13 janvier 2018

Attends-moi le monde, j'arrive

Agrandis moi, force la ferveur 
Répond moi, inspire mes peurs 
Porte ma croix juste quelques heures et 
Donne moi la foi, inspire mes peurs 
Termine de signer entre les hommes l’idylle 
qui va me décider à rester anti-cynique 
Résiste à mes idées qu’on scie la branche sur laquelle on est assis sacré, donne moi des signes 

Attends moi le monde j’arrive j’arrive j’arrive 
Je réveillais l’espoir j’arrive j’arrive j'arrive 
Je cherchais en qui croire j’arrive j’arrive 

Excuse mes fautes dis qu’c’était pas si grave que c’est des ecchymoses, des bobos dis moi que tout est possible-sible à ceux qui bravent l’importance c’est pas de toucher la cible, mais c’est de la viser 
J’apprends qu’avec ton souffle, seulement assez fou pour compter surtout sur toi surtout sur toi 
J’apprends qu’avec ton souffle, seulement assez fou pour compter surtout sur toi surtout sur toi 

Attends moi le monde j’arrive j’arrive j’arrive 
Je réveillais l’espoir j’arrive j’arrive j’arrive 
Je cherchais en qui croire j’arrive j’arrive 

CHANGE, INVENTE, ARRACHE, CREE, CHARGE, COGNE, BALAFRE-LES, dès qu’ils te disent que c’est foutu, que c’est foutu, tu les fais taire 
Change, invente, arrache, créer, charge, cogne, balafre les, dès qu’ils te disent que c’est foutu, que c’est foutu, tu les fais taire
Change, invente, arrache, créer, charge, cogne, balafre les, dès qu’ils te disent que c’est foutu, que c’est foutu, tu les fais taire 
Change, invente, arrache, créer, charge, cogne, balafre les, dès qu’ils te disent que c’est foutu, que c’est foutu, tu les fais taire 
Change, invente, arrache, créer, charge, cogne, balafre les, dès qu’ils te disent que c’est foutu, que c’est foutu, tu les fais taire 

Attends moi le monde j’arrive j’arrive j’arrive 
Je réveillais l’espoir j’arrive j’arrive j’arrive 
Attends moi le monde j’arrive j’arrive j’arrive
Je cherchais en qui croire j’arrive j’arrive, j’arrive 
Je réveillais l’espoir j’arrive j’arrive j’arrive 
Change, invente, arrache, créer, charge, cogne, balafre les, dès qu’ils te disent que c’est foutu, que c’est foutu, tu les fais taire

Ben Mazué - J'arrive

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11 janvier 2018

Attraversiamo !

Cette année, je veux lire, lire et encore lire.. 
J'ai quand même fait fort l'année dernière en lisant en bonne quinzaine de livre, tous les Harry Potter y compris.. Et j'ai donc prit goût à la lecture.. Mieux, je crois que je me suis trouvé une nouvelle passion ! 

J'ai donc finis mon premier livre de l'année : -Mange, Prie, Aime- de Elisabeth Gilbert. 
J'avais vu le film, il y a quelques mois, dans lequel Julia Roberts est d'une beauté comme j'ai rarement vu... 
J'avais aimé les thèmes abordés dans ce film alors comme à mon habitude, j'adore pouvoir mettre ces images que j'ai vu dans un film, dans ma mémoire pour les améliorer pendant que je lis le livre. 

Le livre m'a encore plus plu ! 

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Mon petit résumé : 
Liz ne se sent plus heureuse dans son mariage, elle est au bord de la dépression, elle ne sait pas comment changer cette situation. Un soir, elle s'effondre complètement pendant que son mari dort, elle s'enferme dans la salle de bain, et comme beaucoup d'humain au bord du gouffre, elle décide de prier. Et elle entend des réponses à ses questions. Elle décide de divorcer ! 
La dépression qui l'attendait profite de ce divorce pour s'emparer d'elle. 
Elle rencontre un autre homme, mais elle est blessée, tout est plus compliqué, elle pense sans arrêt aux échecs de ses relations amoureuses et elle n'arrive pas à se sortir de ce mal-être. Elle repense alors à un sorcier qu'elle avait rencontré quelques temps plus tôt à Bali, qui lui avait dit qu'elle y retournerait. Elle pense au voyage, et elle décide de partir : En Italie, puis en Inde et à Bali pour finir.
En Italie, elle découvre les joies de l'architecture romaine, de la mentalité italienne et bien-sûr, de la bonne nourriture. 
En Inde, elle tente, par la méditation, de rencontrer son Dieu intérieur et améliore sa spiritualité de jour en jour, en trouvant des réponses à ses questions. 
A Bali, elle cherche un équilibre, apprends à comprendre la culture des balinais et retrouve définitivement le bonheur. 

Mon avis : 
J'ai eu du mal à entrer vraiment dans le livre, je n'avais pas spécialement une grande envie de me remettre à le lire chaque soir. Je crois que ce qui m'a empêcher d'être complètement dedans dans la première partie du livre, c'est le fait qu'elle parle de nourriture italienne délicieuse plusieurs fois. Qu'est-ce que ça me donnait faim ! Quand je lisais tard avant de dormir, ce n'était pas une bonne idée. Mais ensuite, j'ai plongé dedans et j'ai décidé de plutôt manger le livre, et à une vitesse folle. J'ai voyagé avec elle, et qu'est-ce que ça fait du bien. J'ai pu apprendre sur ma propre spiritualité en l'accompagnant en Inde. Et j'ai énormément appris et été passionnée par la culture balinaise, pas toute rose et pleine de soleil d'ailleurs. Ensuite, j'ai adoré la voir atteindre doucement le bonheur, se remettre en question, grandir et changer et l'accompagner dans tout ça. J'ai adoré les gens qu'elle a rencontré, surtout Ketut, le sorcier indien et Yudhi, ce balinais amoureux de l'Amérique et des Etats-Unis, à l'histoire bouleversante et à la personnalité fabuleuse. 
J'ai eu la sensation de découvrir ces pays et de rencontrer ces personnes. 
J'ai eu l'occasion de me questionner et d'améliorer mes idées spirituelles, avec elle. 
J'ai vraiment adoré ce livre, et je te conseille de le lire pour apprendre plein de choses toi aussi. 

Les 2 citations du livre qui m'ont le plus marquées : 
- « Attraversiamo » qui veut dire : traversons en Italien et qui est son mot préféré. Je l’aime beaucoup moi aussi, j’ai pu traversé toutes les étapes du voyage avec elle. 
- Et cette réflexion sur Dieu dans laquelle je me suis tellement retrouvé : Dieu, écrit Dante, n’est pas tant une vision aveuglante de la glorieuse lumière, il est avant-tout ‘l’amour che move il sole e l’astre telle’, ‘l’amour qui fait se mouvoir le soleil et les autres étoiles’ » 

Dis-moi si tu serais intéressée pour que je te donne mon avis à chaque fin de mes lectures ?
Je voulais simplement te parler de ce livre parce que je crois qu'il restera marqué dans mon esprit pendant très longtemps. Et donc, comme toujours, je partage ! Je demande mais si j'ai un nouveau coup de coeur aussi gros que celui-ci, je partagerai forcément ici aussi. A très vite !

03 janvier 2018

Case départ - Ben Mazué

« Vas-y parle de toi 
Vas-y dis les 
Propulse, pousse, impulse 
Use des muses naturelles 
Et plie les
Raconte leur, Dis leur ta vie
Tourne pas le dos a ton récit
Reste dans le vécu
Voila ce qu'on m'dit
Alors j'y vais
...
Moi j'ai eu ma dose d'espoir, ma dose de paroles câlines, ma dose de square et ma dose de Janis Joplin
J'ai voyagé tout p'tit, couvert un monde dont l'appétit de découverte s'étendait bien au delà de Paris.
...
Qu'est-ce que tu fais de tous les regards, tu les affrontes
De la j'découvre que m'exhiber me fait pas baliser
Que les chansons que j'écoute me font bien frisonner
J'caresse ma plume comme un exutoire
De la j'découvre l'écriture un soir par des gens qui savent depuis longtemps comment on s'y prend pour... pour transformer des mots en larmes, des phrases en armes.

Depuis j'écris même si c'est raté
Pour éviter de voir mes sens éclater
Vider ma conscience, ma souffrance, ma liberté, ma délivrance
Et depuis je doute sans arrêt
Je doute sans arrêt 
J'écris, je doute sans arrêt
Je doute sans arrêt
Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué
Pourquoi faire humble quand on veut un peu s'piquer
Pourquoi n'pas remettre en cause le fonctionnement de tout ça
Ce serait facile de les suivre mais regarde à les voir ça... ça marche pas
On m'a dit qu'on prend pas la route, on la fait
On m'a dit qu'un chemin ça se fraye au coupe-coupe
Si ça t'effraies dis toi que dans cette terre d'errance..
T'auras besoin que d'une assurance
D'être là où on t'attend pas
Prendre le temps de passer par.. la case départ
Souvent où l'on t'attend pas.. non, non
Là où l'on t'attend pas
Prendre le temps d'passer par la casé départ
...
Moi j'suis sur une terre d'errance il ne m'faudra qu'une assurance
D'être là où l'on m'attend pas
J'prend l'temps d'passer par.. la case départ
Souvent là où l'on m'attend pas
Ou l'on m'attend pas non non. »

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01 janvier 2018

Cette année 2018, qu'est-ce que ça va donner ?

BONNE ANNEE A TOI !!!!! 
Merci d'être ici, à me lire. 

Je te souhaite une douce année, je te souhaite plein d'amour, de soleil, de musique et de découvertes merveilleuses ! 

J'ai envie de parler bonnes résolutions.. Oui j'en ai encore ! Ou plutôt j'en ai de nouveau. L'année dernière a tellement été riche en nouveauté, en améliorations, en apprentissages.. Je veux continuer sur cette lancée. 

J'ai décidé de partager ma petite liste avec toi, et j'aimerais aussi que tu me dises si tu en as, toi aussi. Ca peut donner des idées, et surtout de la motivation de les écrire quelque part, pour s'y accrocher un peu plus. 

1. Un nouveau livre à complêter !!! 

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Ca y est, on peut commencer à écrire nos petites pensées positives tous les jours. J'ai offert le livre à mes proches, pour pouvoir partager tout ça avec eux, je suis super heureuse de pouvoir sentir la présence de Laetitia tous les jours, à chaque petit moment où j'ouvrirai son livre. Si tu ne l'as pas, je te conseille vraiment de l'acheter ! 

2. Manger plus sainement

A la fin de l'année 2016, je cuisinais beaucoup, je m'améliorais énormément et je commençais à avoir des idées de repas assez variés. Puis j'ai été alitée après l'opération de mon genou, et c'est mon chéri qui m'a nourri, bref, j'ai grossi, je me suis consolée sur le gras ou le sucré et je suis devenue un petit patapouf. Ensuite, je me suis rétablie, mais j'ai commencé mon nouveau travail, et j'ai perdu la motivation de cuisiner, donc en magasin bio (au moins) j'ai acheté beaucoup de plats préparés ! ET C'EST NUL ! C'est plus cher, c'est moins bon.. Alors je reprends ma motivation, j'achète plus de légumes, je cuisine et mon bidon me dira merci ! 

3. Méditer

Je veux continuer, mais encore plus et encore mieux. Je veux en apprendre beaucoup sur la méditation et je veux la pratiquer beaucoup plus régulièrement. Mon but est qu'à la fin de l'année, j'ai prit un rythme qui me fasse du bien quotidiennement. 

4. Economiser !!!

Problème de cette année, quand j'ai commencé à gagner un peu plus d'argent, je me suis fait plaisir. Parfois juste avec de la nourriture. Mais comme je vais cuisiner et manger mieux, normalement je dépenserai moins et je vais essayer surtout de mettre de côté ! Très important pour moi ! Je serais fière de moi en voyant un petit peu d'argent en plus tous les mois. 

5. Avoir mon diplôme

Je reprends les cours que j'ai à domicile à fond, et je prépare ce diplôme que je compte bien avoir haut la main pour pouvoir continuer à m'occuper de petits bouts toute ma vie. Alors au boulot ! Et plus de relâchement, sauf le dimanche. 

 

J'ai encore plein d'autres projets, comme continuer à ne plus m'acheter de vêtement pendant toute cette année, lire tous les jours et apprendre plein de choses, voir ma famille beaucoup plus souvent, regarder des films passionnants,  frissonner grâce à la musique, toujours rentrer du travail à pied pour avoir au moins 20 minutes de marche rapide par jour, rester positive, enthousiaste, ne pas oublier que j'ai de la chance de marcher, être motivée... Etc, etc.... 

Bon courage pour tenir tes engagements cette année, si tu en as. Si tu as besoin d'être reboosté, pour l'instant je le suis tellement que je peux partager ! 

A très vite. 

08 novembre 2017

Vivre sans papa - Blessure d'abandon

C’est difficile pour moi de m’expliquer sur certains points de ma vie parce que je sens que je ne peux pas tout dire. Je sens qu’il y a certains événements que j’ai vécu qu’il faut que je garde pour moi, que c’est mal de les exposer, que ça pourrait gêner ceux qui lisent ou que ce serait dévoiler l’intimité d’autres personnes, notamment des personnes de ma famille.
Je vais alors essayer de faire passer mon message sans tout dire. En parlant seulement de ce qui ne me dérange pas du tout et de mon ressenti, parce que j’ai besoin de le faire. 

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Quand j’étais un bébé, vers 1 an et demi, mon père, ou du moins celui qui a mit la petite graine dans le ventre de ma maman, parce que je pense pas pouvoir dire que c’est mon père, est devenu fou. Peut-être qu’il était déjà fou avant d’ailleurs, je n’en sais rien, en tout cas on m’a raconté qu’il est devenu violent et buvait beaucoup. Alors ma maman m’a prit dans ses bras, m’a protégé, et nous nous sommes enfuies loin de lui. Je ne l’ai plus jamais vu. 
J’ai donc grandi avec ma maman qui m’a expliqué tout ça très tôt et je n’ai JAMAIS senti de manque. Je n’ai jamais vu le fait de vivre à deux seulement comme un problème, ça me convenait très bien. Elle m’a apprit de belles valeurs, elle m’a apprit à être juste et je n’avais pas besoin de plus. J’avais aussi plusieurs papas dans ma famille, mon papi, mon parrain, mon oncle.. Ils avaient un peu ce rôle parfois, mais j’étais lucide et tout ça me convenait parfaitement. Je n’ai jamais eu aucun mal à dire aux gens : « je ne connais pas mon père. » et je ne sentais pas de douleur face à ça, c’était « très bien comme ça ». 
Mais, devenant une adulte, je comprends que cet événement, quand j’étais bébé, m’a quand même marqué, malgré tout, inconsciemment. J’ai été fragile sur plusieurs sujets dans ma vie, en grandissant, et j’ai compris que c’était lié à ça plus tard. 

J’ai peur de la violence : Oui, petite, adolescente ou adulte, quand une bagarre explosait près de moi, quand j’étais confrontée à la violence, même dans les films, je ne le supportais pas et je ne le supporte toujours pas. Je me mets à pleurer automatiquement. Alors on s’est beaucoup moqué de moi il y a quelques années, quand certains ado riaient d’une petite « baston » entre un copain et quelqu’un qui cherchait les ennuis. C’était pourtant drôle, il n’y avait pas eu beaucoup de dégâts en plus, et moi j’étais là, assise, en train de pleurer, sans pouvoir m’arrêter… Et bien maintenant vous le saurez : j’ai été face à la violence quand j’étais un bébé, et je ne la supporterai jamais. 

Ma relation avec les garçons est compliqué : Mon plus grand rêve quand j’étais enfant et en grandissant, c’était d’avoir un amoureux. Je tombais toujours amoureuse très vite et très fort. Je me souviens que c’est arrivé dès la maternelle. C’était tellement important pour moi que je me souviens de la sensation que j’avais eu quand j’ai eu mon premier amoureux. Et puis en primaire, il y en a eu 3, ou peut-être 4 (un par an sûrement), mais qu’est-ce que je pensais à eux ! Je rêvais de tout faire avec eux, qu’ils soient près de moi, qu’ils me tiennent la main. Et ça n’a jamais changé. J’ai toujours eu besoin de présence masculine près de moi. Et quand je l’avais enfin, je paniquais à l’idée qu’ils me trompent ou qu’ils s’en aillent. Dieu merci, aujourd’hui j’ai trouvé quelqu’un qui m'a écouté, a compris mes blessures, a su m’accompagner et me prouver qu’il ne me lâcherait pas, et j’ai enfin confiance. 

Je ne supporte pas l’abandon : Voilà le point le plus difficile à gérer, depuis toujours, le plus handicapant. En amour, comme je l’ai expliqué juste avant, mais aussi en amitié, je ne supporte pas qu’on me laisse tomber. Je le vis très mal, il me faut énormément de temps pour m’en remettre, et je crois que je n’oublierai jamais tous les « amis » qui n’ont pas été présents ou qui ont décidé de ne plus être mes amis. Peu importe la raison pour laquelle ils sont partis, parfois j'étais d'accord avec eux, parfois je les comprenais, mais je ne pouvais pas accepter leur départ et la séparation. Je sais très bien que ça doit être affreux pour eux, que ce doit être une pression de sentir que notre ami a autant besoin de nous. Mais c’est comme ça, j’ai beau travailler sur moi. Quand des liens d’amitiés se sont rompus, je ne l’ai jamais oublié. Au point même, parfois, de décider d'abadonner, moi, pour moins sentir cette douleur, et de faire subir ce que je ne veux pas sentir... Parce que pour ceux qui sont partis, dans différentes circonstances et de différentes manières (plus ou moins correctes), j’ai encore une forme de rancoeur qui, quand elle réapparait, me faire bien mal au creux du ventre. Je sais que beaucoup d’anciens amis n’ont jamais compris que ce se soit toujours mal terminé et que j’ai montré tant de difficulté et de réticence quand nous commencions à nous séparer. Si ils lisaient ça, ils comprendraient peut-être. L’abandon, c’est sûrement ce qui me fait le plus peur. Et c’est difficile pour moi d’accepter le fait que ce soit lié à mon « père ». Mais c’est le cas, je l’ai compris avec le temps. Je l’ai aussi compris grâce au livre de Lise Bourbeau -Les 5 blessures qui empêchent d’être soi-même-. C’était clair et net, en le lisant j’ai compris que j’avais cette blessure : la blessure d’abandon. Et qu’effectivement, beaucoup de gens partaient autour de moi, et qu’il fallait que je comprenne que c’était parce que je devais guérir cette blessure. 

J’y travaille, j’y travaille… Tous les jours, quand je pense à ceux qui ne font plus partie de ma vie, et que ça me fait mal. Je pense à régler ça, à voir les choses différemment, à guérir cette blessure. Pour l’instant ce n’est pas gagné, même le fait de sentir que des personnes de ma famille ne me donne pratiquement pas de nouvelles, me donne l’impression que je ne compte pas pour eux et ça me tue. Pourtant je me force à croire que c’est faux, que ça n’a rien à voir avec tout ça, que ce n’est pas grave, qu’ils sont toujours là… 

En tout cas voilà où j’en suis dans mon début de vie d’adulte. J’ai compris que le petit bébé que j’étais a subi quelque chose qui l’a marqué bien plus que je le croyais. J’ai compris que je n’étais pas fragile pour rien, que je ne tombais pas amoureuse aussi intensément pour rien, que je n'étais pas si possessive pour rien, il y avait une raison à tout ça. Et maintenant, il ne me reste plus qu’à travailler sur moi-même, pour mieux vivre avec cette blessure. Et je ne remercierai jamais assez la vie d'avoir mit à mes côtés des hommes aussi extraordinaires que mon papi et mon parrain, pour adoucir tout ça, énormément.

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30 septembre 2017

Ouvre-toi au monde

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Je ne te demande pas de devenir quelqu’un de spirituel et de changer du tout au tout. 

Mais concentre toi un instant pour essayer de changer ta façon de penser. 

Pense. 

Vois ce qui t’entoure, mais regarde, ne te contente pas de voir, admire. 

Ecoute la musique plus profondément, écoute les paroles, comprends les.
Pense à tes émotions, qu’est-ce que tu ressens, là maintenant ? Que se passe-t-il dans ton corps ? 

Ouvre les yeux. 

Arrête de voir ce qui t’arrive dans la vie comme une fatalité. Vois ça comme des signes.
A quelle sensation, à quelle idée tout ça t’a amené ?
Et maintenant comment tu peux changer les choses, faire en sorte que tout s’arrange ?
Car tout s’arrange. 

Repense à qui tu étais, à quel enfant tu étais ?
Tu vois comme tu as changé ?
Qu’est-ce que tu as vécu en tout ce temps ? Revois toutes les épreuves que tu as su affronter. 

Regarde comme tu as grandi, évolué.
Continue d’évoluer. 

Parle !
Explique ce que tu as au fond de toi.
Si tu remarques que tu n’as pas tout résolu, depuis même plusieurs années, explique tout. 

Extériorise !

Défoule-toi !
Mets des mots sur tes maux.. 

Tu verras, ça libère et ça permet de passer à l’étape suivante.
Les solutions viendront toutes seules.
Regarde ce que la vie te propose.
La nature t’offrira des signes. 

Regarde la nature. Ecoute là.
Regarde le ciel, est-ce qu’il fait beau ?
Ton humeur n’est-elle pas liée à la couleur du ciel, à la température qu’il fait quand tu ouvres tes fenêtres ? 

Ressens cet air qui frôle tes joues.
Tu as vu tout ce qu’on peut ressentir quand on se concentre sur les choses simples ?

Aime ! 

Pense à ce qui te fait du bien, à ce qui te passionne. 

Tu veux que ta vie soit remplie de choses passionnantes ? Alors imagine.
Mets toi en condition. 

Tu découvriras des possibilités.  

Le temps arrange tout. 

Les épreuves font partie de la vie. Vois les différemment.
Ne les fuis surtout pas. Vis les moments difficiles et surtout ressens-les.
Tu verras comme le temps répare les blessures. Parfois même il les marque à vie.
Parce que tes blessures, tu finiras par les aimer. 

Les blessures t’ont tellement apporté. 

Grâce à elles, tu as changé, tu as muri, tu t’es amélioré. 

Respire, souffle, fermes les yeux. Réfléchis bien, concentre-toi sur tout ce qui est possible. Et reviens dans le présent, intensément.

Maintenant, ne vois-tu pas les choses différemment ? 

Edgär - Two Trees (Official music video)



05 septembre 2017

Je ne m'aime pas... encore

 

J'ai grandi auprès des personnes de ma famille de nature assez stressée, ce qui fait que très jeune, j'ai entendu des mots comme "mon psy", "angoisse" ou "attention !". J'ai donc le souvenir d'avoir toujours été, moi aussi, quelqu'un d'angoissée, et surtout avec énormément de peurs. Par exemple, j'étais tétanisée par les cours de natation à la piscine avec l'école parce que j'étais crispée et tendue dans l'eau et que j'avais peur de me noyer. Je me souviens aussi de mon grand-père qui tenait absolument à m'apprendre à faire du vélo sans les petites roues, et que la première fois où je me suis lancée, ça a marché et je suis tombée au moment où je m'étais arrêtée et je n'ai plus jamais voulu en refaire. 

Jusqu'au collège, j'étais une petite fille très studieuse et j'adorais apprendre et travailler, j'étais toujours la première de la classe. Ensuite j'ai perdu goût à l'apprentissage, préférant les relations d'amitié et rêvant de jolies histoires d'amour avec des garçons dont j'étais tombée "amoureuse". Puis en grandissant, je me suis rendue compte que je n'avais pas beaucoup de culture et que je ne m'intéressais pas à grand chose. J'avais l'impression qu'on nous imposait tellement ce qu'on devait apprendre à l'école que je ne m'intéressais jamais aux choses imposées. Et j'avais vraiment perdu ce goût à l'apprentissage que j'avais en primaire, donc après l'école, le soir, je n'avais envie que d'une chose : me détendre. La seule chose qui m'ait toujours passionnée c'était la musique, j'en écoutais tous les jours, de toutes sortes, et ça n'a jamais changé. 

Le collège a été une étape difficile au niveau émotionnel, j'en ai déjà parlé. Je n'avais pas confiance en moi, j'étais très réservée et timide et en grandissant, pour continuer sur cette lancée, j'ai commencé à faire la plus grosse bêtise de ma vie : me comparer aux autres. J'avais déjà a apprit à faire de mon mieux pour être ce que les autres voulaient que je sois et maintenant, je voulais être le meilleur que je voyais chez les gens qui m'entouraient. Je voulais être belle comme elle, drôle comme lui, généreuse comme ma grand-mère, raisonnable comme mon grand-père... Et je me suis complètement perdue. 

J'ai vécu plusieurs années sans comprendre vraiment qui j'étais, mais sans chercher vraiment à en savoir plus, je me suis fait plusieurs cercles d'amis, je faisais beaucoup la fête, j'avais des réactions surdimmentionnées avec l'alcool parfois, mais je m'en fichais parce que la plupart du temps, je m'amusais et surtout je fuyais mes angoisses, mon stress et cette boule au ventre qui revenait très souvent et que je connaissais depuis toujours. Je m'étais préparée à vivre une ou deux années de fête en arrêtant de réfléchir à des choses trop sérieuses, je voulais profiter, tout en sachant que c'était maintenant seulement, et que quand je serai une adulte et surtout quand j'aurai des enfants, je redeviendrai sérieuse et responsable. C'est ce que j'ai fait une bonne année et j'en suis assez contente. 

Quand j'ai arrêté pour la deuxième fois la fac et qu'il a fallut que je trouve un boulot, j'ai du faire face à des angoisses que j'avais laissée de côté depuis un petit bout de temps, volontairement, et je suis rentrée dans une phase très compliquée. J'y étais, il fallait que je fasse des choix, que je décide ce que je voulais faire, que je sache ce que je pouvais faire, que je comprenne de quoi j'étais capable, et je ne me sentais capable de rien, je me trouvais nulle, inculte, bête et triste.  J'ai compris que je n'aimais pas du tout la personne que j'étais, ce que je faisais. Je n'y arrivais pas, j'étais bloquée. J'ai bien senti qu'autour de moi, personne ne comprenait, parce que c'était pourtant normal et facile d'aller voir quelqu'un pour se vendre en disant qu'on cherche un boulot et qu'on est motivé. Non, pour moi c'était la plus grosse épreuve, parce que comment parler de mes capacités, comme dire à quelqu'un que je valais mieux qu'un autre pour faire un travail alors que je ne savais toujours pas qui j'étais moi-même, et que je ne m'en croyais pas capable. Alors j'ai bien ressentie les jugements de mes proches, ils se disaient que j'étais fainéante, que je ne faisais pas d'effort.. Et pourtant ils ne savaient pas qu'à ce moment précis, j'ai commencé une des plus grosse épreuve de ma vie : trouver et comprendre qui je suis. 

Ce qu'il s'est passé durant cette période, c'est que non seulement je me sentais jugée et incomprise, mais en plus je pense que j'avais moi-même besoin de me retrouver seule, face à moi-même, donc je me suis énormément éloignée de mon entourage et surtout de mes amis. Je leur en voulais aussi, d'avoir choisi de s'arrêter à une idée aussi simpliste qui disait que je n'étais juste pas du tout courageuse. J'avais quand même mon chéri, avec qui j'ai traversé ce moment et qui m'a lui aussi aidé à apprendre beaucoup de moi. 

J'ai donc affronté mes questions, mon stress, ma timidité qui revenait à grand pas, j'ai du m'affronter. J'ai compris que je n'avais jamais accepté mon corps, que je l'avais toujours détesté et qu'une des étapes à passer pour avancer était de commencer à l'aimer. J'ai compris que j'avais envie d'avoir plus de connaissances et d'apprendre plein de choses, en dehors du système scolaire, j'ai commencé à aller de plus en plus au cinéma et à avoir mes préférences, rien qu'à moi. Je me suis beaucoup renseignée sur tous les artistes qui m'inspiraient, me passionnaient et me faisaient du bien, en essayant de connaitre tout ce qu'ils avaient fait : films, chansons, peintures... Grâce à tout ça, je ne savais pas encore qui j'étais mais je savais au moins ce que j'aimais et c'était un grand pas.
J'ai rencontré d'autres personnes, d'une façon différente : virtuelle. Des vidéastes surtout, qui m'ont montré la vie d'une façon différente et qui me correspondaient tellement plus. Ils m'ont fait comprendre que j'avais essayé d'être quelqu'un que les gens aiment et qu'il fallait maintenant que je devienne ce que j'avais envie d'être depuis toujours. J'ai vu plein de jolies choses en moi que je ne connaissais même pas, je me suis concentrée sur mes valeurs et mes principes auxquels je suis très attachée depuis toujours. J'ai vu que j'avais de nombreuses qualités. J'ai appris que ma différence était exceptionnelle et qu'il fallait définitivement que j'arrête de croire que c'était une difficulté. Grâce à ces personnes, j'ai compris qu'on doit s'accepter et apprendre à s'aimer, soi, parce que jusqu'à la fin de notre vie, on devra vivre avec soi, uniquement. 

Alors voilà ce qu'est ma vie depuis environ 1 an, depuis que j'ai "rencontré" ces nouvelles personnes, je fais du mieux que je peux pour me connaître enfin, me comprendre et m'aimer. Et pour ça, il faut surtout ne pas se comparer, ne pas penser aux autres, parce qu'ils veulent toujours qu'on soit comme ils aimeraient, et si on ne veut pas les décevoir, on se force parfois à aller à l'encontre de nos réelles envies. J'ai décidé de ne plus tomber dans ce piège. A présent, si je me sens mal à l'aise avec des personnes qui sont censées être mes amis et que je suis mal dans ma peau, je fais en sorte de me persuader que c'est qu'ils ne me correspondent simplement plus et que personne n'a le droit de me faire croire que je dois changer et que je ne suis pas assez bien. Je travaille à rester moi-même, à devenir celle que je veux être et à m'aimer, enfin... 

J'avais besoin d'écrire à ce sujet pour que toi, qui me lis, comprennes mieux mes démarches, et voit peut-être des évolutions au fur et à mesure. Parce que je vais surement aborder ce sujet assez régulièrement alors il m'était important d'expliquer la situation. J'avais besoin de parler du fait de s'accepter et de s'aimer, parce que c'est la plus grosse épreuve que j'ai dû surmonter jusqu'à maintenant, malgré toutes les expériences de vie difficiles que j'ai pu rencontrer, celle-ci est la plus longue à surmonter. Mais je crois que je peux y arriver. Et j'avais besoin de le partager parce que je sais que je pourrai rencontrer encore d'autres personnes qui se reconnaitront dans ce que je raconte et pourront me comprendre, et que ça fait toujours du bien de sentir qu'on n'est loin d'être seul dans cette situation. 

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Si toi aussi tu te sens, ou tu t'es parfois senti(e) à l'écart et mal dans ta peau, sache que tu dois t'aimer et apprendre à ne plus fonctionner uniquement en pensant aux autres. C'est surement la recette du bonheur. 

 

31 mai 2017

Défauts.. ?

 

Voilà, depuis toujours j'ai des complexes, et d'autres apparaissent avec le temps. J'ai toujours eu du mal à m'accepter, à accepter mon physique, à ne pas écouter les critiques. Je n'aurais pas dit non à devenir quelqu'un d'autre il y a quelques années. Mais aujourd'hui j'ai compris que je n'avais pas le choix, qu'il fallait un jour que je commence à m'aimer parce que je devrais m'accepter jusqu'à la fin de ma vie. J'ai eu l'idée de photographier ce que j'aime et surtout ce que j'aime un peu moins chez moi, pour comprendre que ce n'est pas si laid. 

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Oui, depuis des années je souris très rarement à pleine dent, parce que je les trouve affreuses. C'est difficile pour moi de mettre en ligne ces photos, mais après tout, est-ce que c'est si horrible que je le voyais depuis tout ce temps ? Peut-être pas finalement. Et même si ça ne plaît pas à tout le monde, qu'est-ce que ça peut bien faire ? 

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Bon alors j'ai prit quelques kilos et j'ai beaucoup plus de formes qu'avant. Après mon opération, je suis restée allongée un moment et mon chéri m'a fait manger ce qu'il avait le temps de "préparer", c'est à dire du gras. Je ne sais pas si ce sont des défauts que je déteste. J'ai un peu de mal pour l'instant parce que je ne suis pas habituée, mais en fait, je m'en fiche un peu. J'ai un petit ventre de bébé oui, des hanches féminines et des fesses bien rebondies, et alors ? Je ne dois pas me plaindre, avant j'étais complexée parce que j'étais trop maigre, je ne peux pas être parfaite ! Un petit peu trop ou pas assez ? Je prendrai ce qu'il y a.

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Alors voilà la dernière arrivée sur mon corps. Je n'ai pas pu photographier la partie de cette cicatrice un peu moins "jolie", non pas que je ne le veuille pas, juste parce que c'était un peu compliqué de prendre tout mon genou en photo dans cette position.
Ma deuxième opération du genou m'a laissé une plus grosse trace que la première. Je mets ces photos parce que j'ai déjà entendu des gens dire qu'ils étaient complexés par leur(s) cicatrice(s). Moi j'en suis fière, c'est même sûrement ma plus grande fierté ! Parce que je le dis, j'ai vraiment énormément souffert à cause de ce genou, ça fait 9 ans que ça dure, c'est mon troisième accident qui me bloque pour quelques mois chez moi. Et je suis tellement endurcie grâce à ça. Aujourd'hui, je marche. Même si je boite et même si j'aurai des séquelles et des douleurs toute ma vie, je suis heureuse de marcher. On ne s'en rend jamais compte, mais c'est une chance, je peux même recommencer à danser ! Quel bonheur. 

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Alors, est-ce que ce sont vraiment des défauts ? Ce sont surtout mon visage, mon corps et mon vécu. Autant les accepter et les aimer, ça représente juste mon identité... On est comme en naît et comme on doit être. 

 

 

Posté par Justine_dlh à 11:45 - - Commentaires [3] - Permalien [#]
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