré tout, inconsciemment. J’ai été fragile sur plusieurs sujets dans ma vie, en grandissant, et j’ai compris que c’était lié à ça plus tard. 

J’ai peur de la violence : Oui, petite, adolescente ou adulte, quand une bagarre explosait près de moi, quand j’étais confrontée à la violence, même dans les films, je ne le supportais pas et je ne le supporte toujours pas. Je me mets à pleurer automatiquement. Alors on s’est beaucoup moqué de moi il y a quelques années, quand certains ado riaient d’une petite « baston » entre un copain et quelqu’un qui cherchait les ennuis. C’était pourtant drôle, il n’y avait pas eu beaucoup de dégâts en plus, et moi j’étais là, assise, en train de pleurer, sans pouvoir m’arrêter… Et bien maintenant vous le saurez : j’ai été face à la violence quand j’étais un bébé, et je ne la supporterai jamais. 

Ma relation avec les garçons est compliqué : Mon plus grand rêve quand j’étais enfant et en grandissant, c’était d’avoir un amoureux. Je tombais toujours amoureuse très vite et très fort. Je me souviens que c’est arrivé dès la maternelle. C’était tellement important pour moi que je me souviens de la sensation que j’avais eu quand j’ai eu mon premier amoureux. Et puis en primaire, il y en a eu 3, ou peut-être 4 (un par an sûrement), mais qu’est-ce que je pensais à eux ! Je rêvais de tout faire avec eux, qu’ils soient près de moi, qu’ils me tiennent la main. Et ça n’a jamais changé. J’ai toujours eu besoin de présence masculine près de moi. Et quand je l’avais enfin, je paniquais à l’idée qu’ils me trompent ou qu’ils s’en aillent. Dieu merci, aujourd’hui j’ai trouvé quelqu’un qui m'a écouté, a compris mes blessures, a su m’accompagner et me prouver qu’il ne me lâcherait pas, et j’ai enfin confiance. 

Je ne supporte pas l’abandon : Voilà le point le plus difficile à gérer, depuis toujours, le plus handicapant. En amour, comme je l’ai expliqué juste avant, mais aussi en amitié, je ne supporte pas qu’on me laisse tomber. Je le vis très mal, il me faut énormément de temps pour m’en remettre, et je crois que je n’oublierai jamais tous les « amis » qui n’ont pas été présents ou qui ont décidé de ne plus être mes amis. Peu importe la raison pour laquelle ils sont partis, parfois j'étais d'accord avec eux, parfois je les comprenais, mais je ne pouvais pas accepter leur départ et la séparation. Je sais très bien que ça doit être affreux pour eux, que ce doit être une pression de sentir que notre ami a autant besoin de nous. Mais c’est comme ça, j’ai beau travailler sur moi. Quand des liens d’amitiés se sont rompus, je ne l’ai jamais oublié. Au point même, parfois, de décider d'abadonner, moi, pour moins sentir cette douleur, et de faire subir ce que je ne veux pas sentir... Parce que pour ceux qui sont partis, dans différentes circonstances et de différentes manières (plus ou moins correctes), j’ai encore une forme de rancoeur qui, quand elle réapparait, me faire bien mal au creux du ventre. Je sais que beaucoup d’anciens amis n’ont jamais compris que ce se soit toujours mal terminé et que j’ai montré tant de difficulté et de réticence quand nous commencions à nous séparer. Si ils lisaient ça, ils comprendraient peut-être. L’abandon, c’est sûrement ce qui me fait le plus peur. Et c’est difficile pour moi d’accepter le fait que ce soit lié à mon « père ». Mais c’est le cas, je l’ai compris avec le temps. Je l’ai aussi compris grâce au livre de Lise Bourbeau -Les 5 blessures qui empêchent d’être soi-même-. C’était clair et net, en le lisant j’ai compris que j’avais cette blessure : la blessure d’abandon. Et qu’effectivement, beaucoup de gens partaient autour de moi, et qu’il fallait que je comprenne que c’était parce que je devais guérir cette blessure. 

J’y travaille, j’y travaille… Tous les jours, quand je pense à ceux qui ne font plus partie de ma vie, et que ça me fait mal. Je pense à régler ça, à voir les choses différemment, à guérir cette blessure. Pour l’instant ce n’est pas gagné, même le fait de sentir que des personnes de ma famille ne me donne pratiquement pas de nouvelles, me donne l’impression que je ne compte pas pour eux et ça me tue. Pourtant je me force à croire que c’est faux, que ça n’a rien à voir avec tout ça, que ce n’est pas grave, qu’ils sont toujours là… 

En tout cas voilà où j’en suis dans mon début de vie d’adulte. J’ai compris que le petit bébé que j’étais a subi quelque chose qui l’a marqué bien plus que je le croyais. J’ai compris que je n’étais pas fragile pour rien, que je ne tombais pas amoureuse aussi intensément pour rien, que je n'étais pas si possessive pour rien, il y avait une raison à tout ça. Et maintenant, il ne me reste plus qu’à travailler sur moi-même, pour mieux vivre avec cette blessure. Et je ne remercierai jamais assez la vie d'avoir mit à mes côtés des hommes aussi extraordinaires que mon papi et mon parrain, pour adoucir tout ça, énormément.

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21 octobre 2017

J'ai affronté une de mes plus grandes peurs

 

Je continue la série de questions du By Gala Project de Laetitia, la question suivante est :

T'aimes-tu ? Es-tu fière de toi ? Pourquoi ? 

Comme je suis pleine de contradictions, il peut y avoir des moments ou des côtés de moi que je n'arrive pas du tout à accepter et que parfois, même, je déteste, mais il y en a beaucoup d'autres que j'adore. En ce moment, je crois que je grandis et je change énormément. Je sens que j'avance vraiment de plus en plus vers la personne adulte que j'ai toujours souhaité devenir. Alors oui je m'aime de plus en plus. Je crois que si je revenais 2 ou 3 ans en arrière, je me rendrais compte à quel point je m'aime par rapport à avant. Je suis également fière de moi. J'ai des principes et des valeurs qui me tiennent très à coeur et je suis très fière de ça parce que je pense que ce sont des belles valeurs, de belles idées. Et puis, petite victoire, j'ai affronté une de mes plus grande peur hier soir ! Je suis allée à un concert toute seule. J'ai souvent peur de la foule, des espaces clos, surtout des salles de concert, et du fait d'être seule entourée d'inconnus, de me sentir gênée et mal dans ma peau. C'était un des meilleurs concerts auquel j'ai assisté et c'est celui ou je me suis le plus lâchée alors je peux dire que ça m'a rendue extrêmement fière.
Je pense être une bonne personne. Je compte continuer à évoluer et à m'épanouir avec moi-même, chaque jour encore plus. 

Et toi ? 

 

Posté par Justine_dlh à 14:21 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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26 septembre 2017

Un joli message

 

« J’aimerai la lumière car elle me montre le chemin
mais je supporterai l’obscurité car elle me montre les étoiles. »

Og Mandino

 

Posté par Justine_dlh à 08:30 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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