25 mars 2018

Je noue - 10 ans

Je continue la série de questions du By Gala Project de Laetitia, la question suivante est :

Quelle est l'expérience qui t'a marqué, en tant qu'enfant ou en tant qu'adulte ? 

Ca fait un moment que je voulais en parler ici et cette question ne me laisse pas le choix, c'est une expérience qui m'a marqué psychologiquement mait aussi physiquement. Il faut que je parle de mon genou. 

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En septembre 2007, c'était, je crois, la première semaine d'école de l'année. Je venais donc de rentrer en 4ème. L'école me stressait, surtout le collège et la rentrée ne m'enchantait jamais, j'étais angoissée la veille, je ne dormais pas, je devais puiser la force que j'avais au fond de moi pour faire comme si de rien n'était en arrivant devant mes camarades. Cette angoisse est arrivée surtout au collège, avec la préadolescence, tout qui change et la bêtise et la méchanceté omniprésente à cette période, dans les cours d'école. En plus du simple fait de devoir aller en cours, certains cours me paniquaient encore plus, comme le sport. A ce moment là, comme beaucoup d'enfants de mon âge, je détestais mon corps, les filles se comparent dans le vestiaire, et parfois se jugent. La performance qu'on va donner pendant le cours va jouer sur notre réputation, les moqueries sont inévitables et moi, j'étais nulle... 

Un ou deux jours avant le cours de sport, j'ai donc commencé à stresser, le soir surtout, seule dans mon lit. Et j'ai prié en disant : J'aimerais me blesser au genou, et je ne serai plus obligée à faire du sport. 
C'est la seule et unique prière qui ait été exaucée aussi bien et aussi rapidement, et je le regrette. 

Je m'en souviens, nous avions 2h de cours de français, on avait le droit à une pause entre les deux, j'étais sous le préau, je parlais dans un petit groupe de filles je crois. Et derrière moi, deux garçons se chamaillaient, jouaient à se bagarrer. Ils sont tombés, sauf qu'il y avait un obstacle, ma jambe. Je passe les détail, mais j'ai vu mon genou (ma rotule, précisémment), à un endroit de mon corps qui n'était pas son endroit habituel. J'ai hurlé comme jamais je ne l'avais fait, d'abord à cause du choc visuel, mais je ne m'attendais pas à ce que toute ma vie change à partir de ce moment. 
J'ai patienté à l'infirmerie pendant deux heures. Il fallait attendre ma mère. Ma rotule s'était remise en place quand un des deux garçon m'avait gentiment relevé, mais la douleur avait débuté à partir de là. Aux urgences, on m'a seulement fait une radio, on m'a dit que j'avais une entorse et on m'a mit un strapping : entre la bande extensible et le platre. 
Mon genou continuait de gonfler parce que j'avais un épanchement, et j'étais bloquée, serrée dans une bande que je ne pouvais pas enlever. J'ai connu à ce moment là, la douleur la plus horrible de toute ma vie, et je criais comme si on me torturait. 
Bien sûr, je me suis fait disputer par l'infirmière (je ne sais même pas si elle était infirmière d'ailleurs) parce que "on n'allait quand même pas m'hospitaliser pour un genou non ?" ... J'aimerais qu'elle me lise, j'aimerais qu'elle sache à quel point ils ont fait n'importe quoi et que 10 ans plus tard, tout est bousillé. 

Bref, je ne vais pas tout raconter en détail mais j'ai été 1 mois et demi allitée. Oui allongée, sans bouger. On me portait jusqu'à la douche, ou bien je me lavais avec des bassines, je faisais mes besoins dans un plat bassin... Et pendant ce temps, au collège, on se moquait de moi et bien entendu on disait que je faisais "DU CHIQUET", du cinéma... 

Pour ma confiance en moi, c'était horrible. Je souffrais véritablement, je ne savais toujours pas ce que j'avais mais c'est sûr, ce n'était pas une entorse. J'étais incapable de bouger à cause de la douleur et on m'accusait de faire semblant. C'était insupportable et en plus de la douleur physique, mon état émotionnel était au plus bas. Je ne m'étais jamais sentie aussi malheureuse. 
Après un mois et demi allongée, j'ai eu un mois et demie pour apprendre à marcher avec des béquilles, pour apprendre à gérer la douleur, pour trouver le courage de l'affronter et commencer la rééducation. Je suis retournée au collège après 3 mois d'absence, je voyais bien qu'on me demandait comment j'allais le premier jour par politesse. Et puis après quelques jours, mes "copines" m'imitaient quand je boitais, avaient des fou-rires pendant que j'avais les larmes aux yeux mais que j'essayais de ne rien montrer pour que les moqueries ne soient pas empirées. 

Je me suis reconstruite, petit à petit, j'ai essayé de reprendre confiance en moi et en mon corps, en mon genou. On me touchait l'épaule, je disais "attention à mon genou". Bien sûr, ça exaspérait les gens : "On n'y a pas touché à ton genou !" ... Bien sûr. 

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 Cinq ans plus tard, après cinq ans de dispenses de sport, je me rends compte que j'ai besoin de me défouler. Pour la première fois de ma vie, j'ai envie d'en faire, j'ai envie de courir, j'ai envie de libérer les émotions qui me pèsent à cause de problèmes familiaux. En cours de sport avec le lycée, c'est une période où on fait de la course et où je suis sensée chronométrer mes camarades, en tant que dispensée à l'année. Mais là, j'ai envie d'essayer, j'ai envie de courir. Je le fais prudemment, mais je me sens mieux. 

Quelques jours plus tard, je suis avec des amis dehors, je joue avec un ballon de football avec un garçon, on s'amuse, on rit, et puis pour me faire perdre l'équilibre, il me met un petit coup derrière le genou. Je tombe immédiatement, je hurle, je sens que quelque chose a bougé et que je dois aller aux urgences. 
A ce moment là j'ai pleuré, énormément... Mais la douleur ne m'atteignait pratiquement pas par rapport à la première fois, je me suis seulement dit : ça recommence. 

A cette blessure, j'étais beaucoup plus forte physiquement, j'étais un peu mieux entourée et j'avais plus de courage pour affronter les contraintes. J'ai vu un chirurgien, il m'a expliqué qu'au collège, mon ligament fémoro-patellaire (je le précise parce que je ne me suis pas fait les croisés, comme beaucoup le pensent, comme c'est le plus commun) s'était pratiquement brisé et qu'il était, depuis, tellement distendue qu'un minuscule coup me l'a rompu. Il fallait m'opérer pour me créer un faux ligament, qui tiendrait tout ça en place. 
Cette année là, j'ai été beaucoup plus courageuse, j'ai tout affronté avec le sourire, je continuais même à faire la fête certains soirs. Ce n'était pas sérieux, j'avais encore plus mal le lendemain, mais j'étais forte et j'étais fière de moi. 

L'opération a été difficile, je ne m'attendais pas à souffrir autant qu'à mon réveil. A vrai dire, je me souviens m'être réveillée en pleurant, je pleurais avant même d'avoir repris conscience tellement c'était douloureux. J'ai eu des anti-douleurs et j'ai dormi et vite retrouvé le sourire. Mais j'étais dans le service de soins intensifs. 
Quand je suis retournée dans ma chambre le lendemain, j'ai passé une nouvelle nuit à la clinique. J'ai appelé une infirmière parce que j'avais besoin de faire pipi, pour qu'elle m'amène un bassin. Elle m'a ordonné de me lever, il le fallait. Il était environ 23h ou minuit, et il fallait que je me lève, alors que personne ne m'avait encore dit de le faire depuis mon opération. Elle m'a accompagné jusqu'à la salle de bain, je souffrais mais j'étais surtout très faible. Et elle est partie. J'ai réussi à retourner jusqu'à mon lit et au moment ou je me suis assise, je ne voyais plus rien, je n'entendais plus rien. Il m'a fallu quelques secondes pour que ça revienne. J'aurais pu faire un malaise, tomber, m'évanouir entre les toilettes et le lit, et peut-être détruire toute mon opération... 
Je sais que ces personnes sont peu nombreuses dans les cliniques et hôpitaux, mais je veux quand même le dire, certains font n'importe quoi et sont tellement désagréables, comme si notre douleur n'était pas légitime, comme si on n'était pas assez malade, comme si les collégiens débiles avaient raisons de se moquer... 

Après ça, il y a eu quelques jours difficiles et douloureux, où je pouvais à peine marcher, et le courage est revenu. J'ai fait ma rééducation avec une motivation que je n'avais jamais ressentie, je me dépassais, je faisais du sport, et ça me faisait beaucoup de bien. 
J'ai pu remarcher, doucement, avec une cicatrice de quelques centimètres et deux vis en plus et avec plus de difficulté qu'après ma première blessure, mais ça s'est remit. 

Jusqu'à la dernière... En 2016, quatre ans après. Je ne saurais pas dire comment j'ai fait, je suis tombée deux fois pendant une soirée arrosée, et c'est deux jours après que j'ai eu une douleur horrible et que mon genou a commencé à gonfler, je ne pouvais plus marcher sans béquilles. Mon ligament m'avait de nouveau laché. J'ai vu un chirurgien à Rouen, une plus grande ville. J'aurais du le faire depuis le début. J'ai appris, après 9 ans, que j'avais un fémur déformé. Il fallait qu'on m'opère et qu'on me fasse 3 opérations d'un coup. On devait me creuser un os, me créer un nouveau ligament et remettre tout bien en place et dans l'axe. 
J'ai du attendre 6 mois avant de me faire opérer, parce que l'opération est tellement rare qu'il n'y a qu'une machine en France pour pouvoir la faire. 

Je me souviens d'une soirée, ou je suis allée faire un pique-nique avec une amie (qui n'est plus une amie aujourd'hui). J'étais donc en béquilles et j'attendais mon opération. Je pouvais marcher un peu sans, puisque ma tolérance à la douleur était maintenant très forte. Et cette fille m'a raconté avec tellement de peine, qu'une de ses amis était terriblement malchanceuse parce qu'elle devait se faire opérer des ligaments croisés, et qu'elle allait être un mois en rééducation (environ)... Elle me disait ça à moi, qui était en béquille à côté d'elle. Alors bien sûr, les croisés, je n'en doute pas, c'est douloureux. C'est le genou, je pense que la douleur est similaire, et qu'est-ce que ça fait mal ! Ma kiné me l'avait dit, le genou et l'épaule, c'est le plus douloureux. Mais j'avais l'impression qu'on ne me prenait toujours pas au sérieux. On plaignait une amie pour une opération qui, je le sais, peut permettre de remarcher en 1 mois ! Ca faisait pratiquement 5 mois que je ne pouvais pas marcher, et la suite allait être encore plus longue. 

Honnêtement, c'est exactement pour ce genre de choses débiles que j'ai entendu que je suis si traumatisée par tout ce que les autres peuvent ignorer d'une blessure importante. Et c'est pour ça aussi que j'ai besoin d'en parler. Etre en béquilles, c'est déjà très difficile, et personne ne s'en rend compte. Peut-être parce qu'en général, des béquilles, ça dure le temps d'une fameuse entorse, cette entorse qu'on m'avait diagnostiqué.. Et qu'ensuite tout repart. 
Mais pour moi ce n'est pas le cas, et je sais très bien que des gens vivent en béquilles, tout le temps. Et je leur souhaite le plus de courage possible pour garder le sourire. 

Bref, l'opération est arrivée, j'y suis allée sereinement, avec une petite appréhension mais en sachant plus ou moins ce qui m'attendait, je savais que j'allais souffrir. Le chirurgien m'avait dit que je sortirai le jour même, ou le lendemain. Je suis restée deux semaines à la clinique. Deux amies sont venues me voir en deux semaines. J'ai eu la chance d'avoir un amoureux qui venait tous les jours, en plus de son travail qui l'épuisait. Quand je suis rentrée, je ne pouvais pratiquement rien faire, je marchais comme un escargot, et il a tout géré, je ne le remercierai jamais assez. Plus personne ne m'a rendu visite, j'ai perdu un bon nombre d'amis, mais j'avais trouvé un amour plus fort que tout. Ma rééducation a duré 9 mois. Je suis restée plus d'un an en béquilles. 

Ca fait 10 ans que tout a commencé, j'ai passé environ 2 ans et demi de ma vie en tout avec des béquilles ou allongée avec la jambe immobilisée. J'ai connu la sensation de me déplacer en fauteuil roulant et les visages totalement différents quand je levais le regard. J'ai connu les gens qui regardaient ailleurs, ceux qui regardaient ma jambe, parce que l'envie de savoir ce que j'ai est apparemment trop intense. Maintenant j'ai une cicatrice d'une vingtaine de centimètres et trois vis dans la jambe. L'été, quand je mets un short ou une jupe, les gens baissent le regard jusqu'à celle-ci. Je comprends, ce n'est pas commun, et en fait ça ne me dérange pas. Oui je suis marquée, mais pas autant que je l'ai été psychologiquement. 

Mon chirurgien me l'a dit, si mon opération ne tient pas, j'aurais une protèse, un faux genou, c'est la prochaine étape. Il y a certains jours ou je ne peux presque plus marcher. Je suis reconnue comme handicapée auprès de la MDPH, et je ne peux plus faire de sport ou danser comme je le voudrais. Cette blessure a changé de nombreuses choses dans ma vie, à plusieurs périodes de ma vie et elle influencera encore les années à venir, mais c'est devenue une de mes plus grandes forces. 


03 mars 2018

Vivre son adolescence seule...

Je continue la série de questions du By Gala Project de Laetitia, la question suivante est :

Quelle est la chose la plus courageuse que tu aies pu réaliser ?

Sans trop rentrer dans les détails, je dirais que, d'avoir réussi à me construire et à vivre mon adolescence sans parents (avec des figures parentales présentes tout de même, mais pas quotidiennement) a été la chose la plus courageuse que j'ai réussi à faire. Surmonter les doutes, les questionnements, les humeurs et réactions parfois difficiles à contrôler toute seule pendant cette période, et devenir une adulte responsable et totalement en accord avec mes valeurs, j'en suis fière. 
Je pense également à mes trois blessures au genou, même si je n'avais pas vraiment le choix. Mais je trouve que j'ai été très courageuse pour les deux opérations que j'ai du subir et que je me suis battue le plus possible pour guérir et me remettre au plus vite, sachant que tout serait plus difficile à faire tout de même par la suite. Mais je crois que j'en reparlerai plus en détail ici un jour. 

Et toi ?

08 février 2018

Hyperémotivité, fragilité, hypersensibilité ou empathie surdimensionnée… ?

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 Cela fait seulement quelques mois que j’ai répondu à une question qui me tourmentait depuis toujours. Je crois avoir toujours été quelqu’un de très sensible, qui pleure très facilement, bien que je me sois forcée à moins le faire en public depuis quelques années. Il me semble également que j’ai toujours connu des gros moments de stress, même pour pas grand chose, comme le fait de seulement devoir aller à l’école, ou dans certains cours. Parfois même, je ne comprenais pas que cette douleur qui me prenait tout près du coeur était en fait du stress ; je sentais seulement que j’avais du mal à respirer, surtout avant de dormir. Plus tard, j’ai compris que j’étais surtout très tourmentée par des problèmes ou des questions existentielles dès que je n’étais pas occupée, et que mes insomnies venaient de ces tourmentes. Après m’être posé énormément de questions sur ces émotions qui me submergeaient, en ayant remarqué que je pouvais être très triste pour très peu et très heureuse pour peu également, j’ai compris que mes contacts faisaient partie de tout ça, même sans le vouloir. Effectivement, je n’étais pas toujours bien entourée, et beaucoup de personnes malveillantes ou hypocrites me faisaient de la peine. Mais ce n’est pas ce que je veux dire ; je savais que j’aimais beaucoup observer les autres. Etant une petite fille, puis une jeune fille toujours très discrète de nature, j’ai prit l’habitude de plutôt écouter et regarder les autres. Et finalement, je me suis rendue compte qu’une de mes plus grosses qualités, surement LA plus grosse, était un peu trop extrême pour moi et qu’elle ne m’aidait pas toujours, c’est l’empathie. ("toute qualité, poussée à son extrême devient un défaut" P. Van Haver) J’ai toujours essayé de me servir de mes connaissances, de mon vécu et de cette qualité pour aider les gens que j’aimais, en me mettant à leur place. Mais j’ai compris il y’a quelques mois que même sans le vouloir, je ressentais souvent les émotions des personnes qui m’entourent, et malheureusement, elles ne sont pas toujours positives. Je ne veux pas dire par là que j’ai un don extraordinaire de voyance. Seulement en observant certains comportement ou en écoutant certains mots, si je comprends qu’une personne se sens mal à l’aise, angoissée ou triste, je ressens également ces émotions. C’est également pour ça que depuis des années, je m’efforce à être souriante et joyeuse, en mettant tous mes soucis de côté dès que je suis entourée, parce qu’en fait je pensais que c’était ce qu’il fallait pour que les autres se sentent bien. Et même en le faisant, j’avais une énorme boule au ventre, qui grossissait encore et encore dès que je m’efforçais d’être joyeuse au côté de quelqu’un qui ne l’était pas. Je ressentais en fait sa peine, sa tristesse ou sa colère, sauf que moi, je devais parfois cacher la mienne en plus de celle qu’il/elle me transmettait, et parfois, je n’arrivais plus à tenir et j’avais besoin de craquer pour tout évacuer certains jours. 

 

Le fait de comprendre que mon empathie n’était, en quelque sorte, pas toujours contrôlée m’a aidé à répondre à énormément de questions. Je n’étais donc pas seulement faible avec une petit coeur tout fragile, je faisais juste partie de ces personnes qui vivent les choses en plus grand. Et grâce à cette révélation, je peux maintenant comprendre plus facilement mes émotions et essayer de mieux gérer certaines situations ou certaines relations pour mon bien-être. Je peux aussi continuer à profiter des moments de bonheur, qui sont, eux aussi, amplifiés et vécus intensément, ce qui est vraiment merveilleux. Je suis reconnaissante d’être une hypersensible pour les belles choses que cela me procure très souvent. 

 

Si tu fais partie des hyperémotifs, hypersensibles, oui parfois c'est difficile à gérer et à encaisser, mais c'est aussi un énorme avantage la plupart du temps, surtout pour se sentir vivant ! 

06 février 2018

Oh comme le monde me semble grand...

A chaque fois que je vois de gros flocons de neige tomber, j'ai l'impression que c'est un miracle.. Tout ça à cause du dessin animé que j'ai le plus regardé dans mon enfance : Anastasia
Pour moi, la neige c'est un signe de l'univers, comme pour elle, c'est magique, c'est un message que la nature m'envoie. 
J'étais la plus heureuse de la sentir tomber délicatement sur mon visage hier 🌨❄️

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Anastasia - Voyage dans le temps

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18 janvier 2018

J'ai trouvé ma meilleure amie pour la vie

Je me souviens de ma première meilleure amie, en primaire. C'était Hélène, une petite fille blondinette avec des yeux bleus, toute mignonne et j'étais folle d'elle. C'est aussi avec elle que j'ai connu mon premier chagrin d'amitié, ma première déception, l'ignorance, la blessure que ça nous inflige. 

Et puis une fois remise, j'en ai trouvé une autre, puis une autre, et ça durait plus ou moins longtemps, parfois quelques mois, parfois 2 ans... J'avais besoin d'avoir une meilleure amie. 
Alors parfois je m'étais complètement trompée, j'étais la seule à être si attachée, on se servait de moi, j'ai été malheureuse quand je l'ai compris. Certaines ne méritaient vraiment pas mon amour. 
Mais je rencontrais toujours une nouvelle personne, qui me ressemblait plus, qui m'apportait plus, et c'était toujours des coups de coeur, des filles que je n'oublierai jamais tellement je les ai aimé de tout mon coeur. 

Hélène, Mégane, Julie, Harmonie, Claire, Léa, Blandine, Florine... .. .... 

Il y a toujours eu un moment donné, où la relation changeait. J'apprenais qu'elle avait dit des choses méchantes sur moi, je comprenais ou je croyais qu'elle ne m'aimait pas, je commençais à voir des mauvais côtés et à m'éloigner... Et j'ai toujours perdu toutes ces personnes. Il y en a certaines à qui j'en veux encore parfois, que je peux même détester quand je repense à certaines trahisons. Il y en d'autres de qui je garderai toujours un magnifique souvenir, mais ce sont des histoires terminées, c'était génial, mais tout a changé, c'est du passé. 

Et puis l'année dernière, je me suis isolée, parce que j'en ressentais le besoin. Avec le recul je pense que j'ai reçu plein de signes de la vie qui m'ont poussé à le faire. 

Et alors que j'étais toute seule et que je ne faisais que penser aux autres, à toutes celles que j'avais perdu, en essayant encore et encore de comprendre pourquoi, alors que les situations étaient trop différentes à chaque fois, j'ai compris quelque chose. 
La seule et unique personne qui sera toujours avec moi, et qui m'accompagne depuis le début et m'accompagnera jusqu'à la fin : c'est moi-même ! 

C'est grâce à cette révélation que j'ai commencé à tout mettre en oeuvre pour comprendre qui je suis vraiment. En fait, j'ai fais connaissance avec moi-même. Et ensuite je me suis apprivoisé, j'ai appris à m'aimer. Et aujourd'hui j'ai trouvé ma meilleure amie, c'est moi ! Et je sais que je ne serai plus jamais déçue... 

 

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10 décembre 2017

Que d'émotions en une journée...

Je voulais te parler de la journée que j'ai passé hier, le Samedi 9 décembre 2017. 
J'avoue que j'ai aussi envie d'en parler pour pouvoir l'écrire quelque part et m'en souvenir, parce que j'ai adoré cette journée. 

Je me suis réveillée assez tard. Comme chaque week-end, je me couche plus tard pour profiter, et je dors autant que j'en ai besoin pour récupérer. Comme beaucoup qui travaillent le semaine et ont leur week-end quoi.. Et puis vers midi, avec mon boubou, mon amoureux, on a décidé de regarder à quoi ressemblait l'enterrement de Johnny. 
L'annonce de sa mort m'avait fait un gros choc. Je n'ai jamais été une grande grande fan mais il m'a toujours fait beaucoup rire, et je trouvais sa musique incroyable. Je l'aimais vraiment bien. Je ne m'y attendais pas, contrairement à d'autres. Quand je l'ai appris, j'ai donc été assez choquée et j'ai versé une larme dans le bus, tout en me disant que je me souviendrai toujours de ce moment, que ce sera comme pour Mickael Jackson : on se souviendra tous de l'endroit et la façon dont on a appris la mort de Johnny. (d'ailleurs, je me suis dit aussi plusieurs fois : que Dieu nous laisse Charles Aznavour et Mimi Drucker le plus longtemps possible ahah). J'ai pensé très fort à sa famille et ses petites filles, qui sont encore jeunes pour vivre ça... Ensuite je me suis rappelé tous les souvenirs liés à lui, j'ai appelé ma mère pour en parler avec elle, j'en avais besoin. J'ai souri en pensant à lui plusieurs fois dans la journée. Puis après quelques heures, je me suis rendue compte que je ne réalisais pas vraiment finalement. 
Hier, sans y penser de façon intense comme au tout début, quand j'avais appris la nouvelle, je décide donc de mettre son enterrement à la télé. On arrive au moment où ils emmènent le cercueil dans l'église. On voit tous ces gens, ces milliers de gens. On voit tous ces visages qu'on connait, ces célébrités, dont on savait qu'ils étaient plus ou moins proches de lui : Guillaume Canet et Marion Cotillard, Maxime Nucci, Matthieu Chedid, Dany Boon, Line Renaud et Michel Drucker, parmis tant d'autres. On découvre la tristesse sur leur visage, celui de Maxime Nucci était bouleversant. Puis Laeticia et ses petites, dans les bras l'une de l'autre pour se soutenir. Les discours sont forts, et ses amis musiciens commencent à jouer. Je ne pensais pourtant pas que ça m'arriverait, mais qu'est-ce que j'ai pleuré ! Je me sentais triste, qu'un homme aussi important pour la musique soit parti. Je me sentais triste de voir à quel point ses amis, des personnalité que j'aime aussi étaient malheureux. Mais je me sentais surtout très heureuse de voir à quel point la musique réunnissait tout ce monde et d'entendre comme c'était beau, le son de leur guitare dans cette église. Les discours étaient de plus en plus magnifiques au fur et à mesure, et ce qu'ils jouaient me touchait en plein coeur, jusqu'au bout. On a donc finalement passé 3h devant notre écran, et j'ai du passer la moitié du temps à pleurer à chaudes larmes. Je regardais par la fenêtre à certains moments. Il pleuvait, une pluie différente, comme si le monde entier était touché par ce qui arrivait, peut-être Johnny lui-même, qui avait rejoint le ciel à ce moment. Je comprends qu'on ne l'ai pas forcément aimé, les gens qui ne connaissent pas la musique ou qui ne sont pas touchés comme je le suis par la musique étaient bougons de voir autant son visage et d'entendre autant son nom. Mais soyez respectueux, c'était quelqu'un d'incroyable ! 

Après tant d'émotions, je me sentais libérée de cette tristesse, j'avais versé beaucoup de larmes, qu'est-ce que ça fait du bien parfois ! On avait prévu d'aller au cinéma avec mon boubou, alors j'ai mit de la musique pour aller me préparer : -Gabrielle-, ma chanson préférée, -L'envie- que j'adore chanter pour me défouler, -Oh ma joli Sarah-, que je trouve très mélodieuse, -Ma gueule- qui est la préférée de mon chéri et que j'adore aussi. 

Johnny Hallyday - Gabrielle

Nous nous sommes un peu promené en amoureux, c'était agréable, on se sentait bien après tout ça, on avait rendu hommage à notre façon. Et puis nous nous sommes installé dans la salle de cinéma. On allait voir -Santa & Cie-, le film de Noël de Chabat, ou le film de Chabat qui parle de Noël. Voir du Chabat, c'était la bonne idée pour rire, et voir un film de Noël, ça n'a jamais vraiment été mon truc, mais allez, j'étais prête à me laisser embarquer, pour voir.
Depuis quelques années, j'avoue que j'ai perdu la magie de Noël dans mon petit coeur. Il y a 7 ou 8 ans, j'en ai passé quelques-uns que j'ai trouvé plutôt affreux. Et depuis c'était compliqué, disons que je préférais que cette période passe assez vite. J'ai repris un peu gout à ce moment quand j'ai repassé Noël avec mes cousins, comme quand j'étais petite. J'ai apprécié doucement le fait d'être en famille, de partager la soirée du réveillon avec eux, d'offrir et de recevoir quelques cadeaux. Mais le sapin, le père Noël, la neige, les étoiles, la magie... Bof, ça n'étais plus vraiment dans mon coeur.
Donc pour ce film, j'étais plus convaincue par Chabat que par Noël, même si je lui faisais confiance pour m'embarquer dans un film différents de ceux qui passent sur M6 tout le mois de décembre, bien évidemment. 
Et bien... Qu'est-ce que j'ai été surprise ! Dès le début du film, j'ai souri et je me suis plongée dedans, tout en me disant "Qu'est-ce que j'aime le cinéma, le cinéma français, qu'est-ce qu'il est bon ce Chabat !" Et je me suis prit des vagues et des vagues d'émotions en pleine poire du début à la fin. Les décors, l'ambiance, les personnages, l'humour, les enfants, la famille, l'absurde... Tout m'a embarqué et m'a vraiment touché. J'avais des étoiles dans les yeux, et je me disais tout le long : ça y est, j'ai envie de recroire au Père Noël, pour même me dire en sortant : Mais j'y recrois en fait ! Il existe, bien sûr ! 
C'est sûr, j'achèterai le dvd quand il sortira, et si je ne le regarde pas 20 fois comme beaucoup d'autres films de ce réalisateur, je le regarderai au moins tous les ans, au mois de décembre, et je le montrerai à mes enfants, quand ils commenceront à douter. 
Chacun en pensera ce qu'il veut, mais moi, je suis fan d'Alain Chabat et j'ai vraiment adoré ce merveilleux film, comme la petite fille que j'étais adorait Noël ! 

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Nous sommes rentré à la maison, j'avais passé une journée bouleversante, du début à la fin, je voulais qu'elle reste dans ma mémoire pour toujours. 

03 décembre 2017

2 artistes dont j'ai envie de parler

J'ai mit il y a quelques jours une chanson qui s'appelle -Ma douce- ici. J'avais eu un véritable coup de coeur grâce aux découvertes de la semaine de Spotify. J'ai écouté tous les albums de l'artiste, Barcella. Et j'en suis tombée amoureuse. C'est un poète, il trouve des liens entre tous les mots, il joue avec, comme si c'était d'une simplicité enfantine. Je dis enfantine parce que c'est un mot qui lui correspond complètement aussi. Il faut écouter pour comprendre, je vais mettre 2 chansons qui, pour moi,  représentent bien ce que peut faire cet artiste incroyable. 

Barcella - T'es belle

Barcella - Abracadabra (2012).

Et hier, en regardant une interview de Baptiste Lecaplain, qui est un de mes humoristes préférés depuis quelques années, j'ai découvert Ben Mazué qui est un de ses amis. La façon dont il en a parlé m'a donné envie d'en découvrir plus. Je trouvais que les quelques chansons de Barcella qui parlent d'amour étaient de magnifiques déclarations, avec ce côté enfantin qui me charmait tant. Je trouvais qu'il était l'un des meilleurs que j'ai connu pour en faire, mais Ben Mazué lui fait maintenant une énorme concurrence en ce qui concerne les chansons d'amour, et même au niveau de sa façon d'utiliser les mots. Bon et puis, je dois le dire, je le trouve tellement beau ! 

Guillaume Poncelet & Ben Mazué "10 ans de nous" au Studio Davout

Ben Mazué - J'attends (Session acoustique) ft. Pomme

Bon je découvre aujourd'hui Ben Mazué que je connais moins pour l'instant mais je crois que je ne vais pas choisir, je vais les aimer tous les deux, beaucoup ! 


J'espère, si tu ne les connais pas, t'avoir permis de découvrir ces 2 merveilleux artistes, et que tu les apprécies autant que moi. A bientôt !

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08 novembre 2017

Vivre sans papa - Blessure d'abandon

C’est difficile pour moi de m’expliquer sur certains points de ma vie parce que je sens que je ne peux pas tout dire. Je sens qu’il y a certains événements que j’ai vécu qu’il faut que je garde pour moi, que c’est mal de les exposer, que ça pourrait gêner ceux qui lisent ou que ce serait dévoiler l’intimité d’autres personnes, notamment des personnes de ma famille.
Je vais alors essayer de faire passer mon message sans tout dire. En parlant seulement de ce qui ne me dérange pas du tout et de mon ressenti, parce que j’ai besoin de le faire. 

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Quand j’étais un bébé, vers 1 an et demi, mon père, ou du moins celui qui a mit la petite graine dans le ventre de ma maman, parce que je pense pas pouvoir dire que c’est mon père, est devenu fou. Peut-être qu’il était déjà fou avant d’ailleurs, je n’en sais rien, en tout cas on m’a raconté qu’il est devenu violent et buvait beaucoup. Alors ma maman m’a prit dans ses bras, m’a protégé, et nous nous sommes enfuies loin de lui. Je ne l’ai plus jamais vu. 
J’ai donc grandi avec ma maman qui m’a expliqué tout ça très tôt et je n’ai JAMAIS senti de manque. Je n’ai jamais vu le fait de vivre à deux seulement comme un problème, ça me convenait très bien. Elle m’a apprit de belles valeurs, elle m’a apprit à être juste et je n’avais pas besoin de plus. J’avais aussi plusieurs papas dans ma famille, mon papi, mon parrain, mon oncle.. Ils avaient un peu ce rôle parfois, mais j’étais lucide et tout ça me convenait parfaitement. Je n’ai jamais eu aucun mal à dire aux gens : « je ne connais pas mon père. » et je ne sentais pas de douleur face à ça, c’était « très bien comme ça ». 
Mais, devenant une adulte, je comprends que cet événement, quand j’étais bébé, m’a quand même marqué, malgré tout, inconsciemment. J’ai été fragile sur plusieurs sujets dans ma vie, en grandissant, et j’ai compris que c’était lié à ça plus tard. 

J’ai peur de la violence : Oui, petite, adolescente ou adulte, quand une bagarre explosait près de moi, quand j’étais confrontée à la violence, même dans les films, je ne le supportais pas et je ne le supporte toujours pas. Je me mets à pleurer automatiquement. Alors on s’est beaucoup moqué de moi il y a quelques années, quand certains ado riaient d’une petite « baston » entre un copain et quelqu’un qui cherchait les ennuis. C’était pourtant drôle, il n’y avait pas eu beaucoup de dégâts en plus, et moi j’étais là, assise, en train de pleurer, sans pouvoir m’arrêter… Et bien maintenant vous le saurez : j’ai été face à la violence quand j’étais un bébé, et je ne la supporterai jamais. 

Ma relation avec les garçons est compliqué : Mon plus grand rêve quand j’étais enfant et en grandissant, c’était d’avoir un amoureux. Je tombais toujours amoureuse très vite et très fort. Je me souviens que c’est arrivé dès la maternelle. C’était tellement important pour moi que je me souviens de la sensation que j’avais eu quand j’ai eu mon premier amoureux. Et puis en primaire, il y en a eu 3, ou peut-être 4 (un par an sûrement), mais qu’est-ce que je pensais à eux ! Je rêvais de tout faire avec eux, qu’ils soient près de moi, qu’ils me tiennent la main. Et ça n’a jamais changé. J’ai toujours eu besoin de présence masculine près de moi. Et quand je l’avais enfin, je paniquais à l’idée qu’ils me trompent ou qu’ils s’en aillent. Dieu merci, aujourd’hui j’ai trouvé quelqu’un qui m'a écouté, a compris mes blessures, a su m’accompagner et me prouver qu’il ne me lâcherait pas, et j’ai enfin confiance. 

Je ne supporte pas l’abandon : Voilà le point le plus difficile à gérer, depuis toujours, le plus handicapant. En amour, comme je l’ai expliqué juste avant, mais aussi en amitié, je ne supporte pas qu’on me laisse tomber. Je le vis très mal, il me faut énormément de temps pour m’en remettre, et je crois que je n’oublierai jamais tous les « amis » qui n’ont pas été présents ou qui ont décidé de ne plus être mes amis. Peu importe la raison pour laquelle ils sont partis, parfois j'étais d'accord avec eux, parfois je les comprenais, mais je ne pouvais pas accepter leur départ et la séparation. Je sais très bien que ça doit être affreux pour eux, que ce doit être une pression de sentir que notre ami a autant besoin de nous. Mais c’est comme ça, j’ai beau travailler sur moi. Quand des liens d’amitiés se sont rompus, je ne l’ai jamais oublié. Au point même, parfois, de décider d'abadonner, moi, pour moins sentir cette douleur, et de faire subir ce que je ne veux pas sentir... Parce que pour ceux qui sont partis, dans différentes circonstances et de différentes manières (plus ou moins correctes), j’ai encore une forme de rancoeur qui, quand elle réapparait, me faire bien mal au creux du ventre. Je sais que beaucoup d’anciens amis n’ont jamais compris que ce se soit toujours mal terminé et que j’ai montré tant de difficulté et de réticence quand nous commencions à nous séparer. Si ils lisaient ça, ils comprendraient peut-être. L’abandon, c’est sûrement ce qui me fait le plus peur. Et c’est difficile pour moi d’accepter le fait que ce soit lié à mon « père ». Mais c’est le cas, je l’ai compris avec le temps. Je l’ai aussi compris grâce au livre de Lise Bourbeau -Les 5 blessures qui empêchent d’être soi-même-. C’était clair et net, en le lisant j’ai compris que j’avais cette blessure : la blessure d’abandon. Et qu’effectivement, beaucoup de gens partaient autour de moi, et qu’il fallait que je comprenne que c’était parce que je devais guérir cette blessure. 

J’y travaille, j’y travaille… Tous les jours, quand je pense à ceux qui ne font plus partie de ma vie, et que ça me fait mal. Je pense à régler ça, à voir les choses différemment, à guérir cette blessure. Pour l’instant ce n’est pas gagné, même le fait de sentir que des personnes de ma famille ne me donne pratiquement pas de nouvelles, me donne l’impression que je ne compte pas pour eux et ça me tue. Pourtant je me force à croire que c’est faux, que ça n’a rien à voir avec tout ça, que ce n’est pas grave, qu’ils sont toujours là… 

En tout cas voilà où j’en suis dans mon début de vie d’adulte. J’ai compris que le petit bébé que j’étais a subi quelque chose qui l’a marqué bien plus que je le croyais. J’ai compris que je n’étais pas fragile pour rien, que je ne tombais pas amoureuse aussi intensément pour rien, que je n'étais pas si possessive pour rien, il y avait une raison à tout ça. Et maintenant, il ne me reste plus qu’à travailler sur moi-même, pour mieux vivre avec cette blessure. Et je ne remercierai jamais assez la vie d'avoir mit à mes côtés des hommes aussi extraordinaires que mon papi et mon parrain, pour adoucir tout ça, énormément.

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28 septembre 2017

Retour dans le passé

Je me souviens avoir écouté cette chanson une petite centaine de fois quand j'étais petite et que je dansais comme une folle toute seule dans ma chambre. Quand je la réécoute, j'avoue que j'ai tendance à refaire complètement la même chose, même 10 ans plus tard. 

Ini Kamoze - Here Comes the Hotstepper

 

Posté par Justine_dlh à 08:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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