13 janvier 2018

Attends-moi le monde, j'arrive

Agrandis moi, force la ferveur 
Répond moi, inspire mes peurs 
Porte ma croix juste quelques heures et 
Donne moi la foi, inspire mes peurs 
Termine de signer entre les hommes l’idylle 
qui va me décider à rester anti-cynique 
Résiste à mes idées qu’on scie la branche sur laquelle on est assis sacré, donne moi des signes 

Attends moi le monde j’arrive j’arrive j’arrive 
Je réveillais l’espoir j’arrive j’arrive j'arrive 
Je cherchais en qui croire j’arrive j’arrive 

Excuse mes fautes dis qu’c’était pas si grave que c’est des ecchymoses, des bobos dis moi que tout est possible-sible à ceux qui bravent l’importance c’est pas de toucher la cible, mais c’est de la viser 
J’apprends qu’avec ton souffle, seulement assez fou pour compter surtout sur toi surtout sur toi 
J’apprends qu’avec ton souffle, seulement assez fou pour compter surtout sur toi surtout sur toi 

Attends moi le monde j’arrive j’arrive j’arrive 
Je réveillais l’espoir j’arrive j’arrive j’arrive 
Je cherchais en qui croire j’arrive j’arrive 

CHANGE, INVENTE, ARRACHE, CREE, CHARGE, COGNE, BALAFRE-LES, dès qu’ils te disent que c’est foutu, que c’est foutu, tu les fais taire 
Change, invente, arrache, créer, charge, cogne, balafre les, dès qu’ils te disent que c’est foutu, que c’est foutu, tu les fais taire
Change, invente, arrache, créer, charge, cogne, balafre les, dès qu’ils te disent que c’est foutu, que c’est foutu, tu les fais taire 
Change, invente, arrache, créer, charge, cogne, balafre les, dès qu’ils te disent que c’est foutu, que c’est foutu, tu les fais taire 
Change, invente, arrache, créer, charge, cogne, balafre les, dès qu’ils te disent que c’est foutu, que c’est foutu, tu les fais taire 

Attends moi le monde j’arrive j’arrive j’arrive 
Je réveillais l’espoir j’arrive j’arrive j’arrive 
Attends moi le monde j’arrive j’arrive j’arrive
Je cherchais en qui croire j’arrive j’arrive, j’arrive 
Je réveillais l’espoir j’arrive j’arrive j’arrive 
Change, invente, arrache, créer, charge, cogne, balafre les, dès qu’ils te disent que c’est foutu, que c’est foutu, tu les fais taire

Ben Mazué - J'arrive

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11 janvier 2018

Attraversiamo !

Cette année, je veux lire, lire et encore lire.. 
J'ai quand même fait fort l'année dernière en lisant en bonne quinzaine de livre, tous les Harry Potter y compris.. Et j'ai donc prit goût à la lecture.. Mieux, je crois que je me suis trouvé une nouvelle passion ! 

J'ai donc finis mon premier livre de l'année : -Mange, Prie, Aime- de Elisabeth Gilbert. 
J'avais vu le film, il y a quelques mois, dans lequel Julia Roberts est d'une beauté comme j'ai rarement vu... 
J'avais aimé les thèmes abordés dans ce film alors comme à mon habitude, j'adore pouvoir mettre ces images que j'ai vu dans un film, dans ma mémoire pour les améliorer pendant que je lis le livre. 

Le livre m'a encore plus plu ! 

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Mon petit résumé : 
Liz ne se sent plus heureuse dans son mariage, elle est au bord de la dépression, elle ne sait pas comment changer cette situation. Un soir, elle s'effondre complètement pendant que son mari dort, elle s'enferme dans la salle de bain, et comme beaucoup d'humain au bord du gouffre, elle décide de prier. Et elle entend des réponses à ses questions. Elle décide de divorcer ! 
La dépression qui l'attendait profite de ce divorce pour s'emparer d'elle. 
Elle rencontre un autre homme, mais elle est blessée, tout est plus compliqué, elle pense sans arrêt aux échecs de ses relations amoureuses et elle n'arrive pas à se sortir de ce mal-être. Elle repense alors à un sorcier qu'elle avait rencontré quelques temps plus tôt à Bali, qui lui avait dit qu'elle y retournerait. Elle pense au voyage, et elle décide de partir : En Italie, puis en Inde et à Bali pour finir.
En Italie, elle découvre les joies de l'architecture romaine, de la mentalité italienne et bien-sûr, de la bonne nourriture. 
En Inde, elle tente, par la méditation, de rencontrer son Dieu intérieur et améliore sa spiritualité de jour en jour, en trouvant des réponses à ses questions. 
A Bali, elle cherche un équilibre, apprends à comprendre la culture des balinais et retrouve définitivement le bonheur. 

Mon avis : 
J'ai eu du mal à entrer vraiment dans le livre, je n'avais pas spécialement une grande envie de me remettre à le lire chaque soir. Je crois que ce qui m'a empêcher d'être complètement dedans dans la première partie du livre, c'est le fait qu'elle parle de nourriture italienne délicieuse plusieurs fois. Qu'est-ce que ça me donnait faim ! Quand je lisais tard avant de dormir, ce n'était pas une bonne idée. Mais ensuite, j'ai plongé dedans et j'ai décidé de plutôt manger le livre, et à une vitesse folle. J'ai voyagé avec elle, et qu'est-ce que ça fait du bien. J'ai pu apprendre sur ma propre spiritualité en l'accompagnant en Inde. Et j'ai énormément appris et été passionnée par la culture balinaise, pas toute rose et pleine de soleil d'ailleurs. Ensuite, j'ai adoré la voir atteindre doucement le bonheur, se remettre en question, grandir et changer et l'accompagner dans tout ça. J'ai adoré les gens qu'elle a rencontré, surtout Ketut, le sorcier indien et Yudhi, ce balinais amoureux de l'Amérique et des Etats-Unis, à l'histoire bouleversante et à la personnalité fabuleuse. 
J'ai eu la sensation de découvrir ces pays et de rencontrer ces personnes. 
J'ai eu l'occasion de me questionner et d'améliorer mes idées spirituelles, avec elle. 
J'ai vraiment adoré ce livre, et je te conseille de le lire pour apprendre plein de choses toi aussi. 

Les 2 citations du livre qui m'ont le plus marquées : 
- « Attraversiamo » qui veut dire : traversons en Italien et qui est son mot préféré. Je l’aime beaucoup moi aussi, j’ai pu traversé toutes les étapes du voyage avec elle. 
- Et cette réflexion sur Dieu dans laquelle je me suis tellement retrouvé : Dieu, écrit Dante, n’est pas tant une vision aveuglante de la glorieuse lumière, il est avant-tout ‘l’amour che move il sole e l’astre telle’, ‘l’amour qui fait se mouvoir le soleil et les autres étoiles’ » 

Dis-moi si tu serais intéressée pour que je te donne mon avis à chaque fin de mes lectures ?
Je voulais simplement te parler de ce livre parce que je crois qu'il restera marqué dans mon esprit pendant très longtemps. Et donc, comme toujours, je partage ! Je demande mais si j'ai un nouveau coup de coeur aussi gros que celui-ci, je partagerai forcément ici aussi. A très vite !

09 janvier 2018

Pensée positive matinale

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C'est dans un livre de méditation que j'ai trouvé cette citation, que l'auteur nous conseillait de noter et de déposer sur notre table de chevet. Je l'ai trouvé magnifique, et je compte bien la lire ou la dire tous les matins. 

Voir le soleil tous les jours, c'est une grande chance, non ? Pourquoi chercher toujours plus ? 

Laetitia, dans une de ses vidéos disait quelque chose qui m'a énormément marqué : "Je me suis réveillée ce matin et j'avais mal nulle part ! C'est merveilleux. Certaines personnes se lèvent avec des douleurs." 
Ayant été dans ce cas, tous les matins je vais sourire parce que je n'aurais pas si mal, ou pas mal du tout, et quel bonheur ! 

Vous savez c'est comme quand on a un gros rhume, on se dit : "Mais pourquoi je ne me rendais pas compte à quel point c'est BIEN de pouvoir respirer normalement par le nez !" mais quand le rhume est passé, on ne dit pas qu'on a de la chance ? C'est dommage.

Si on est en bonne santé, on ne devrait avoir aucune raison de se plaindre et on devrait voir à quel point on est chanceux, j'essaie de le faire tous les jours, en pensant que d'autres n'ont pas cette chance, et que je veux leur envoyer beaucoup d'amour et de courage. 

Je voulais absolument partager cette belle pensée. 
Je te souhaite une excellente journée, pleine de positif !

07 janvier 2018

Je ne suis pas blogueuse

En Mai 2017, j'ai créé ce blog. J'avais Tumblr mais je voulais avoir un vrai blog. Un blog de partage ! 

Pour faire connaître un blog, il y a, entre autres, Hellocoton. Et sur Hellocoton, on découvre des milliers de blogs à notre tour. 

On peut vite se sentir bien nulle quand on va sur Hellocoton. Il y a des blogs très intéressants et des blogs très très jolis et des blogs qui fonctionnent parfaitement à chaque nouvel article publié, sans exception. 

Ce qui me pose problème, c'est que j'ai remarqué qu'il faut, apparemment, suivre certains codes pour que notre blog fonctionne et soit lu. Il faut absolument avoir un design qui attire, sinon on ferme la page. Ca veut dire que tout doit être beau ? Le contenu est secondaire ? Je trouve ça vraiment dommage. 

J'ai remarqué aussi beaucoup de blogs dont les sujets sont à peu près tous les mêmes, et on n'apprend pas grand chose. 

J'ai remarqué les articles volontairement différents, pour se démarquer, pour que les gens lisent et se disent : "Wouaaa, ça change, c'est original." Mais régulièrement, je les sentais faux, je ne sentais pas de réelle conviction. 

J'ai vu les techniques des blogueuses, pour obtenir des commentaires. J'ai eu l'impression d'être dans un univers totalement hypocrite, où on se force à aller commenter le blog de quelqu'un pour qu'il vienne sur le notre, ou bien qu'on y va par "obligation" parce que l'autre a eu la gentillesse de nous mettre un commentaire. L'impression de revenir à ce fameux "1 com -> j'en rends 10" à l'époque des Skyblogs, à l'époque de la pré-adolescence, bien que maintenant on fasse l'effort de s'intéresser un minimum au sujet de l'article pour pouvoir écrire une phrase ayant un rapport avec celui-ci, c'est déjà sympa, c'est vrai. 

Il y a les blogs avec un sacré contenu, hyper riche, hyper intéressant, hyper différent, qui n'ont pas un seul commentaire, simplement parce que c'est écrit en noir, sur fond blanc, et que les gens ne prennent pas la peine de s'arrêter. 

Il y a les photos aussi. Quand on publie un nouvel article, il se partage automatiquement sur Hellocoton, et si on n'a pas mit de photo, il y a une grande image toute grise au dessus du titre de notre nouvel article. Et c'est moche, c'est gris, alors on n'a pas envie d'aller lire. Alors il y a ces superbes photos, pastelles ou pleines de couleurs, lumineuses, qui attirent l'oeil et qui prennent plus de place que tout le reste de l'article qui ne parlaient pourtant pas à un seul moment de photo ! Et ça marche.
J'ai donc vu aussi ces blogs, remplis de superbes photos, des photos que j'avais vu ailleurs, des photos qu'ils/elles ont prise sur internet, parce qu'ils/elles veulent juste des chiffres, des vus, des likes, des commentaires. 

 

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J'ai rencontré aussi des personnes. Je suis tombée sur des blogs, et là, magie ! Je n'avais plus l'impression d'être simplement sur un site, un joli site. J'étais en train de lire les mots d'une personne. Et je commente, la personne me répond, la personne est touchée. La personne est réelle, a des sentiments et ça se voit, elle est passionnée par ce qu'elle dit. 
Quand on sent la passion, tout est beaucoup plus beau, et je suis contente de voir qu'il y en a. Ces blogs qu'on suit, auxquels on s'abonne. On attend la suite, avec impatience et on lit d'une façon différente, parce qu'on aime les idées de quelqu'un...

J'ai l'impression qu'il y en a trop peu, malheureusement. 

Je voulais préciser, en ce début d'année, que je n'ai pas fait un blog pour me sentir blogueuse. J'ai fait un blog parce que j'aime partager, écrire me libère souvent et parce que j'adore faire découvrir au monde ce qui me fait vibrer, parce que je voudrais que tout le monde puisse ressentir ce que je ressens. Et non pas parce que j'aimerais que tout le monde regarde ce que j'ai la chance de ressentir ou d'avoir. Je veux le transmettre. 
Je voulais préciser que je ne commenterai jamais les articles qui ne m'ont servi à rien, même si j'aimerais que tu vois mon blog, même si tu as eu la gentillesse de réagir à ce que j'ai publié. Je ne serai jamais hypocrite pour qu'on me lise. 
J'écris pour ceux que ça intéresse, je partage ce que j'aime, et ça plaira à ceux qui aiment ce genre de contenu. 
Je ne ferai jamais d'articles juste parce que je sais que c'est tendance, et que je serai peut-être mise en avant. 
Je ne serai jamais fausse, je resterai moi. 

Je ne ferai jamais en sorte d'être lue à tout prix, et de plaire à tout le monde. 

Je continuerai à partager, avant tout pour moi. 
C'est grâce à ça que je suis touchée par chaque réaction, parce que je sais qu'elles sont pures et qu'elles sont sincères. 
Et je suis super heureuse d'avoir un blog qui me ressemble et ou je suis libre de dire et faire tout ce que je veux ! 

Je veux être une partageuse, pas une blogueuse ! 

05 janvier 2018

Reste concentrée sur le présent

Je continue la série de questions du By Gala Project de Laetitia, la question suivante est :

As-tu un regret ? Si oui, lequel ? 

J"en ai, c'est sûr. Je commence à réfléchir en me disant que je ne dois rien regretter puisque ce que je suis devenue, c'est grâce à tout ce que j'ai fait. Mais je crois qu'il y a quand même des petites choses qui ont été inutiles. Comme commencer à fumer, même si j'ai (de nouveau) arrêté. Ou bien avoir redonner des chances à des gens qui m'avaient déçu et trompé, pour que ça se termine encore plus mal. Ne pas aller au bout de plusieurs choses aussi, mais ça me permet aujourd'hui de me forcer pour ne pas reproduire ce genre d'erreur. Mais ce sont tout de même des expériences, je pourrai en parler. Ca fait parti de mon passé. Restons concentré sur le présent !

Et toi ? 


03 janvier 2018

Case départ - Ben Mazué

« Vas-y parle de toi 
Vas-y dis les 
Propulse, pousse, impulse 
Use des muses naturelles 
Et plie les
Raconte leur, Dis leur ta vie
Tourne pas le dos a ton récit
Reste dans le vécu
Voila ce qu'on m'dit
Alors j'y vais
...
Moi j'ai eu ma dose d'espoir, ma dose de paroles câlines, ma dose de square et ma dose de Janis Joplin
J'ai voyagé tout p'tit, couvert un monde dont l'appétit de découverte s'étendait bien au delà de Paris.
...
Qu'est-ce que tu fais de tous les regards, tu les affrontes
De la j'découvre que m'exhiber me fait pas baliser
Que les chansons que j'écoute me font bien frisonner
J'caresse ma plume comme un exutoire
De la j'découvre l'écriture un soir par des gens qui savent depuis longtemps comment on s'y prend pour... pour transformer des mots en larmes, des phrases en armes.

Depuis j'écris même si c'est raté
Pour éviter de voir mes sens éclater
Vider ma conscience, ma souffrance, ma liberté, ma délivrance
Et depuis je doute sans arrêt
Je doute sans arrêt 
J'écris, je doute sans arrêt
Je doute sans arrêt
Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué
Pourquoi faire humble quand on veut un peu s'piquer
Pourquoi n'pas remettre en cause le fonctionnement de tout ça
Ce serait facile de les suivre mais regarde à les voir ça... ça marche pas
On m'a dit qu'on prend pas la route, on la fait
On m'a dit qu'un chemin ça se fraye au coupe-coupe
Si ça t'effraies dis toi que dans cette terre d'errance..
T'auras besoin que d'une assurance
D'être là où on t'attend pas
Prendre le temps de passer par.. la case départ
Souvent où l'on t'attend pas.. non, non
Là où l'on t'attend pas
Prendre le temps d'passer par la casé départ
...
Moi j'suis sur une terre d'errance il ne m'faudra qu'une assurance
D'être là où l'on m'attend pas
J'prend l'temps d'passer par.. la case départ
Souvent là où l'on m'attend pas
Ou l'on m'attend pas non non. »

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20 décembre 2017

Je ne me maquille plus depuis 5 ans

J'ai commencé à m'intéresser au maquillage très très tôt. Forcément, petite, je voulais être une grande, alors je voulais mettre des talons et me maquiller (qu'est-ce que j'aurais aimé comprendre que je faisais n'importe quoi...). Il m'arrivait donc de le faire pour m'amuser, à partir du collège je pense, quand j'étais à la maison. 
Un jour, j'ai mit du fard à paupière rose flashy pour aller en cours, pensant que j'étais plus jolie et que, sûrement, le garçon qui me plaisait à l'époque s'intéresserait forcément à moi comme ça. Je me suis faite gronder devant toute la classe par une vieille prof d'histoire qui m'a ordonné d'aller me démaquiller avec de l'eau aux toilettes. Je me suis frotté les yeux tellement fort pour être sûre que tout parte, en plus de pleurer de honte, que j'ai fini ma journée avec la moitié du visage rouge écarlate. 
C'était sûrement un premier signe qui me montrait que je n'étais vraiment pas faite pour ça. 

Au lycée, j'ai commencé à me maquiller plus régulièrement. On a des boutons qui apparaissent, on commence à changer, alors on essaie de ressembler le plus possible à ce qu'on voudrait. Je crois qu'en seconde, c'était très léger, juste du mascara et un peu de crayon. Je ne me souviens pas exactement. Par contre, quand j'ai rencontré mon premier vrai copain, mon rapport au maquillage a changé et il est devenu bien plus présent. En fait, je crois que je suis tombée sur un garçon qui aimait beaucoup les artifices et pour qui, une femme, c'est du maquillage, des cheveux lissés et des talons hauts. Il m'achetait des vêtements (des robes) et des talons que j'avais toujours peur de porter parce que je n'ai jamais su marcher avec. Mais je voulais tellement lui plaire... Et il me faisait bien comprendre que si je n'étais pas maquillée et coiffée, il ne serait pas super heureux de sortir à mes côtés. Alors j'ai exécuté, en croyant que j'étais belle uniquement comme ça, puisque c'est comme ça que je lui plaisais le plus. 

collage

Après que ce garçon m'ait trompé, parce que c'était quelqu'un de mauvais de A à Z, je me suis séparée de lui pendant 9 mois. J'ai continué à me maquiller, même sûrement encore plus, parce que je devais de nouveau plaire aux autres, et je croyais que c'était comme ça que ça arriverait. Et puis je me suis remise avec lui. J'étais malheureuse, il faut le dire, et très stressée par cette relation. 
Lors d'un voyage scolaire en Terminale, j'ai eu de gros problèmes de peau. Je ne sais pas si c'est l'auberge dans laquelle on logeait qui était insalubre ou bien ma relation qui m'angoissait tellement mais j'ai fait une crise d'eczéma aigue. Je suis rentrée en France avec toute la peau des bras et du cou partie, j'étais à vif. J'avais le visage gonflé, rouge, bourssoufflé. C'était affreux. Je ne pouvais pratiquement plus bouger le haut de mon corps et j'étais dans un état pitoyable. Forcément je ne pouvais pas me maquiller, sinon tout empirait, puis je n'en avais aucune envie. De toutes façons, j'étais bloquée chez moi pendant une ou deux semaines je pense, le temps que je soigne tout ça. 

Quand ma peau s'est guérie, c'était comme si j'avais mué, ma peau s'était renouvelée et elle était toute douce ! J'avais un traitement pour mon eczéma, je pouvais donc faire plus attention. Je me suis regardée dans mon mirroir, et là, j'ai eu le déclic ! Je me suis trouvée plutôt jolie. Ma peau était tellement redevenue saine. Ce jour là, j'ai décidé que je n'avais plus besoin de maquillage. Non seulement, je n'étais pas affreuse sans, mais en plus, j'arrêterai d'infliger à ma peau des horreurs. 

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Alors je n'ai pas décidé de ne plus jamais me maquiller de toute ma vie. Seulement je le ferai quand je l'aurai décidé, MOI. Et ça, c'était un grand changement dans ma façon de penser et j'en suis tellement fière. J'avais enfin compris que je ne me maquillais jamais pour moi, juste pour plaire ou faire plaisir à d'autres. 
Quand ça m'arrivait d'avoir envie de changer un peu de tête, pour une soirée ou un événement particulier, alors je mettais un peu de maquillage végétal ou naturel, très léger et ça suffisait. Mais ça a dû m'arriver une dizaine de fois en 5 ans je pense. Ah oui, je mets seulement du baume à lèvre coloré régulièrement, parce que je trouve ça mignon. Comme on peut le voir sur la photo, je pouvais me mettre de sacrées couches pour faire une simple photo avant. Et qu'est-ce que je préfère me voir sur des photos au naturel maintenant. 

J'ai appris à découvrir mon visage, mon vrai visage, à en prendre soin sans lui infliger quoi que ce soit contre ma volonté et à l'aimer comme il est. Depuis, quand je me vois maquillée, je me trouve laide. Et j'ai même, sans le vouloir, commencé à trouver les femmes naturelles 100 fois plus belles que celles qui se maquillent. 
En fait, je trouve que le maquillage a encore prit une autre importance depuis quelques années, à cause des youtubeuses beautés qui apprennent comment se mettre 36000 produits tous les jours sur le visage. Et quand je regarde les femmes et les jeunes filles dans la rue, j'ai l'impression qu'elles ont toutes mit le même masque, avec le rouge à lèvre foncé et le teint coloré. Alors je les confonds toutes. Par contre, quand je vois des visages naturels, je découvre une personne, des émotions, des traits différents, et je trouve ça magnifique !

Je n'ai rien contre le maquillage, léger, pour mettre en valeur les traits qu'on aime, les talons pour se grandir un peu, les jolis vêtements qui nous font nous sentir bien dans notre peau... Mais à partir du moment où quelqu'un porte des talons sans savoir marcher avec, en s'infligeant des douleurs aux pieds toute la journée ou soirée, que ses vêtements ne reflètent rien de ce qu'elle est et que son maquillage est trop présent, au point qu'on ne sache pas qui est la personne une fois démaquillée, la je trouve ça plutôt lamentable.. A la rigueur, a un certain âge plus avancé, je peux comprendre qu'on ai envie de cacher un peu plus d'imperfections, mais avant... Qu'est-ce qu'on doit cacher ? Rien ! Toutes les filles sont belles, il suffit de regarder aux bons endroits et tu verras !! . Ce qui est intéressant, c'est qui tu es, toi, ce que tu aimes, ce que tu penses. Le reste, ce à quoi tu ressembles, j'y vois beaucoup moins d'intérêt.

Ce que je veux dire surtout, c'est que le maquillage n'est pas un moyen d'être plus féminine, vraiment pas. D'ailleurs des garçons se maquillent, parce qu'ils en ont envie, donc rien à voir. Le maquillage doit être un choix, qui vient de soi et qui n'est pour personne d'autre que soi. Et ce n'est pas non plus un moyen d'être belle !!!! La beauté n'est la même pour personne. Si tu trouves que tu es moche sans maquillage, crois-moi, tu te trompes complètement et ceux qui t'ont appris ça se trompe complètement aussi. Apprends à aimer qui tu es vraiment, tu trouveras toujours d'autres gens pour qui tu seras la représentation de leur beauté et qui te trouveront magnifique ! 

Je suis naturelle et j'en suis tellement fière ! 

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LES YEUX DLA TETE - SOIS BELLE ET TAIS TOI

22 novembre 2017

La bienveillance

Je continue la série de questions du By Gala Project de Laetitia, la question suivante est :

Quelle est la chose la plus importante à tes yeux ? 

La bienveillance ! Avant j'aurais probablement répondu "les autres, mes proches, ma famille", tandis que maintenant je réfléchis et je pense même à répondre "prendre soin de moi (pour pouvoir prendre soin des autres)". Alors pour résumer, ce qui est le plus important c'est la bienveillance, envers tout le monde, envers soi-même. 

Et pour toi ?

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18 novembre 2017

aiMe

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C'est l'histoire de Lila et Mo, qui tombent amoureux l'un de l'autre, dès la première rencontre et qui s'aiment réellement, profondément, et pour tout ce qu'ils sont. Lila est bègue et en a honte parce que beaucoup se moquent d'elle, alors elle ne veut plus parler. Mo est illétré et refuse de le dire à qui que ce soit et d'être confronté à son problème. Malheureusement, tout le temps, ils y sont confrontés, parce que la communication est plus compliquée pour eux, mais tous les deux, ils arrivent à se parler et à se comprendre. 

Je suis sortie de la salle avec une énorme compassion pour toutes les personnes qui souffrent de ces "handicaps". Je ne me rendais pas compte à quel point leur vie pouvait être difficile et douloureuse et grâce à Sara Forestier, j'ai vraiment compris. 

Je tiens à dire aussi que j'ai été très surprise par Redouanne Harjane. Je l'avais vu dans 2 autres films, où il avait des seconds rôles assez drôles, puisque c'est un humoriste également. Mais son personnage dans ce film est tellement fort, et il l'interprète tellement bien ! C'est un très grand acteur. 
En ce qui concerne Sara Forestier, elle est donc devenue une nouvelle icone pour moi, elle est sublime, et j'avoue que j'aime beaucoup le fait qu'elle soit si naturelle !

Allez voir ce film ! 

Je mets ce tweet que j'ai lu juste après être sortie du cinéma, dans lequel est très bien expliqué tout ce que j'avais eu en tête pendant que je le regardais. 

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08 novembre 2017

Vivre sans papa - Blessure d'abandon

C’est difficile pour moi de m’expliquer sur certains points de ma vie parce que je sens que je ne peux pas tout dire. Je sens qu’il y a certains événements que j’ai vécu qu’il faut que je garde pour moi, que c’est mal de les exposer, que ça pourrait gêner ceux qui lisent ou que ce serait dévoiler l’intimité d’autres personnes, notamment des personnes de ma famille.
Je vais alors essayer de faire passer mon message sans tout dire. En parlant seulement de ce qui ne me dérange pas du tout et de mon ressenti, parce que j’ai besoin de le faire. 

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Quand j’étais un bébé, vers 1 an et demi, mon père, ou du moins celui qui a mit la petite graine dans le ventre de ma maman, parce que je pense pas pouvoir dire que c’est mon père, est devenu fou. Peut-être qu’il était déjà fou avant d’ailleurs, je n’en sais rien, en tout cas on m’a raconté qu’il est devenu violent et buvait beaucoup. Alors ma maman m’a prit dans ses bras, m’a protégé, et nous nous sommes enfuies loin de lui. Je ne l’ai plus jamais vu. 
J’ai donc grandi avec ma maman qui m’a expliqué tout ça très tôt et je n’ai JAMAIS senti de manque. Je n’ai jamais vu le fait de vivre à deux seulement comme un problème, ça me convenait très bien. Elle m’a apprit de belles valeurs, elle m’a apprit à être juste et je n’avais pas besoin de plus. J’avais aussi plusieurs papas dans ma famille, mon papi, mon parrain, mon oncle.. Ils avaient un peu ce rôle parfois, mais j’étais lucide et tout ça me convenait parfaitement. Je n’ai jamais eu aucun mal à dire aux gens : « je ne connais pas mon père. » et je ne sentais pas de douleur face à ça, c’était « très bien comme ça ». 
Mais, devenant une adulte, je comprends que cet événement, quand j’étais bébé, m’a quand même marqué, malgré tout, inconsciemment. J’ai été fragile sur plusieurs sujets dans ma vie, en grandissant, et j’ai compris que c’était lié à ça plus tard. 

J’ai peur de la violence : Oui, petite, adolescente ou adulte, quand une bagarre explosait près de moi, quand j’étais confrontée à la violence, même dans les films, je ne le supportais pas et je ne le supporte toujours pas. Je me mets à pleurer automatiquement. Alors on s’est beaucoup moqué de moi il y a quelques années, quand certains ado riaient d’une petite « baston » entre un copain et quelqu’un qui cherchait les ennuis. C’était pourtant drôle, il n’y avait pas eu beaucoup de dégâts en plus, et moi j’étais là, assise, en train de pleurer, sans pouvoir m’arrêter… Et bien maintenant vous le saurez : j’ai été face à la violence quand j’étais un bébé, et je ne la supporterai jamais. 

Ma relation avec les garçons est compliqué : Mon plus grand rêve quand j’étais enfant et en grandissant, c’était d’avoir un amoureux. Je tombais toujours amoureuse très vite et très fort. Je me souviens que c’est arrivé dès la maternelle. C’était tellement important pour moi que je me souviens de la sensation que j’avais eu quand j’ai eu mon premier amoureux. Et puis en primaire, il y en a eu 3, ou peut-être 4 (un par an sûrement), mais qu’est-ce que je pensais à eux ! Je rêvais de tout faire avec eux, qu’ils soient près de moi, qu’ils me tiennent la main. Et ça n’a jamais changé. J’ai toujours eu besoin de présence masculine près de moi. Et quand je l’avais enfin, je paniquais à l’idée qu’ils me trompent ou qu’ils s’en aillent. Dieu merci, aujourd’hui j’ai trouvé quelqu’un qui m'a écouté, a compris mes blessures, a su m’accompagner et me prouver qu’il ne me lâcherait pas, et j’ai enfin confiance. 

Je ne supporte pas l’abandon : Voilà le point le plus difficile à gérer, depuis toujours, le plus handicapant. En amour, comme je l’ai expliqué juste avant, mais aussi en amitié, je ne supporte pas qu’on me laisse tomber. Je le vis très mal, il me faut énormément de temps pour m’en remettre, et je crois que je n’oublierai jamais tous les « amis » qui n’ont pas été présents ou qui ont décidé de ne plus être mes amis. Peu importe la raison pour laquelle ils sont partis, parfois j'étais d'accord avec eux, parfois je les comprenais, mais je ne pouvais pas accepter leur départ et la séparation. Je sais très bien que ça doit être affreux pour eux, que ce doit être une pression de sentir que notre ami a autant besoin de nous. Mais c’est comme ça, j’ai beau travailler sur moi. Quand des liens d’amitiés se sont rompus, je ne l’ai jamais oublié. Au point même, parfois, de décider d'abadonner, moi, pour moins sentir cette douleur, et de faire subir ce que je ne veux pas sentir... Parce que pour ceux qui sont partis, dans différentes circonstances et de différentes manières (plus ou moins correctes), j’ai encore une forme de rancoeur qui, quand elle réapparait, me faire bien mal au creux du ventre. Je sais que beaucoup d’anciens amis n’ont jamais compris que ce se soit toujours mal terminé et que j’ai montré tant de difficulté et de réticence quand nous commencions à nous séparer. Si ils lisaient ça, ils comprendraient peut-être. L’abandon, c’est sûrement ce qui me fait le plus peur. Et c’est difficile pour moi d’accepter le fait que ce soit lié à mon « père ». Mais c’est le cas, je l’ai compris avec le temps. Je l’ai aussi compris grâce au livre de Lise Bourbeau -Les 5 blessures qui empêchent d’être soi-même-. C’était clair et net, en le lisant j’ai compris que j’avais cette blessure : la blessure d’abandon. Et qu’effectivement, beaucoup de gens partaient autour de moi, et qu’il fallait que je comprenne que c’était parce que je devais guérir cette blessure. 

J’y travaille, j’y travaille… Tous les jours, quand je pense à ceux qui ne font plus partie de ma vie, et que ça me fait mal. Je pense à régler ça, à voir les choses différemment, à guérir cette blessure. Pour l’instant ce n’est pas gagné, même le fait de sentir que des personnes de ma famille ne me donne pratiquement pas de nouvelles, me donne l’impression que je ne compte pas pour eux et ça me tue. Pourtant je me force à croire que c’est faux, que ça n’a rien à voir avec tout ça, que ce n’est pas grave, qu’ils sont toujours là… 

En tout cas voilà où j’en suis dans mon début de vie d’adulte. J’ai compris que le petit bébé que j’étais a subi quelque chose qui l’a marqué bien plus que je le croyais. J’ai compris que je n’étais pas fragile pour rien, que je ne tombais pas amoureuse aussi intensément pour rien, que je n'étais pas si possessive pour rien, il y avait une raison à tout ça. Et maintenant, il ne me reste plus qu’à travailler sur moi-même, pour mieux vivre avec cette blessure. Et je ne remercierai jamais assez la vie d'avoir mit à mes côtés des hommes aussi extraordinaires que mon papi et mon parrain, pour adoucir tout ça, énormément.

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